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Samuel BECKETT - Molloy


«Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?»
«Réfléchir, c’est à dire à écouter plus fort.»
«Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps.»

[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy

Molloy, vagabond sale et handicapé, n'a pas de mémoire. Il doit sans cesse s'inventer pour vivre. Moran commence à enquêter sur lui, mais se laisse rapidement piégé en s'identifiant à lui. Il doit arrêter son enquête, c'est un ordre de Youdi, dont on ne sait rien, transmis par Gaber. Un cercle d'existences qui se ferme sur lui-même ou l'impossibilité de vivre selon Beckett...

Samuel Beckett (Foxrock, Dublin, 13 avril 1906 - Paris, 22 décembre 1989) écrivain, poète et dramaturge irlandais d'expression française et anglaise, est prix Nobel de littérature.
S'il est l'auteur de romans, tels que Molloy, et de textes brefs en prose, son nom reste surtout associé au théâtre de l'absurde, dont sa pièce En attendant Godot (1952) est l'une des plus célèbres illustrations. Son œuvre est austère et minimaliste, ce qui est généralement interprété comme l'expression d'un profond pessimisme devant la condition humaine. Opposer ce pessimisme à l'humour omniprésent chez lui n'aurait guère de sens : il faut plutôt les voir comme étant au service l'un de l'autre, pris dans le cadre plus large d'une immense entreprise de dérision.[réf. souhaitée] Avec le temps, il traite ces thèmes dans un style de plus en plus lapidaire, tendant à rendre sa langue de plus en plus concise et sèche. En 1969, il reçoit le prix Nobel de littérature pour « son œuvre, qui à travers un renouvellement des formes du roman et du théâtre, prend toute son élévation dans la destitution de l'homme moderne ».

citations
«On ne peut pas tout avoir, je l’ai souvent remarqué.»
[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy

«Se taire et écouter, pas un être sur cent n’en est capable, ne conçoit même ce que cela signifie.»
[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy

«Elle est si con la lune. Ca doit être son cul qu’elle nous montre toujours.»
[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy

«Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?»
[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy

«Le sommeil est une sorte de protection, si paradoxal que cela puisse paraître.»
[ Samuel Beckett ] - Extrait de Molloy
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«Toutes les choses qu’on ferait volontiers, qu’il n’y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu’on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?»
«Réfléchir, c’est &agrav ...

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Bertold BRECHT - La Résistible Ascension d'Arturo Ui


La Résistible Ascension d'Arturo Ui (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui) est une pièce de théâtre de Bertolt Brecht écrite en 1941. Collaboratrice : Margarete Steffin. On peut la ranger dans la catégorie du théâtre épique. Composée de 17 scènes, elle est une parabole sur la prise de pouvoir d'Hitler et son extension. Elles sont transposées dans le milieu du crime qui s'était développé à l'époque aux États-Unis. La figure principale d'Arturo Ui représente Adolf Hitler, mais il emprunte aussi des traits à Al Capone.
Dans les personnages on reconnaît sans difficulté leurs modèles (Dollfuss, Goebbels, Göring, von Hindenburg, Hitler, van der Lubbe, von Papen, Röhm). De même, Chicago représente l'Allemagne et la ville Cicero symbolise l'Autriche.
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La Résistible Ascension d'Arturo Ui (Der aufhaltsame Aufstieg des Arturo Ui) est une pièce de théâtre de Bertolt Brecht écrite en 1941. Collaboratrice : Margarete Steffin. On peut la ranger dans la cat&eacu ...

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ESCHYLE - Les Perses (theatre) (472 avant J-C)


Devant le palais du roi de Perse, le Conseil et la vieille Reine sont gagnés par l'inquiétude qu'est-il advenu de Xerxès et de son armée, partis soumettre la Grèce en franchissant audacieusement l'Hellespont ? Mais voici un messager, qui s'en vient annoncer l'issue des combats...

Avec Les Perses, Eschyle compose une tragédie unique, et paradoxale : en prise sur l'histoire immédiate, presque sans action, elle se déploie en un somptueux tissu de récits et de plaintes, et la joie du vainqueur y balance subtilement la compassion pour le vaincu.

Cette pièce (Πέρσαι / Pérsai) représentée en 472 fait à l'origine partie d'une tétralogie
Elle relate la bataille de Salamine du point de vue des Perses défaits de Xerxès : la pièce joue donc sur un paradoxe, en relatant une catastrophe ressentie comme triomphe par le public athénien. Il s'agit de la seule tragédie grecque à sujet historique qui ait subsisté.

Eschyle (en grec ancien Αἰσχύλος / Aiskhúlos), né à Éleusis (Attique) vers 526 av. J.-C., mort à Géla (Sicile) en 456 av. J.-C., est le plus ancien des trois grands tragiques grecs. Précédé d'autres tragédiens1, il participe à la naissance du genre grâce à certaines innovations, comme le nombre d'acteurs qu'il porte à deux selon Aristote. Treize fois vainqueur du concours tragique, il est l'auteur d'une centaine de pièces dont sept seulement nous ont été transmises.
Le théâtre d'Eschyle est essentiellement remarqué pour sa force dramatique, la tension, l'angoisse qui habite ses pièces, dont la cohérence se comprend surtout par la progression qui les reliait au sein de trilogies « liées », dont ne subsiste aujourd'hui que l’Orestie. S'il ne développe pas la psychologie des personnages, ses choix lui permettent de mettre en valeur ses conceptions puissantes sur l'équilibre de la cité, le dégoût de l’hybris qui met en danger cet ordre, et le poids de la décision des dieux dans la conduite des affaires humaines, notamment à travers le sort militaire, ou la malédiction familiale (dans le cas de Thèbes et des Atrides notamment).

Sept pièces d'Eschyle seulement nous sont parvenues. Certaines de ses pièces disparues ne sont connues que par leur titre (Iphigénie, Philoctète, Pénélope, Les Mysiens, Les Femmes thraces, Les Salaminiennes), ou parfois par des fragments comme dans le cas de Niobé ou des Myrmidons14. L'existence de certaines autres pièces ne peut être que supposée, par exemple pour le Prométhée délivré et le Prométhée porte-feu qui auraient pu compléter le Prométhée enchaîné dans le cadre d'une trilogie15.
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Devant le palais du roi de Perse, le Conseil et la vieille Reine sont gagnés par l'inquiétude qu'est-il advenu de Xerxès et de son armée, partis soumettre la Grèce en franchissant audacieusement l'Hellespo ...

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Georges FEYDEAU - Le Dindon (theatre)


Lucienne : "Mais enfin, monsieur, pour qui me prenez-vous ? Je suis une honnête femme !"
Pontagnac : "Ah ! tant mieux ! J'adore les honnêtes femmes !…"
Le Dindon (1896), Georges Feydeau, acte I, scène 1

Le Dindon est un vaudeville de Georges Feydeau en trois actes, représenté pour la première fois le 8 février 1896, au Théâtre du Palais-Royal.
Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des caractères dans ses comédies de mœurs en un acte, montrant notamment la médiocrité des existences bourgeoises, qu'il tourne en ridicule : On purge Bébé (1910), Mais n'te promène donc pas toute nue ! (1911).

Très aimé de ses contemporains et des autres auteurs, il est témoin (avec Sarah Bernhardt) au mariage de Sacha Guitry et d'Yvonne Printemps le 10 avril 1919.
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Lucienne : "Mais enfin, monsieur, pour qui me prenez-vous ? Je suis une honnête femme !"
Pontagnac : "Ah ! tant mieux ! J'adore les honnêtes femmes !…"
Le Dindon (1896), Georges Feydeau, acte ...

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Carlo GOLDONI - la Locandiera (theatre)


Dans une auberge de Florence, vers le milieu du xviiie siècle, un marquis et un comte rivalisent de grâces auprès de la maîtresse des lieux dont ils voudraient l’un et l’autre obtenir les faveurs. Mais l’hôtelière, Mirandolina, prête davantage d’attention à un autre de ses clients, un chevalier misogyne et rugueux, plein de morgue à son endroit : pour venger l’affront qu’il fait à son sexe, elle se met en tête de le séduire – afin de le berner. Jouée pour la première fois le 26 décembre 1752, La Locandiera doit beaucoup à la figure centrale de Mirandolina dont la faconde, le charme et le talent de simulation ne font pas oublier la face d’ombre que le chevalier finit par découvrir, tardivement et à ses dépens. Son caractère, ainsi, se cons-truit sous nos yeux, et justifie la remarque de Stendhal qui disait de Goldoni, que ses personnages «tournent» et «vivent».
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Dans une auberge de Florence, vers le milieu du xviiie siècle, un marquis et un comte rivalisent de grâces auprès de la maîtresse des lieux dont ils voudraient l’un et l’autre obtenir les faveurs. Mais ...

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Vaclav HAVEL - audience vernissage petition (theatre)


Sa première pièce, la Fête en plein air (Zahradní slavnost) (1963), présentait d'une remarquable manière la forte régénération des tendances qui prévalaient dans la culture et la société tchèque dans les années 1960 et qui a culminé lors du Printemps de Prague de 1968. Pour lui, son action dans la vie publique et culturelle est un moyen de promouvoir son idéal démocratique.
Václav Havel est d'abord inspiré par le théâtre de l'absurde, puis sa parole dissidente prend le dessus.

Après l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes soviétiques en 1968, qui marque la fin du processus de libéralisation du Printemps de Prague, Václav Havel n'a pas abandonné ses convictions, dont il trouvait inspiration dans les écrits de Jan Patočka et Martin Heideggernote 1,4, comme de nombreux dissidents tchèques de son époque. Il a été président du Cercle des écrivains indépendants, puis membre actif au sein du club des Sans-parti engagés. Son engagement lui coûte une censure de ses pièces (En 1974, il travaille dans une brasserie). Par la suite, Václav Havel commence à être connu par la communauté internationale comme un représentant de l'opposition intellectuelle tchécoslovaque. En tant que citoyen, il proteste contre l'oppression intense qui marque la Normalisation en Tchécoslovaquie.
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Sa première pièce, la Fête en plein air (Zahradní slavnost) (1963), présentait d'une remarquable manière la forte régénération des tendances qui prévalaient dans la cultur ...

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Henrik IBSEN - Peer Gynt (theatre)


Peer Gynt, est un jeune fanfaron d'une vingtaine d'années qui tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et accessoirement par le mensonge. Peer a la chance d'obtenir la promesse de la main de Solveig, jeune fille vertueuse et fidèle, mais, par manque de persévérance, il enlève en pleine fête nuptiale une jeune épouse séduisante Ingrid. Ayant été violée et pour finir abandonnée par Peer, Ingrid déplore son triste sort.
L'histoire peut se résumer ainsi : un anti-héros, prétentieux et aventureux, part défier le vaste monde et rate tout ce qu'il entreprend avant de découvrir, seulement à la fin, la vérité de la solitude de son unique individu.

Peer Gynt (prononciation : [ˈpeːr ˈɡʏnt]) est un drame poétique devenu pièce de théâtre de l'auteur norvégien Henrik Ibsen sur une musique du compositeur Edvard Grieg. Elle est jouée pour la première fois au théâtre national de Christiania le 24 février 1876 et reçoit un accueil triomphal auquel la scénographie vivante et surtout la musique époustouflante concourent.

La pièce est une farce satirique douce-amère proposant une quête de l'identité indéfinissable, remplie d'humour sous des dehors graves et débordante de charges satiriques.
ibsen - peer gynt (edit IPTC) (E)
Peer Gynt, est un jeune fanfaron d'une vingtaine d'années qui tente de fuir la réalité pour la pure vie idéale et accessoirement par le mensonge. Peer a la chance d'obtenir la promesse de la main de Solveig, jeun ...

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Eugene IONESCO - Le Rhinoceros (theatre)


Des rhinocéros en liberté provoquent l'étonnement et choquent les personnages. Le patron de l'épicerie jette un cri de fureur en voyant la ménagère partir avec son chat écrasé « Nous ne pouvons pas nous permettre que nos chats soient écrasés par des rhinocéros ou par n'importe quoi ! ». Comme à la montée de chaque mouvement politique extrême et totalitariste, les gens sont effrayés.
Les habitants commencent à se transformer en rhinocéros et à suivre la rhinocérite. C'est « une histoire à dormir debout ! »,
Au dernier acte, tout le monde devient rhinocéros. Bérenger est le seul à réagir et décide de ne pas capituler : « Je suis le dernier homme, je le resterai jusqu'au bout ! Je ne capitule pas ! »

Pièce emblématique du théâtre de l'absurde au même titre que La Cantatrice chauve, la pièce dépeint une épidémie imaginaire de « rhinocérite », maladie qui effraie tous les habitants d'une ville et les transforme bientôt tous en rhinocéros.
Cette pièce est généralement interprétée comme une métaphore de la montée des totalitarismes à l'aube de la Seconde Guerre mondiale et aborde les thèmes de la conformité et de la résistance.

Rhinocéros d'Eugène Ionesco est une pièce de théâtre en quatre tableaux pour trois actes (le deuxième est divisé en deux tableaux), en prose, créée dans une traduction allemande au Schauspielhaus (de) de Düsseldorf le 6 novembre 1959, publiée en français à Paris chez Gallimard la même année puis créée dans sa version française à Paris à l'Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault et des décors de Jacques Noël.
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Des rhinocéros en liberté provoquent l'étonnement et choquent les personnages. Le patron de l'épicerie jette un cri de fureur en voyant la ménagère partir avec son chat écrasé « ...

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Alfred JARRY - Ubu roi (theatre)


"La liberté, c'est de n'arriver jamais à l'heure. "

Le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne, et il prend le pouvoir ; il fait tuer les nobles et ceux qui l’ont aidé à faire son coup d’État. Père Ubu est tout au long de l’œuvre mené en bateau par sa femme, qui va lui voler son argent, l’obligeant à la fin de la pièce à fuir le pays avec ses généraux.

Le personnage d'Ubu est inspiré de monsieur Hébert, professeur de physique au lycée de Rennes où Alfred Jarry a étudié. Il représentait pour ses élèves l'incarnation même du grotesque. Les aventures du « père Hébert », comme il était surnommé, faisaient l'objet de farces écrites par les lycéens, qui multipliaient les déclinaisons portant à l'andouille. Tous les doubles sens sémantiques devenaient possibles.

Ubu roi est une pièce de théâtre d'Alfred Jarry appartenant au cycle d'Ubu, publiée le 25 avril 1896 dans Le livre d'Art (revue de Paul Fort) et représentée pour la première fois le 10 décembre 1896. Il s'agit de la première pièce du cycle d’Ubu. Son nom pourrait être inspiré de celui de la tragédie de Sophocle, Œdipe Roi [réf. nécessaire].

Cette pièce est considérée comme précurseur du mouvement surréaliste et du théâtre de l'absurde. Jarry y mêle provocation, absurde, satire, parodie et humour gras.
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"La liberté, c'est de n'arriver jamais à l'heure. "

Le père Ubu assassine le roi Venceslas de Pologne, et il prend le pouvoir ; il fait tuer les nobles et ceux qui l’ont aidé à fa ...

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Pierre de MARIVAUX - Le Jeu de l'amour et du hasard (theatre)


Mademoiselle Silvia, fille de Monsieur Orgon, attend un prétendant, Dorante, bien qu'elle ne soit pas disposée à se marier, surtout à un jeune homme qu'elle ne connaît pas et qui a été choisi par son père. Elle change de costume et de rôle avec Lisette, sa femme de chambre, afin de pouvoir étudier plus à son aise le caractère de ce prétendant sans se compromettre. Or il se trouve que le fiancé, qui n’a lui-même aucune envie de se marier à n'importe qui, a eu la même idée de changer de costume et de rôle avec son domestique, Arlequin. Il se présente donc chez Monsieur Orgon sous l’apparence d’un serviteur nommé « Bourguignon », tandis que son valet, Arlequin, se fait, quant à lui, passer pour Dorante. Seuls informés du travestissement des jeunes gens, Monsieur Orgon et son fils Mario décident de laisser ses chances au « jeu de l’amour et du hasard », se promettant de s’amuser de la situation.

Le Jeu de l’amour et du hasard est une comédie en trois actes et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le 23 janvier 1730 par les comédiens italiens à l’hôtel de Bourgogne.
Tout en respectant les codes de bienséance de l’époque – les nobles finiront ensemble, et les « petites gens » de leur côté – Marivaux retourne, dans cette comédie au dialogue étincelant, l’ordre établi, trouble les préjugés et inverse les rapports maîtres-valets. Cette situation engendre complications et quiproquos, et ce sont finalement les femmes, avec les serviteurs, qui se sortent le mieux de cette situation. Ainsi, Lisette est la première à comprendre ce qui se passe, puis elle l’avoue tardivement à Arlequin. Bien après, Silvia se rend à son tour compte de la situation, mais sa fierté l’empêche de l’avouer tout de suite à Dorante. Après quelques problèmes, ce dernier, passablement déconcerté, parvient finalement à vaincre l’orgueil de Silvia.
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Mademoiselle Silvia, fille de Monsieur Orgon, attend un prétendant, Dorante, bien qu'elle ne soit pas disposée à se marier, surtout à un jeune homme qu'elle ne connaît pas et qui a été choisi ...

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MOLIERE - Tartuffe ou l’Imposteur


« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. »
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
et cela fait venir de coupables pensées.
(Tartuffe, acte III, scène II, vers 860-862)

Tartuffe, un hypocrite et un faux dévot, réussit à manipuler Orgon, l’archétype du personnage de cour, en singeant la dévotion et en devenant son directeur de conscience.
En écrivant cette pièce, Molière s’attaque à un bastion très influent : les dévots. Parmi eux se trouvent des hommes religieux corrects, sincères et innocents mais aussi des hommes sans aucune morale d'esprit et qui profitent de ce rôle sans pitié. C’est cette seconde catégorie que Molière tente de critiquer.

La pièce est ancrée dans la réalité historique avec l’allusion à la Fronde, qui a déchiré la France une quinzaine d’années auparavant. Le roi y apparaît plein de mansuétude et de sagesse.

la pièce reste révolutionnaire par sa mise en cause d’une religion qui deviendrait dictatoriale. Elle est, avec Dom Juan, une des pièces qui ont soulevé le plus de polémiques et d’oppositions.

Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie en cinq actes et en vers (1962 alexandrins) est représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664.
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« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. »
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
et cela fait venir de coupables pensées.
(Tartuffe, acte III, scène II, vers 860-862)

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Luigi PIRANDELLO - Six personnages en quete d'auteur (theatre)


Sur le plateau d’une scène de théâtre, le chef machiniste installe le décor de la pièce que la troupe de théâtre est sur le point de répéter. Le régisseur annonce alors l’arrivée du Directeur chef de troupe pour la répétition.
Pendant que ce dernier règle des détails avec les acteurs concernant leur pièce, six personnages font leur arrivée : il s’agit d’une famille entière, comprenant la mère, le père, la belle-fille, le fils, l’adolescent et la fillette (ces deux derniers rôles sont muets), à la recherche d’un auteur pour écrire leur pièce. Ce sont six personnages cachant en eux un drame sous une apparence tranquille.
Ils interpellent le Directeur afin qu’il prenne en charge leur drame, mais sont insatisfaits de l’interprétation des acteurs dans leur personnage. Ils affirment que ce n’est pas comme ça qu’ils l’ont vécu, que ce n’est pas de la fiction mais leur réalité. Par contre, les acteurs ne peuvent être vrais puisqu’au fond ce ne l’est pas : c’est du théâtre, ce n’est qu’une imitation. Par conséquent, les personnages et les acteurs se querellent à propos de ce qui est réalité et fiction et de la véracité de leur jeu.
Les personnages finissent par jouer eux-mêmes leurs scènes devant la troupe, si bien qu’avec le temps, on croit que ce n’est plus fiction et que le drame est réel, ce qui trouble plusieurs acteurs et personnages. À la fin, l’adolescent et la fillette meurent, et tous croient que c’est ou bien de la fiction, ou bien la réalité des personnages. Au fond, plus personne ne détient LA vérité. Tout devient chaos. Les acteurs partent et le Directeur reste seul sur scène le temps de ramasser ses choses en disant que tout cela lui avait fait perdre une journée entière de répétition. À sa sortie, on voit en ombre sur la toile du fond les silhouettes des six personnages.
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Sur le plateau d’une scène de théâtre, le chef machiniste installe le décor de la pièce que la troupe de théâtre est sur le point de répéter. Le régisseur annonce alo ...

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Jean RACINE - Andromaque (theatre)


Après la guerre de Troie, au cours de laquelle Achille a tué Hector, la femme de ce dernier, Andromaque, est réduite à l'état de prisonnière avec son fils Astyanax par Pyrrhus, fils d’Achille. Pyrrhus tombe amoureux d'elle alors qu'il doit en principe épouser Hermione, la fille du roi de Sparte Ménélas et d'Hélène.

Andromaque, jouée pour la première fois en 1667. est le premier chef-d'oeuvre de Jean Racine. La pureté du langage, la force lumineuse du caractère d'Andromaque, son saisissant contraste avec l'obscurité d'Hermione font de cette tragédie un jalon essentiel vers ce qui, dix ans plus tard, deviendra la "grande" pièce de Racine : Phèdre
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Après la guerre de Troie, au cours de laquelle Achille a tué Hector, la femme de ce dernier, Andromaque, est réduite à l'état de prisonnière avec son fils Astyanax par Pyrrhus, fils d’Achille. ...

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Jean RACINE - Phedre (theatre)


« Ses yeux, qui vainement voulaient vous éviter,
Déjà pleins de langueur ne pouvaient vous quitter.
Le nom d'amant peut-être offense son courage.
Mais il en a les yeux, s'il n'en a le langage. »
Ismène à propos d'Hippolyte (II, 1, v. 411-414)

le héros est poursuivi par la déesse de l'amour, Aphrodite, qui dès les premiers vers clame sa fureur d'être délaissée par le jeune homme au profit d'Artémis. Dans Phèdre, Vénus s'acharne contre la famille de la reine dont l'ancêtre, le Soleil, avait révélé les amours coupables de la déesse et de Mars. La fatalité prend ainsi la forme de cette haine implacable attachée à toute la descendance du Soleil.

L’œuvre de Racine s’inscrit dans le registre tragique par le caractère de Phèdre à inspirer terreur mais aussi pitié, accablée par le poids de l’hérédité qui la condamne.

Tout dans Phèdre a été célébré : la construction tragique, la profondeur des personnages, la richesse de la versification et l’interprétation du rôle-titre par la Champmeslé. Contrairement à Euripide dans Hippolyte porte-couronne, Racine fait mourir Phèdre à la fin de la pièce, sur scène : elle a donc eu le temps d’apprendre la mort d’Hippolyte. Le personnage de Phèdre est l’un des plus remarquables des tragédies de Racine. Elle est à la fois coupable du malheur des autres et victime de ses pulsions.
Certains vers sont devenus des classiques. On a tellement célébré la musicalité de l’alexandrin « la fille de Minos et de Pasiphaé » que certains s’en sont moqués. Racine ne fait pourtant jamais de la poésie pour la seule beauté des sons. La généalogie de Phèdre est pleine de sens : elle a hérité de sa mère l’intensité de ses désirs et craint après sa mort le jugement de son père, qui est juge aux Enfers.
Par la suite, Phèdre est devenue peu à peu l’une des pièces les plus célèbres de Racine. Si elle n’est pas autant étudiée au lycée que Britannicus ou Andromaque, c’est l’une des tragédies du xviie siècle les plus souvent représentées sur la scène.


Phèdre est la dernière tragédie profane de Racine avant un long silence de douze ans au cours duquel il se consacrera au service du roi et à la religion. Une nouvelle fois, il choisit un sujet déjà traité par les poètes tragiques grecs et romains.
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« Ses yeux, qui vainement voulaient vous éviter,
Déjà pleins de langueur ne pouvaient vous quitter.
Le nom d'amant peut-être offense son courage.
Mais il en a les yeux, s'il n'en a le langage. ...

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Edmond ROSTAND - Cyrano de Bergerac - la tirade du nez (theatre)


Vous...vous avez un nez.... heu.... un nez... très grand.
Cyrano: - C'est tout ?...
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme.
En variant le ton, -par exemple, tenez :

Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez Il faudrait sur-le-champ que je l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse : Pour boire, faites-vous fabriquer un Hanape !"
Descriptif : "C'est un roc!... C'est un pic!... C'est un cap!... Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule!"
Curieux : "De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ?"
Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux Que paternellement vous vous préoccupâtes De tendre ce perchoir à leurs petites pattes?"
Truculent : "Ca, monsieur, lorsque vous pétunez, La vapeur du tabac vous sort-elle du nez Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?"
Prévenant : "Gardez-vous, votre tête entraînée Par ce poids, de tomber en avant sur le sol !"
Tendre : "Faites-lui faire un petit parasol De peur que sa couleur au soleil ne se fane !"
Pédant : "L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane Appelle Hippocampéléphantocamélos Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !"
Cavalier : "Quoi, l'ami, ce croc est à la mode? Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode !"
Emphatique : "Aucun vent ne peut, nez magistral, T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !"
Dramatique : "C'est la mer Rouge quand il saigne !"
Admiratif : "Pour un parfumeur, qu'elle enseigne !"
Lyrique : "Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?"
Naïf : "Ce monument, quand le visite-t-on ?"
Respectueux : "Souffrez, monsieur, qu'on vous salue, C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue !"
Campagnard : "Hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain ! c'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !"
Militaire : "Pointez contre cavalerie !"
Pratique : "Voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !"
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot:
"Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître !"

- Voila ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettre
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
rostand (edit IPTC) (E)
Vous...vous avez un nez.... heu.... un nez... très grand.
Cyrano: - C'est tout ?...
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme.
En variant le ton, -par ...

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SOPHOCLE - Oedipe roi (theatre)


"C’est le temps seul qui révèle l’homme juste ; un seul jour dévoile le perfide."

Cruauté du sort qui amène Œdipe à commettre à son insu l'acte criminel prédit par l'oracle ! Averti par Delphes qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, il fuit les lieux de son enfance, espérant ainsi préserver Polype et Mérope, ses parents présumés... Que ne lui a-t-on dit, hélas, qu'il était le fils de Laïos ! Ignorant du drame ancien, aveuglé parle hasard, Œdipe court à sa perte. Il tue un voyageur qui lui barre la route, libère Thèbes de la Sphinge, épouse la reine de la cité, occupe le trône royal et... accomplit son terrible destin.
C'est cet épisode qu'évoquent les psychanalystes quand ils parlent de « complexe d'Œdipe » bien que la pertinence du rapprochement soit problématique1.

Œdipe roi (en grec ancien Οἰδίπoυς τύραννoς / Oidípous Týrannos, en latin Œdipus Rex) est une tragédie grecque de Sophocle, entre 430 et 415 avant J.-C.
sophocle - oedipe roi (edit IPTC) (E)
"C’est le temps seul qui révèle l’homme juste ; un seul jour dévoile le perfide."

Cruauté du sort qui amène Œdipe à commettre à son insu l'acte criminel ...

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Anton TCHEKOV - Les trois soeurs (theatre)


La famille Prozorov, composée de trois sœurs, Macha, Olga et Irina et leur frère Andreï, partagent une demeure provinciale, dans la campagne profonde de Russie.
La vie des Prozorov s'avère dominée par l'ennui et n'est rythmée que par les visites d'officiers venus de la garnison voisine, et devenus peu à peu comme des membres de cette famille atteinte du mal de vivre. Un rêve habite cependant les trois sœurs : retourner à Moscou

Entre conversations absurdes et grands débats philosophiques, entre mariages ratés et désespoirs amoureux, Tchekhov aborde dans Les Trois Sœurs les thèmes du temps qui passe et détruit les rêves, de l'importance du travail et de l'autonomie, de l'ennui et de l'amour.

Le style de Tchékhov n'a cessé de s'étoffer au cours de sa carrière d'écrivain. Ses oeuvres, dénuées de toute théâtralité, frappent par leur sobriété et leur force suggestive. Des personnages comme les trois soeurs nous émeuvent par leur nostalgie d'un passé révolu, qui les rend incapables de s'intégrer dans le présent.

Les Trois Sœurs (Три сестры) est une pièce de Tchekhov. Écrite durant l'année 1900, cette œuvre tirerait son inspiration, selon certains, de la situation des trois sœurs Brontë, mais plus vraisemblablement des sœurs Ottilia, Margarita et Evelina Zimmermann, rencontrées par Tchékhov à Perm, lorsqu'il s'y arrêta en route vers l'île de Sakhaline, en 1890. Elle fut créée le 31 janvier 1901 au Théâtre d'art de Moscou.
tchekov - les trois soeurs (edit IPTC) (E)
La famille Prozorov, composée de trois sœurs, Macha, Olga et Irina et leur frère Andreï, partagent une demeure provinciale, dans la campagne profonde de Russie.
La vie des Prozorov s'avère dominée ...