![]() | Vasco de Gama contourne l'Afrique en bateau et ouvre la route des indes en atteignant CalicutVasco da Gama est traditionnellement considéré comme le premier Européen à arriver aux Indes par voie maritime en contournant le cap de Bonne-Espérance, en 1498. Souffrant de la double concurrence de ses contemporains illustres Fernand de Magellan et Christophe Colomb, sa vie a longtemps fait l'objet d'une relative méconnaissance et laissé place à un mythe tissé de son vivant, comme celui d'être le premier Européen à atteindre les Indes par voie maritime alors que des explorateurs comme Pêro da Covilhã l'ont précédé par voie terrestre et que les marchands vénitiens commerçaient avec ce pays depuis des décennies. Vasco da Gama est traditionnellement considéré comme le premier Européen à arriver aux Indes par voie maritime en contournant le cap de Bonne-Espérance, en 1498. Souffrant de la double concurrence de s ... |
![]() | Amerigo Vespucci donne son nom aux nouvelles terres découvertes par Christophe ColmbAmerigo Vespucci (ou Americo Vespucci)1, né le 9 mars 14542 à Florence, dans la république du même nom et mort le 22 février 1512 à Séville en Castille, est un navigateur florentin qui travailla au service du Royaume de Portugal et de la Couronne de Castille. Il est considéré comme le premier européen à comprendre que les terres découvertes par Christophe Colomb faisaient partie d'un nouveau continent ; c'est pour cette raison que le cartographe Martin Waldseemüller, dans son planisphère de 1507 utilisa le nom d'« America » en son honneur comme appellation pour le Nouveau Monde. L'histoire souvent fantaisiste et contradictoire de ses voyages l'indique comme une des figures les plus controversées de l'ère des Grandes découvertes. Amerigo Vespucci (ou Americo Vespucci)1, né le 9 mars 14542 à Florence, dans la république du même nom et mort le 22 février 1512 à Séville en Castille, est un navigateur florentin qui travail ... |
![]() | Sacre de François Ier à ReimsFrançois Ier (1494 - 1547), dit le père et restaurateur des Lettres, le roi chevalier, le roi guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez, est sacré roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathédrale de Reims, et règne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, il appartient à la branche de Valois-Angoulême de la dynastie capétienne. François Ier est considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française. Son règne permet un développement important des arts et des lettres en France. Sur le plan militaire et politique, le règne de François Ier est ponctué de guerres et d’importants faits diplomatiques. Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intérêts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre toujours désireux de se positionner en allié de l’un ou l’autre camp. François Ier enregistre succès et défaites mais ne permet pas à son ennemi impérial de concrétiser ses rêves, dont la réalisation toucherait l’intégrité du royaume. Les efforts des deux souverains catholiques pour se combattre l’un l’autre ont de lourdes conséquences pour l’Occident chrétien en limitant la répression de la Réforme naissante. Au plan intérieur, son règne coïncide avec l'accélération de la diffusion des idées de la Réforme. La mise en place de la monarchie absolue et les besoins financiers liés à la guerre et au développement des arts induisent la nécessité de contrôler et optimiser la gestion de l'état et du territoire. François Ier introduit une série de réformes touchant à l'administration du pouvoir et en particulier à l'amélioration du rendement de l'impôt, réformes mises en œuvre et poursuivies sous le règne de son successeur Henri II. François Ier (1494 - 1547), dit le père et restaurateur des Lettres, le roi chevalier, le roi guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez, est sacré roi de France le 25 janvier 151 ... |
![]() | Magellan franchit le detroit qui portera son nom entre l'Atlantique et le PacifiqueLe détroit de Magellan est un passage maritime situé au sud de l'Amérique entre le continent au nord et la Terre de feu et le cap Horn au sud. Le détroit est le plus grand et le plus important passage naturel entre les océans Atlantique et Pacifique. Ferdinand Magellan devint le premier Européen à naviguer le détroit en 1520 dans son objectif de rejoindre les Moluques par l'ouest. La traversée du détroit eut lieu du 21 octobre au 27 novembre[1]. Antonio Pigafetta décrit la découverte du Pacifique dans la relation qu'il fit de ce voyage : « Tantôt après, nous envoyâmes un bateau bien fourni de gens et de vivres pour découvrir le cap de l'autre mer. Lesquels demeurèrent, à y aller et venir, trois jours, et nous dirent qu'ils avaient trouvé le cap, et la mer grande et large. Dont le capitaine-général, de joie qu'il eut, commença à pleurer et donna à ce cap le nom de cap de Désir, comme une chose bien désirée et de longtemps requise. » Le détroit de Magellan est un passage maritime situé au sud de l'Amérique entre le continent au nord et la Terre de feu et le cap Horn au sud. Le détroit est le plus grand et le plus important passage naturel ent ... |
![]() | Perou, Bolivie, Equateur: apogée de l'Empire IncaTawantin Suyu ou Tahuantinsuyo est le nom donné par les Incas à leur empire dans les 3 transcriptions couramment admises. La devise de l'empire était: "ama sua, ama quella, ama llulla" signifiant "ne pas voler, ne pas paresser, ne pas mentir". Le Wiphala ou Huipala, drapeau arc-en-ciel à sept bandes est considéré comme étant le symbole de l'empire Inca ; il est aujourd'hui utilisé comme symbole d'identification nationale et culturelle par les peuples andins d'origine indigène. Un réseau de routes, le Qhapaq Ñan (la "route du seigneur"), partait de Cusco et traversait tout l'empire. Il comprenait près de 40 000 km de voie. Tout son long se trouvait des villages hôteliers (les tambos ou tanpu en quechua) où les voyageurs pouvaient se reposer, se nourrir, etc. À la fin de l'empire ce système de capacñans et de tambos se revélèra être un piège mortel pour l'empire, puisqu'ils furent utilisés par les espagnols comme relais dans leur conquête du pays. Tawantin Suyu ou Tahuantinsuyo est le nom donné par les Incas à leur empire dans les 3 transcriptions couramment admises. La devise de l'empire était: "ama sua, ama quella, ama llulla" signifiant "ne pas ... |
![]() | Atahualpa, le dernier empereur inca est condamné à mort et étranglé. La résistance inca est désorganiséeAtahualpa (14971, 1500 ou 15022 - 1533) est le dernier empereur de l'empire inca indépendant. D'abord implanté dans la partie nord du royaume, une région dont les principales villes sont à l'époque Quito et Tomebamba, il s'empare du trône impérial de Cuzco après sa victoire lors de la guerre fratricide qui l'oppose à son demi-frère Huascar pour le pouvoir après la mort de leur père Huayna Capac. Sa victoire coïncide toutefois avec l'arrivée au Pérou des conquistadors espagnols menés par Francisco Pizarro, par lesquels il est capturé en 1532 lors de la bataille de Cajamarca, puis exécuté en 1533. les Espagnols, ayant pris la mesure de la puissance du prince en son royaume, commencent à penser que cet homme qui a tant de prestige et d'autorité sur son peuple finira tôt ou tard par reprendre le dessus sur eux. Les Espagnols les plus radicaux proposent d'exécuter le prince et de placer un empereur fantoche à sa place, lequel sera plus manipulable. Pizarro, à contrecœur, doit condamner Atahualpa qu'il a appris à estimer. Le prince est donc condamné à être brûlé sur un bûcher. Les Espagnols l'estimant le supplient de se convertir, auquel cas il sera garrotté et non brûlé ; Atahualpa accepte. L'exécution a lieu dans sa cellule le 29 août 1533. L'empire inca est anéanti. Atahualpa (14971, 1500 ou 15022 - 1533) est le dernier empereur de l'empire inca indépendant. D'abord implanté dans la partie nord du royaume, une région dont les principales villes sont à l'époque Quito e ... |
![]() | Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du roi de FranceJacques Cartier, est un navigateur et explorateur malouin. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe du Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à décrire et nommer ces eaux, leurs rives et leurs habitants, et le territoire visité qu'il nomme Canada. Jacques Cartier, est un navigateur et explorateur malouin. Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe du Saint-Laurent sur les représentations du globe, Cartier, par ses Relations, est le premier Européen à d&e ... |
![]() | Anne Boleyn et son frère, Lord Rochford, sont déclarés coupables d'adultère et d'inceste par la Haute Cour d'AngleterreAnne Boleyn (vers 15001 – 19 mai 1536) est la deuxième épouse du roi Henri VIII d'Angleterre et reine consort de 1533 à 1536. Elle est la mère de la reine Élisabeth Ire. Son mariage avec Henri VIII est à l'origine du changement politique et religieux complexe, et souvent tragique, qu'a été la réforme anglaise. Accusée d'adultère, d'inceste et de haute trahison, elle est exécutée par décapitation. Il est maintenant généralement admis qu'elle était innocente de ces accusations. Anne Boleyn a été célébrée plus tard comme martyre dans la culture protestante, particulièrement dans l'œuvre de John Foxe. Anne Boleyn (vers 15001 – 19 mai 1536) est la deuxième épouse du roi Henri VIII d'Angleterre et reine consort de 1533 à 1536. Elle est la mère de la reine Élisabeth Ire. Son mariage avec Henri VIII e ... |
![]() | Calvin publie à Bâle son Institution de la religion chrétienne, socle de la doctrine reforméeAprès des études de droit, Calvin rompit avec l'église catholique romaine vers 1530. Du fait des persécutions contre les protestants en France, Calvin se réfugia à Bâle, en Suisse, où il publia la première édition de son œuvre maîtresse, l'Institution de la religion chrétienne en 1536. La même année, il fut recruté par Guillaume Farel pour aider à la réforme de l'église à Genève. Le conseil municipal résista à l'application des idées de Calvin et de Farel et les deux hommes furent expulsés. À l'invitation de Martin Bucer, Calvin se rendit à Strasbourg où il séjourna entre 1538 et 1541, devenant pasteur d'une église de réfugiés français et wallons. Il continua de soutenir le mouvement réformateur à Genève et fut finalement invité à revenir dans la cité genevoise en 1541. Après son retour, Calvin introduisit une nouvelle liturgie et des idées politiques novatrices malgré l'opposition de plusieurs puissantes familles de la ville qui tentèrent de s'opposer à son autorité, en particulier au moment du procès de Michel Servet. L'arrivée de réfugiés favorables à Calvin et de nouvelles élections lui permirent néanmoins d'évincer ses opposants du conseil municipal. Calvin passa les dernières années de sa vie à promouvoir la Réforme à Genève et dans toute l'Europe. Après des études de droit, Calvin rompit avec l'église catholique romaine vers 1530. Du fait des persécutions contre les protestants en France, Calvin se réfugia à Bâle, en Suisse, où i ... |
![]() | Édit de Nantes: le roi Henri IV accorde aux Protestants la liberté de culte: fin de la guerre de religionL’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué en avril 1598 par le roi de France Henri IV. Cet édit accordait notamment des droits de culte, des droits civils et des droits politiques aux protestants1 dans certaines parties du royaume et leur concédait, dans des annexes appelées « brevets », un certain nombre de places de sûreté (environ 150) et une indemnité annuelle à verser par les finances royales. La promulgation de cet édit mettait fin aux guerres de religion qui avaient ravagé le royaume de France au xvie siècle. La première version de l'édit, effectivement signée et scellée à Nantes, est perdue et n'est plus connue que par une copie conservée à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève. C'est donc la seconde version, toujours datée d'avril 1598 quoique probablement rédigée plus tard, qui constitue le texte authentique et qui fut adressée aux parlements pour enregistrement. L'édit de Nantes sera révoqué par Louis XIV en octobre 1685 dans un nouvel édit, l'édit de Fontainebleau. L’édit de Nantes est un édit de tolérance promulgué en avril 1598 par le roi de France Henri IV. Cet édit accordait notamment des droits de culte, des droits civils et des droits politiques aux prote ... |
![]() | les Français commencent à s'implanter en Acadie (Canada)L'histoire de l'Acadie française débute officiellement en 1604 lorsque le Français Pierre Dugua de Mons fonde la colonie, à l'île Sainte-Croix ; la colonie est déplacée à Port-Royal, dû aux conditions hostiles. L'arrivée des Européens change complètement le mode de vie des Amérindiens alors qu'un certains métissage a lieu avec les Acadiens, en plus d'une influence culturelle réciproque. L'Acadie soufre dès sa fondation de sa position stratégique entre le Canada et la Nouvelle-Angleterre. En plus des guerres civiles entre seigneurs, les attaques britanniques culminent par la conquête en 1710, officialisée par le traité d'Utrecht en 1713. L'Acadie anglaise est le nom donné à la période suivante. L'histoire de l'Acadie française débute officiellement en 1604 lorsque le Français Pierre Dugua de Mons fonde la colonie, à l'île Sainte-Croix ; la colonie est déplacée à Port-Royal, d& ... |
![]() | L'explorateur Henry Hudson découvre l'ile de Manhattan et donne son nom à la Hudson riverHenry Hudson (probablement né le 12 septembre 1565 à Londres et mort en 1611) est un explorateur anglais. Il a donné son nom au fleuve Hudson dans l'état de New York, ainsi qu'au Détroit d'Hudson et à la Baie d'Hudson au Canada. Il traversa l'Atlantique vers l'ouest,a la recherche d'un passage vers l'est, pour atteindre finalement Terre-Neuve en juillet. Ils passèrent les quatre mois suivants à explorer la côte est Nord-Américaine, dont Staten Island, Manhattan, le Maine et le Cap Cod. Ils furent les premiers Européens à décrire ce littoral (bien que Giovanni da Verrazano y soit déjà venu en 1524). Arrivé à l'île de Manhattan le 11 septembre, le capitaine remonta le fleuve Hudson, qui porte son nom. Les États généraux revendiquèrent ultérieurement ce territoire comme la Nouvelle-Néerlande et y établirent la colonie de La Nouvelle-Amsterdam. On pense que c'est Hudson, lui-même qui donna le nom de Staten Island («Staaten Eyslandt» en néerlandais), en honneur des États généraux. Henry Hudson (probablement né le 12 septembre 1565 à Londres et mort en 1611) est un explorateur anglais. Il a donné son nom au fleuve Hudson dans l'état de New York, ainsi qu'au Détroit d'Hudson et &agrav ... |
![]() | Richelieu fonde l'Academie FrancaiseL’Académie française, fondée en 1634 et officialisée le 29 janvier 1635, sous le règne de Louis XIII par le cardinal de Richelieu, est une institution française dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l'Institut de France lors de la création de celui-ci le 25 octobre 1795, elle est la première de ses cinq académies. La mission qui lui est assignée dès l’origine, et qui sera précisée le 29 janvier 1635 par lettres patentes de Louis XIII, est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire : la première édition du Dictionnaire de l'Académie française est publiée en 1694 et la neuvième est en cours d'élaboration. L’Académie française, fondée en 1634 et officialisée le 29 janvier 1635, sous le règne de Louis XIII par le cardinal de Richelieu, est une institution française dont la fonction est de normali ... |
![]() | le Japon des Shoguns se ferme à toute influence extérieureLe terme shogun, du japonais shōgun, que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares », devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto du Japon (dictateur militaire), alors même que l'empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions). Le titre de Seii Taishogun fut par la suite abandonné lors de la constitution au xixe siècle du kazoku, c'est-à-dire de la noblesse japonaise. Le terme shogun, du japonais shōgun, que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares », devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto ... |
![]() | Bataille de Rocroi, la France bat l'Espagne. Cette bataille marque le début de la suprématie militaire française en EuropeCette bataille a des effets géopolitiques certains. Le fantassin espagnol régnait sur les champs de bataille européens, il y est supplanté par la cavalerie française. À la suite de cette bataille, l’Espagne et le Saint Empire germanique vont perdre petit à petit de leur puissance. La France, quant à elle, renforce sa position dans la région, au moment même où s'entame une succession difficile à sa tête. Une défaite pour la France aurait eu des conséquences hasardeuses pour la régente Anne d'Autriche et pour le petit roi Louis XIV, qui n'a que 4 ans. Cette bataille a des effets géopolitiques certains. Le fantassin espagnol régnait sur les champs de bataille européens, il y est supplanté par la cavalerie française. À la suite de cette batail ... |
![]() | Pays-Bas: Guillaume II d'Orange accede au pouvoirc'est le jeune stathouder Guillaume d'Orange qui va mener une véritable révolution, connue sous le nom de Guerre de Quatre-vingts ans de 1568 à 1648, conduisant les Provinces-Unies à l'indépendance. Dès lors, les Pays-Bas vont entrer dans la période du « Gouden Eeuw », Siècle d'Or caractérisé par la prospérité économique et culturelle ainsi que par la fierté des Hollandais défiant les monarchies voisines (France et Angleterre notamment). Au xvie siècle, le Portugal et l'Espagne deviennent, grâce au colonialisme, les premières puissances européennes et des puissances mondiales. Dès 1580, les Néerlandais lanceront des raids sur le Brésil, et s'empareront du Nordeste de 1630 à 1661, ce qui leur permettra d'acquérir d'immense plantations de canne à sucre. Les Hollandais et les Zélandais sont de redoutables corsaires et arriveront maintes fois à détourner des marchandises de navires d´autres nations européennes. En 1608, les Néerlandais forment des sociétés par actions (dont la Compagnie des Indes orientales et la Compagnie des Indes occidentales) qui se lancent dans le commerce des épices avec l'Insulinde et l'Inde mais aussi dans la traite négrière. Les Bataves s'empareront des comptoirs portugais en Angola, sur tout le pourtour de l'Afrique et dans l'océan Indien. C'est au Siècle d'Or que s'expriment tous les talents : dans le domaine maritime, les Provinces-Unies sont pionnières en matière de technologies. Le sextant (inventé au xviie siècle par un pasteur calviniste d'Amsterdam), le yacht (abusivement prononcé à l'anglaise) ainsi que de nombreux termes de marine (foc, etc.) sont autant de témoignages de la créativité des Provinces-Unies au Siècle d'Or. De plus, les Hollandais sont les seuls au xviie siècle à maîtriser l'armement de navires de manière aussi rapide, ce qui fait d'eux des ennemis redoutables en plus de marins expérimentés (amiraux Tromp et de Ruyter notamment). Les Provinces-Unies deviennent également le siège des artistes : Rembrandt de Leyde, Vermeer de Delft et Frans Hals de Haarlem qui vont s'imposer comme les grands maîtres de l'école hollandaise du xviie siècle, Pieter de Hooch, Jan van Goyen, Van Ostade, Willem Claeszoon Heda (natures mortes), les Van de Velde père et fils (scène de batailles marines), Gerrit Berckheyde (vues de villes), Pieter Saenredam (intérieurs d'églises), Jan Steen (scènes d'intérieur), Van Ruysdael (paysages), Meindert Hobbema, les peintres de l'école caravagesque d'Utrecht… c'est le jeune stathouder Guillaume d'Orange qui va mener une véritable révolution, connue sous le nom de Guerre de Quatre-vingts ans de 1568 à 1648, conduisant les Provinces-Unies à l'indépendance. D&egra ... |
![]() | Cromwell prend le pouvoir en Angleterre et instaure une républiqueOliver Cromwell (Huntingdon, 25 avril 1599 – Londres, 3 septembre 1658) est un militaire et homme politique anglais, resté dans les mémoires pour avoir pris part à l'établissement d'un Commonwealth républicain en Angleterre, puis pour en être devenu le Lord Protecteur. Il est également l'un des commandants de la New Model Army, ou Nouvelle Armée idéale, vainqueur des royalistes lors de la Première Révolution anglaise. Après la mise à mort du roi Charles Ier en 1649, il se hisse à un rôle de premier plan au sein de l'éphémère Commonwealth d'Angleterre, conquérant l'Irlande et l'Écosse, et règne en tant que Lord Protecteur de 1653 jusqu'à sa mort, causée par la malaria, en 1658. Oliver Cromwell (Huntingdon, 25 avril 1599 – Londres, 3 septembre 1658) est un militaire et homme politique anglais, resté dans les mémoires pour avoir pris part à l'établissement d'un Commonwealth ré ... |
![]() | Défaite de Jacques II (James II) d'Angleterre à La Boyne, le 12 juillet. L'Irlande est livrée aux AnglaisLa bataille de la Boyne se déroule en 1690 entre deux rivaux aux trônes d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, le catholique Jacques II d'Angleterre et le protestant Guillaume III ou Guillaume d'Orange qui a déposé Jacques lors de la Glorieuse Révolution en 1688. La bataille remportée par Guillaume III est le tournant de la Rébellion jacobite qui est la tentative infructueuse de Jacques II de reconquérir le trône. Cette défaite met fin aux espoirs de Jacques II de reconquérir le trône. Il doit s'exiler définitivement en France. Les espoirs de la population irlandaise catholique de s'émanciper de la tutelle anglaise s'éteignent également. Les soldats de Jacques II s'exilent avec lui, pour la plupart en France, mais aussi en Espagne, quelques-uns vont offrir leurs services de mercenaires dans d'autres pays européens. En France, ils furent assez nombreux pour constituer des régiments irlandais au service du roi et constituer la Brigade irlandaise. Ces soldats exilés étaient particulièrement valeureux, car ils défendaient une cause perdue. On les avait surnommés les Wild geese (Oies sauvages en français). La bataille de la Boyne est une victoire décisive à l'avantage des Irlandais protestants qui en ont fait une célébration symbolique. De nos jours, en Irlande du Nord, les Orangistes commémorent encore le souvenir de la victoire par des défilés. Ces marches orangistes, qui passent par les quartiers catholiques, sont considérés comme des provocations par les catholiques. Ces défilés alimentent les rivalités ancestrales qui sont la cause profonde des conflits permanents du xxe siècle entre Irlandais du nord. La bataille de la Boyne se déroule en 1690 entre deux rivaux aux trônes d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, le catholique Jacques II d'Angleterre et le protestant Guillaume III ou Guillaume d'Orange qu ... |
![]() | le maréchal de Villeroy bombarde Bruxelles pour le compte de Louis XIVLe bombardement de la ville de Bruxelles par les troupes françaises du roi Louis XIV, les 13, 14 et 15 août 1695, et l’incendie qui en a résulté, est la catastrophe la plus destructrice que la ville ait eu à subir au cours de son histoire. La reconstruction du centre de la ville, effectuée durant les années suivantes, a profondément modifié son aspect et laissé de nombreuses traces visibles de nos jours. l’armée française des Flandres a été confiée au maréchal de Villeroy, piètre stratège, mais proche du roi. Ce dernier, irrité de la tournure que prennent les évènements, exige de Villeroy, qui piétine dans les Flandres, une action d’éclat lui enjoignant de détruire Bruges ou Gand. Villeroy, désireux de plaire au roi et d’effacer ses échecs, parvient à le convaincre de ce que « (…) bombarder Bruxelles aurait plus d’effet et permettrait d’attirer l’ennemi en un lieu où l’on puisse le combattre avec plus d’avantage qu’en approchant de Namur (…) ». Dans l’Europe entière, la destruction de Bruxelles suscite l’indignation. L’événement représente une rupture avec les conventions tacites qui régissent les guerres jusqu’à cette époque. Un tel bombardement de terreur, prenant pour cible une population civile étrangère au conflit et destiné à impressionner les armées ennemies, est inédit. Les bombardements servent à abattre les défenses dans le but de prendre une ville plus ou moins intacte, ou encore de détruire les infrastructures guerrières ou les ports. Comment admettre qu’aucune capitale n’est plus à l’abri des bombes lancées par dessus les remparts dans le seul but de détruire, le refus de Villeroy d’attendre ni la réponse du gouverneur de la ville ni la tentative du prince-électeur auprès du roi d’Angleterre d’obtenir la cessation des attaques contre les côtes françaises qui visent les ports et non les cités ? Les ministres des nations coalisées se réunissent à La Haye et jurent de venger Bruxelles. Le pape Innocent XII, en recevant la liste des nombreux dommages subis par les églises et institutions religieuses, qui occupent près d’un cinquième de la villenote 8, s’écrie « Cette guerre me fait gémir ». En plus des protestations officielles, de nombreux pamphlets anonymes circulent, parmi ceux-ci une attaque incendiaire contre la France dont la barbarie menace toute l’Europe10 ou des écrits plus humoristiques ou cyniques, comme cette lettre de félicitation du diable aux Français dans laquelle il leur dit sa joie et son admiration et assure qu’il les accueillera plus tard chez lui avec plaisir11, ou cette autre signée par Manneken-pis en personne, qui se moque de la rage de Louis XIV et se plaint que ce bombardement lui ait enlevé l’envie de pisser : « ...si je voyais brancher Villeroy à quelque arbre, j’en rirais tant que j’en pisserais de nouveau »12. Inutile d’un point de vue militaire, puisque n’ayant pas servi à détourner les troupes alliées de la citadelle de Namur, laquelle se rendra le 5 septembre après que l’armée de Villeroy a été stoppée dans la plaine, le bombardement de Bruxelles contribuera à faire pâlir en Europe l’étoile du Roi Soleil. Napoléon Ier jugera, un siècle plus tard, cette action « aussi barbare qu’inutile ». Le bombardement de la ville de Bruxelles par les troupes françaises du roi Louis XIV, les 13, 14 et 15 août 1695, et l’incendie qui en a résulté, est la catastrophe la plus destructrice que la ville ait eu & ... |
![]() | Les protestants de Cévennes prennent les armes ; c'est le début de la révolte des Camisards qui sera maîtrisée en 1705La guerre des Cévennes ou guerre des Camisards est un soulèvement de paysans protestants dans les Cévennes et Bas-Languedoc sous le règne de Louis XIV. Le soulèvement a pour origine la révocation de l'édit de Nantes en 1685 qui provoqua les premiers troubles qui durèrent jusqu'en 1711. Mais les combats furent particulièrement nombreux de septembre 1702 à avril 1704. Les Camisards étaient des protestants français (huguenots) de la région des Cévennes, en France, qui ont mené une insurrection contre les persécutions qui ont suivi la Révocation de l'Édit de Nantes en 1685. De 1685 à 1700, le petit peuple protestant est lentement passé de la résignation à la révolte, et tous ses pasteurs ayant été exécutés ou mis en fuite, il se retrouve sans leaders. La place des pasteurs est alors prise par des "inspirés", prophètes sans formation qui appellent parfois ouvertement à la révolte violente. La Guerre des Cévennes éclate en 1702, avec les affrontements de plus en plus importants jusqu'en 1704, puis une lutte moindre jusqu'en 1710 avant une paix définitive en 1715. Il est établi qu'après la Guerre des Cévennes les autorités furent soucieuses d'éviter de rallumer une telle guerre et modérèrent la répression anti-religieuse. De nombreux anciens camisards revenus à une vision plus pacifique des choses contribuèrent à partir de 1715 au rétablissement progressif d'un protestantisme toujours illégal et clandestin mais désormais bien organisé sous la conduite d'Antoine Court et de pasteurs itinérants revenus dans le pays8. La guerre des Cévennes ou guerre des Camisards est un soulèvement de paysans protestants dans les Cévennes et Bas-Languedoc sous le règne de Louis XIV. Le soulèvement a pour origine la révocation de ... |
![]() | Pierre Ier le Grand prend le titre de Tsar (empereur) de toutes les RussiesPierre Ier, plus connu sous le nom de Pierre le Grand, né le 9 juin (30 mai) 1672 à Moscou et est mort le 8 février (28 janvier) 1725 à Saint-Pétersbourg est tsar de Russie dès 1682 et devient le premier empereur de l'Empire russe de 1721 à sa mort en 1725. Il a profondément réformé son pays et a mené une politique expansionniste qui a transformé la Russie en puissance européenne. Pierre Ier, plus connu sous le nom de Pierre le Grand, né le 9 juin (30 mai) 1672 à Moscou et est mort le 8 février (28 janvier) 1725 à Saint-Pétersbourg est tsar de Russie dès 1682 et devient le pr ... |
![]() | Jean-Jacques Rousseau s'établit en France à Annecy puis ChamberyJean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 (à 66 ans) à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois francophone. La vie de Jean-Jacques Rousseau est une vie d'indépendance et d'instabilité. Il quitte d'abord Genève à seize ans pour la Savoie, où il reçoit un complément d'éducation et une initiation à l'amour par Mme de Warens avant de gagner Paris en 1742, pensant faire carrière dans la musique. Il mène alors une existence difficile, cherchant divers protecteurs et vivant avec Thérèse Levasseur, qui lui donnera cinq enfants, tous confiés à l'Assistance publique. Dans le même temps, il rencontre Diderot et écrit des articles sur la musique pour l'Encyclopédie. Son œuvre participe à l'esprit des Lumières par son rejet des régimes autocratiques, mais il s'en distingue notamment quant à l'idée que le siècle serait un heureux siècle de fer et de progrès Rousseau entre dans l'histoire des idées avec ses brefs essais : Discours sur les sciences et les arts (1750) et Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), en opposant l'état de nature qui faisait le bonheur de l'humanité, à l'état social, source des insatisfactions générales. Ayant pris le contrepied de la philosophie de Hobbes, il sait néanmoins un retour à l'origine impossible et il poursuit une réflexion sur le fonctionnement d'une société démocratique basée sur le Contrat social (1762) dans lequel le peuple souverain organise la vie collective. l'influence de Jean-Jacques Rousseau est majeure aussi bien dans le domaine de la philosophie politique en nourrissant la réflexion sur la démocratie que dans le domaine de la littérature, et, au-delà, dans les comportements, avec la place nouvelle faite à la sensibilité, qui s'épanouira au début du siècle suivant avec le romantisme. Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 (à 66 ans) à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois francophone. La vie de Jean-Jacques ... |
![]() | Toulouse: Exécution de Jean CalasPendant les guerres de religion, l'exode des huguenots est massif et renforcé par la révocation de l'édit de Nantes qui en voit près de 200 000 fuir vers les pays protestants d'Europe. La révocation interdit pourtant sévèrement toute émigration. Ceux qui se résolvent à rester sont soumis à des lois sévères mais peu appliquées lorsqu'ils observent une extrême discrétion. C'est dans ce contexte que la ville de Toulouse compte en 1761 environ 50 000 catholiques et 200 calvinistes. L'intolérance envers les protestants se ravive à cette période à cause de la crise économique et de la Guerre de Sept Ans qui voit la France, alliée de l'Autriche et de la Russie, affronter des puissances protestantes (Prusse, Grande-Bretagne). Jean Calas, marchand d'étoffe et sa famille habitent au no 16 de la rue des Filatiers (aujourd'hui no 50), à Toulouse. Le 13 octobre 1761, son fils aîné, Marc-Antoine, est retrouvé étranglé dans la maison familiale. Le corps est découvert à 22 h après le souper, qui réunissait à l'étage le père et la mère Calas, les deux fils Marc-Antoine et Pierre et un invité de passage, Gaubert Lavaisse. Ses parents évoquent le crime d'un inconnu. Immédiatement appelés sur les lieux, les médecins constatent que la cravate de Marc-Antoine masque les marques d'une double strangulation. Meurtre ou suicide par pendaison ? Toujours est-il que les Calas, l'invité Gaubert et la servante Jeanne Viguière, bonne catholique, sont accusés du meurtre. L'attitude de la famille est, en effet, suspecte, car celle-ci reconnaît, après trois jours d'interrogatoire à l’hôtel de ville, avoir détaché Marc-Antoine pour camoufler le suicide et éviter ainsi à ce dernier qu'il ne subisse le traitement alors infligé aux suicidés, « être traîné sur la claie » tirée par un cheval (cadavre traîné face contre terre à travers la ville ou la campagne sous les lazzis de la population, puis jeté aux ordures). Mais les Calas, de confession protestante, sauf l'un des fils, Louis, converti au catholicisme et affilié à la Confrérie de pénitents blancs, continuent à pratiquer leur foi. Convaincu par des rumeurs de voisinage alléguant la volonté de Marc-Antoine de choisir réellement la religion catholique et accusant son père de l'avoir assassiné afin qu'il ne se convertisse pas, le capitoul (c'est-à-dire l'officier municipal de Toulouse) David de Beaudrigue exige un complément d'enquête. Face au manque de preuves pour établir la culpabilité de Jean Calas, le procureur du roi Charles Laganne publie le 17 octobre 1761 un monitoire à fin de révélations. Dans ce contexte d'appel aux témoins, on aurait admis les ouï-dire comme quarts de preuves et les ragots comme huitièmes de preuves. Selon certains auteurs, les juges, faute de mieux, additionnent les signes, adminicules (indices légers) et présomptions, privilégiant la preuve conjecturale à la preuve testimoniale. Pour l'historien de la justice, Benoît Garnot, par contre, il s'agit là d'une caricature de la justice d'Ancien Régime : Jean Calas, sa femme et son fils Pierre sont interrogés à plusieurs reprises2,7. Le 18 novembre 1761, après délibération, le tribunal des capitouls les condamne à la préparatoire ordinaire et extraordinaire mais la famille Calas interjette appel de cette sentence. Par le verdict en appel du parlement de Toulouse le 10 mars 1762, Jean Calas est condamné « à être rompu vif, à être exposé deux heures sur une roue, après quoi il sera étranglé et jeté sur un bûcher pour y être brûlé ». Par une indulgence de dernière minute, le juge lui a accordé un retentum, clause prévoyant son étranglement après deux heures d'exposition sur la roue afin d'abréger le supplice. Il subit au préalable la question ordinaire et extraordinaire (« pour tirer de lui l'aveu de son crime, complices et circonstances »), une longue séance de torture, mais n'avoue rien. Il clame son innocence. Roué vif Place Saint-Georges, Jean Calas est étranglé puis brûlé deux heures plus tard. Condamné au bannissement à perpétuité, Pierre, un autre fils de Jean Calas, s'exile dans la ville calviniste de Genève, où il rencontre Voltaire, qui a déjà été informé de l'affaire par le riche négociant marseillais Dominique Audibert. Le philosophe croit d'abord l'accusation fondée, et rédige, dans un premier temps, une lettre incendiaire sur Jean Calas. Mais, convaincu par Pierre de son innocence, il forme par la suite un groupe de pression avec ses amis, et utilise son ironie corrosive pour que justice soit faite. Afin d'obtenir la révision du procès, Voltaire publie, en 1763, l'ouvrage Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas, tandis que la famille obtient un entretien à Versailles auprès de Louis XV. Après deux ans d'instruction, le Conseil du roi casse l'arrêt du Parlement de Toulouse le 4 juin 1764 pour vice de procédure et renvoie l'affaire devant le tribunal des Requêtes pour qu'il soit statué au fond. Le 9 mars 1765, celui-ci rend, en dernier ressort, un arrêt réhabilitant la mémoire de Jean Calas, et acquittant tous les autres accusés. Le Parlement de Toulouse refusera toujours de revenir sur son jugement, et tiendra cet arrêt de réhabilitation pour nul et non avenu. Le capitoul est destitué le 25 février 1765 et se suicide peu après. Le procès de Calas a été inséré dans les causes célèbres. Il a fourni à Marie-Joseph Chénier, à Jean-Louis Laya et à Auguste-Jacques Lemierre d'Argy le sujet de drames populaires. Athanase Coquerel a publié en 1858 Jean Calas et sa famille. Pendant les guerres de religion, l'exode des huguenots est massif et renforcé par la révocation de l'édit de Nantes qui en voit près de 200 000 fuir vers les pays protestants d'Europe. La révocation interd ... |
![]() | Boston tea Party: 1ere insurrection des colons americains contre l'AngleterreDepuis 1765, la Grande-Bretagne pouvait taxer ses treize colonies américaines. Cette décision était très mal perçue par les habitants des colonies, car ils n'étaient pas représentés au parlement de Westminster et entendaient faire respecter le principe selon lequel un territoire non représenté ne pouvait pas être taxé (no taxation without representation). L'un des protestataires était John Hancock et en 1768, sa petite corvette, Liberty, fut saisie et il fut accusé de contrebande. Il fut alors défendu par John Adams (qui deviendra plus tard le 2e président des États-Unis) et l'affaire fut classée sans suite. Le royaume britannique était alors confronté à de lourds problèmes de trésorerie et le roi George III décida d'augmenter fortement les taxes commerciales à l'encontre des colonies. Le thé, l'un des produits dont la taxe était la plus exorbitante, était devenu un point de discorde symbolique entre la métropole et ses colonies. Hancock organisa un boycott du thé de Chine vendu par la Compagnie anglaise des Indes orientales dont les ventes dans les colonies passèrent de 145 000 kg (320 000 livres) à 240 kg (520 livres). À partir de 1773, la Compagnie avait d'importantes dettes et d'énormes stocks de thé, mais peu de possibilités de les écouler à cause de la contrebande qui échappait aux taxes. Le gouvernement britannique fit alors passer le Tea Act qui autorisait la Compagnie à vendre du thé aux colonies sans payer les taxes, cette mesure lui permettant de vendre son thé moins cher que les autres importateurs et autres contrebandiers. Elle provoqua la ruine des marchands indépendants et la colère des colons anglais d'Amérique. À New York, des affiches de The Alarm sont placardées critiquer la Compagnie britannique des Indes Orientales et ainsi militer en faveur des libertés commerciales américaines. John Dickinson appelle au boycott de la Compagnie, les marins qui tentèrent de débarquer le thé sont passés au supplice du goudron et des plumes. Au total, six navires chargés de thé arrivèrent dans les ports des colonies: un à New York, un à Philadelphie, un à Charleston, et les trois autres à Boston. Les colons empêchèrent les cargaisons d'être débarquées, et les bateaux durent repartir vers l'Angleterre avec tout leur thé, sauf les navires ancrés à Boston. Le gouverneur Thomas Hutchinson interdit aux bateaux de repartir avant d'avoir déchargé leur cargaison. Le 16 décembre 1773, soixante bostoniens nommés Les Fils de la Liberté grimpèrent à bord des trois navires (le Dartmouth, le Eleanor et le Beaver) costumés en Amérindiens de la tribu des Mohawks car ces derniers suscitaient la terreur à cette époque. Silencieusement, entre 18 et 19 heures ils ouvrirent les tonneaux et jetèrent 342 caisses de thé par dessus bord. Rien ne fut volé, ou détruit intentionnellement, hormis les 45 tonnes (90 000 livres) de thé, d'une valeur de 10 000 £. Depuis 1765, la Grande-Bretagne pouvait taxer ses treize colonies américaines. Cette décision était très mal perçue par les habitants des colonies, car ils n'étaient pas représentés au ... |
![]() | Benjamin Franklin est nommé 1er ambassadeur des Etats-Unis à ParisBenjamin Franklin (17 janvier 1706 à Boston – 17 avril 1790 à Philadelphie) est un imprimeur, éditeur, écrivain, naturaliste, inventeur et homme politique américain. Il participe à la rédaction de la déclaration d'indépendance des États-Unis, dont il est un des signataires, ce qui fait de lui l'un des Pères fondateurs des États-Unis. Pendant la Révolution américaine, il négocie en France en tant que diplomate non seulement le traité d'alliance avec les Français, mais aussi le traité de Paris. Délégué de la Convention de Philadelphie, il participe à l'élaboration de la Constitution des États-Unis. La vie de Benjamin Franklin est en grande partie caractérisée par la volonté d'aider la communauté. La fondation des premiers sapeurs-pompiers volontaires à Philadelphie, la première bibliothèque de prêt des États-Unis et l'invention du poêle à bois à combustion contrôlée illustrent son ambition d'améliorer la qualité de vie et l'accès à l'éducation de ses concitoyens. Avec l'invention du paratonnerre, il parvient à écarter le danger que représentait jusqu'à présent ce phénomène naturel. Fils d'un marchand de suif et de chandelles, Benjamin Franklin mène une carrière d'imprimeur, avant de se retirer du milieu des affaires à l'âge de 42 ans pour entrer en politique. Son ascension sociale - rapportée à travers les nombreuses éditions de son autobiographie - restera longtemps un exemple de réussite par le travail et la discipline. Benjamin Franklin (17 janvier 1706 à Boston – 17 avril 1790 à Philadelphie) est un imprimeur, éditeur, écrivain, naturaliste, inventeur et homme politique américain. Il participe à la ... |
![]() | 1ers vols en montgolfiereSi l'on excepte le prétendu vol de Furvin Kriakutnoi effectué en 1731, il est généralement admis que la montgolfière a été inventée par les frères Montgolfier, Joseph-Michel et Jacques-Étienne, en 1782. Mais en fait ils furent précédés par les démonstrations du prêtre brésilien Bartolomeu Lourenço de Gusmão, qui a fait voler des petits ballons à air chaud en août 1709, au Portugal (lien à établir entre la lanterne céleste chinoise qui fut utilisée depuis le iiie siècle av. J.-C. et l'expérience du prêtre). Le premier vol officiel de leur ballon à air chaud a été fait place des Cordeliers à Annonay le 4 juin 1783. Le 19 septembre de la même année, un coq, un mouton et un canard firent l'expérience du premier vol habité à Versailles devant le roi Louis XVI, leur ballon s'est envolé jusqu'à 480 mètres. Le 19 octobre à la Folie Titon, aujourd'hui située rue de Montreuil à Paris, à l'époque encore bourg de Saint-Antoine, le premier vol humain eut lieu, effectué par Jean-Baptiste Réveillon, Jean-François Pilâtre de Rozier et Giroud de Villette. Le ballon est alors captif, c'est-à-dire relié au sol par un cordage (plus tard un câble métallique). Le 21 novembre 1783, Jean-François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes firent un second vol, qui fut commémoré plus officiellement comme étant le premier. Jean-François Pilâtre de Rozier perdit la vie quelque temps plus tard lorsque sa rozière, aérostat hybride constitué d'un ballon à gaz enfermé dans une enveloppe de montgolfière (la chaleur du foyer dilate le gaz et évite ainsi l'emport de lest), prit feu et chuta. La montgolfière est un aérostat dont la sustentation est assurée par de l'air chauffé contenu par une enveloppe. La différence de masse volumique avec l'air environnant, plus froid, crée une poussée assurant la sustentation (poussée d'Archimède). Le maintien en température de l'air de l'enveloppe nécessite l'emport d'un carburant et d'un brûleur. Si l'on excepte le prétendu vol de Furvin Kriakutnoi effectué en 1731, il est généralement admis que la montgolfière a été inventée par les frères Montgolfier, Joseph-Michel et ... |
![]() | France: Ouverture des États généraux à VersaillesLes États généraux furent convoqués par le roi de France et de Navarre, Louis XVI, le 24 janvier 17891. Ils se composèrent de près de 1 200 députés élus, dans les pays d'élections, selon le règlement général du 24 janvier 1789 et les deux tableaux y annexés, et, dans les pays d'états, selon des règlements particuliers5. À la suite du doublement du Tiers état, décidé le 17 décembre 1788, et du refus de la noblesse de Bretagne de s'y rendre, les députés du Tiers état y étaient majoritaires. Ils s'ouvrirent, à Versailles, le 5 mai 1789, par une séance solennelle organisée par le grand maître des cérémonies de France, Henri-Évrard, marquis de Dreux-Brézé, dans une salle provisoire à colonnes qui avait été érigée, dans l'urgence, par l'architecte Pierre-Adrien Pâris, derrière l'hôtel des Menus-Plaisirs de l'avenue de Paris. La veille, le 4 mai, les députés déjà présents à Versailles avaient participé à une procession dite du Saint-Sacrement, qui partit de l'église Notre-Dame et les conduisit à l'église Saint-Louis. Du 6 mai au 27 juin, les états généraux siégèrent, par ordre : les députés du clergé dans la chambre du clergé, ceux de la noblesse dans la chambre de la noblesse et deux du tiers état dans une troisième chambre qui prit le nom de Communes. Le 27 juin, après l'échec de la séance royale du 23 juin, Louis XVI enjoignit aux chambres des députés des deux premiers ordres — le clergé et la noblesse — de rejoindre celle du tiers état. Depuis le 17 juin, celle-ci s'était constituée en Assemblée nationale. Les députés du tiers état avaient été rejoints, le 22 juin par 149 députés du clergé, le surlendemain, par deux autres députés du clergé, le 25 juin, par neuf autres et quarante neuf députés de la noblesse et, le lendemain, par trois députés du clergé. À la suite du Serment du Jeu de paume du 20 juin, l'Assemblée nationale devint constituante, fonction qu'elle exerça à compter du 9 juillet et que Louis XVI lui reconnut, le 5 octobre, en acceptant tant la Déclaration des droits et l'homme et du citoyen que les Articles de constitution qu'elle avait décrétés. Les États généraux de 1789 sont les premiers états généraux du royaume depuis ceux de 1614. Ce sont aussi les derniers de l'Ancien Régime. Cette assemblée des trois ordres (clergé, noblesse et Tiers état) est convoquée par le roi pour débattre des problèmes du pays. L'aristocratie conservatrice, mais qui souhaite en finir avec la monarchie absolue imposée par Louis XIV et incarnée par Louis XVI, et reprendre ainsi ses pouvoirs d'autrefois. Le haut-clergé sous nette influence aristocratique et qui profite du système fiscal en place, désire majoritairement le maintien du statu quo. Aux états généraux, la noblesse est représentée par 270 députés. Le clergé est représenté par 291 députés. Le Tiers état, enfin, est représenté par 578 députés. Le vote devant avoir lieu par ordre, le clergé et la noblesse sont majoritaires avec 2 voix contre 1, et toute décision a des chances de leur être favorable. Mais il existe déjà dans ces deux « États », d'ardents réformateurs qui ne sauraient tarder à devenir encore beaucoup plus engagés (cependant, à cette époque personne ne parle encore de révolution). Le clergé et la noblesse ne forment pas des ordres totalement homogènes ; il faut noter la présence du bas-clergé, traditionnellement favorable au monde paysan, ainsi que l'existence d'une petite noblesse rurale – par exemple en Bretagne[réf. nécessaire] –, dont les perspectives sont bien différentes de celles de la Cour. Les États généraux furent convoqués par le roi de France et de Navarre, Louis XVI, le 24 janvier 17891. Ils se composèrent de près de 1 200 députés élus, dans les pays ... |