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A BOUT PORTANT, Fred Cavayé 2010, Gilles Lellouche, Roschdy Zem (thriller)@


Dans le métro parisien, Samuel, un aide-soignant, est témoin d'une course-poursuite, qui se termine par un violent accident. Il ranime l'un des deux hommes impliqués dans la bagarre. A son retour chez lui, Samuel est violemment assommé, et sa femme Nadia, enceinte, est enlevée. A son réveil, un coup de fil apprend à Samuel que s'il veut revoir Nadia vivante, il doit à tout prix faire sortir l'homme qu'il a ranimé de l'hôpital dans lequel il est désormais placé. Mais l'individu, un dénommé Sartet, qui était activement recherché par la police, a été placé sous surveillance policière. Samuel va devoir faire vite, très vite...

TELERAMA
Un homme tout ce qu'il y a de commun trouve des ressources extraordinaires pour sauver la femme qu'il aime. C'était le schéma narratif de Pour elle, l'honorable premier film de Fred Cavayé. C'est aussi la ligne directrice d'A bout portant, où un infirmier sympa comme tout fait évader un dangereux criminel de son hôpital et affronte les vilains méchants qui ont eu la lâcheté d'enlever sa chérie enceinte de huit mois trois quarts.


Qu'il saute dans le vide ou coure dans le métro, c'est peu dire que Gilles Lellouche mouille le maillot. Mais à quoi bon… Le petit charme de série B de Pour elle a disparu de ce thriller survitaminé, où la mise en scène épileptique ne parvient pas à faire oublier les énormes invraisemblances du scénario, ni les sourcils froncés d'un Gérard Lanvin plus caricatural que jamais. On sauvera juste la composition « melvillienne » de Roschdy Zem en supertruand aussi mutique qu'efficace.
A BOUT PORTANT, Fred Cavayé 2010, Gilles Lellouche, Roschdy Zem (thriller)@ (edit IPTC) (E)
Dans le métro parisien, Samuel, un aide-soignant, est témoin d'une course-poursuite, qui se termine par un violent accident. Il ranime l'un des deux hommes impliqués dans la bagarre. A son retour chez lui, Samuel est vi ...

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AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller)


Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonce pour lui comme une nouvelle vie : il doit non seulement prendre les commandes de la société de feu son père, mais encore épouser la belle Sam Lockwood. Mis en confiance par sa fiancée, Clay accepte l'opération. Un éminent spécialiste mènera l'intervention. Mais alors que l'anesthésie s'est déroulée normalement, Clay revient à lui. Paralysé, il ne parvient pas à communiquer avec le chirurgien. Avec effroi, il découvre qu'un odieux complot est en train de se jouer...
AWAKE, Joby Harold 2007, Hayden Christensen, Jessica Alba (thriller) (edit IPTC) (E)
Souffrant d'une grave maladie cardiaque, Clay Beresford doit être opéré au plus vite. Pour ce jeune héritier d'une riche famille new-yorkaise, c'est un risque à prendre à la veille de ce qui s'annonc ...

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BANDIDAS, Joachim Rønning et Espen Sandberg 2004, Salma Hayek, Penélope Cruz (western)@


Au 19e siècle, au Mexique, deux femmes issues de milieux différents joignent leurs efforts contre un financier impitoyable qui vole les terres des paysans sans défense pour y construire un chemin de fer. Un détective mandaté de New York afin d'arrêter les justicières se laisse au contraire gagner à leur cause.

TELERAMA
Salma et Pénélope braquent des banques dans le Mexique du XIXe. Passez votre chemin, étrangers.
Dans les années 70, Bardot et Claudia Cardinale étaient ridicules dans Les Pétroleuses, western frenchy où elles jouaient les Calamity Jane d’une mauvaise BD. Grâce à Luc Besson et Ariel Zeitoun, Penélope Cruz et Salma Hayek les égalent sans peine. Mexique, 1880. Nos deux mignonnes braquent des banques pour débarrasser le pays du joug américain. Entre deux hold-up, elles parlent, l’une à son cheval, l’autre à un chien… Le charme de ce naveton est inversement proportionnel aux charmes des deux interprètes. On les regarde, avec un plaisir navré, tenter d’animer cette chose pas drôle, pas odieuse, juste désolante.

BANDIDAS, Joachim Rønning et Espen Sandberg 2004, Salma Hayek, Penélope Cruz (western)@ (edit IPTC) (E)
Au 19e siècle, au Mexique, deux femmes issues de milieux différents joignent leurs efforts contre un financier impitoyable qui vole les terres des paysans sans défense pour y construire un chemin de fer. Un détec ...

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HOME, Ursula Meier 2008, Isabelle Huppert, Olivier Gourmet (drame burlesque)@@


Depuis plus de dix ans, Marthe, Michel et leurs trois enfants vivent au bord d'un tronçon d'autoroute inachevé et abandonné depuis sa construction. Dix ans de tranquillité et de calme, isolés des autres ont fait d'eux une famille unie. Mais tout bascule lorsque les travaux reprennent soudain. Les voies sont recouvertes de bitume, et ce sont bientôt 80 véhicules à la minute qui défilent à 130 kilomètres à l'heure devant les fenêtres de leur demeure. Malgré le bruit infernal, la pollution et les nuisances nombreuses, Marthe refuse catégoriquement de quitter les lieux. Ses proches se plient à sa volonté...

TELERAMA
Isabelle Huppert s’illustre dans ce conte moral qui raconte le quotidien d’une famille bouleversée par la reconstruction de l’E57, une autoroute circulant au bord de la maison et traversée désormais par des milliers de véhicules chaque jour.

Mais qu’est-ce que c’est que cette maison, posée là comme par inadvertance au bord de cette autoroute vide ? Et qu’est-ce que c’est que ces gens qui y habitent ? Ils semblent heureux : papa, maman et leurs trois enfants jouent au hockey, s’éclaboussent gaiement dans la salle de bains. Mais voilà, après dix ans d’attente, le tronçon E 57 de cette autoroute va enfin devenir opérationnel. Très vite, des milliers de voitures, de camions passent devant la maison…

Avec une cruauté quasi clinique, presque surréaliste, Ursula Meier contemple alors deux mondes parallèles et névrosés. À l’extérieur, ces anonymes dans leurs boîtes colorées, dont on se demande s’ils savent seulement pourquoi et vers où ils roulent. À l’intérieur, elle filme l’absurdité et la peur. L’impuissance grandissante de cette mère, dont on devine insensiblement la névrose, à affronter un univers qui s’effrite… Elle réussit une fable faite de fausses pistes et d’entrelacs mystérieux.

On sent chez elle un plaisir à inventer, à tenter, et même à provoquer. À faire réfléchir, en tout cas — juste comme ça, en passant —, sur une société tentée davantage par l’asphyxie que par la survie. À sa façon, Home est un conte moral.
HOME, Ursula Meier 2008, Isabelle Huppert, Olivier Gourmet (drame burlesque)@@ (edit IPTC) (E)
Depuis plus de dix ans, Marthe, Michel et leurs trois enfants vivent au bord d'un tronçon d'autoroute inachevé et abandonné depuis sa construction. Dix ans de tranquillité et de calme, isolés des autres on ...

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JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@


Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais très compréhensive, pour finalement travailler dans une librairie. C'est une jeune femme sympathique, alerte, qui refuse d'avoir des enfants et la routine. Elle fréquente Aksel, un dessinateur à succès de 45 ans qui aimerait devenir parent avec elle. Julie rencontre Eivind, son futur amant lors d'une soirée de mariage alcoolisé où elle s'est incrustée sans connaître personne. Elle quitte Aksel pour Eivind, en espérant une fois de plus de donner un nouveau sens à sa vie...

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Les joies, les lubies et les amours d’une trentenaire aussi solaire que mélancolique. Une comédie romantique et poétique, qui ne manque pas de mordant. Avec la révélation Renate Reinsve, lauréate du prix d’interprétation féminine en 2021 à Cannes.

Allant et grâce poétique. Ce sont les qualités premières de cette comédie romantique et littéraire. La Julie du titre est dépeinte à travers douze chapitres, comme dans un roman. Douze moments qui englobent plusieurs années de son existence, autour de la trentaine. Dans le prologue, on apprend que la demoiselle était dans sa jeunesse une étudiante brillante, qui a suivi des études de médecine puis, insatisfaite, a changé de branche, en voulant devenir psychologue. Avant de changer à nouveau pour se lancer dans la photographie. Une pointe d’ironie filtre, laissant deviner une touche-à-tout qui papillonne, ne sachant pas exactement ce qu’elle veut.

C’est à la fois vrai et faux. Les facettes de Julie sont multiples. Joachim Trier fait d’elle un portrait psychologique et sentimental subtil, à travers son travail, ses liens de famille et surtout deux histoires d’amour successives. Le film est parfois mordant, proche de la satire sociologique. Mais il s’attache surtout à explorer la vie intérieure de Julie. Un être de contradictions. Qui brave la pression sociale l’astreignant à être mère mais peine à s’accomplir. Qui a du talent dans l’écriture mais renonce à le capitaliser. Un personnage solaire et mélancolique, indissociable de Renate Reinsve, révélation pleine de sensualité, Prix d’interprétation à Cannes, qu’on ne se lasse pas de suivre dans ses déambulations, à travers le temps et la ville aérée d’Oslo.

Captivant et fluide, Julie (en 12 chapitres) bascule dans son dernier tiers, offrant soudain une partition plus grave. Joachim Trier se refuse pourtant à toute noirceur, préférant se tourner du côté d’une sagesse qui n’a rien de mièvre. Bien malin qui peut dire à la fin si le trajet de Julie aboutit à une forme de gâchis. Ou à l’épanouissement discret et neuf d’un dandysme au féminin.
JULIE EN 12 chapitres, Joachim Trier 2021, Renate Reinsve, Anders Danielsen Lie (comique sentimental)@@ (edit IPTC) (E)
Julie, âgée de trente ans, est instable. Elle passe de la médecine à des études de psychologie. Elle s'essaie ensuite à la photographie, avec le soutien de sa mère, étonnée, mais ...

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L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@


Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il raconte son arrivée dans l'ouest. Sauvagement battu par le bandit Liberty Valance, le jeune juriste Stoddard fut alors pris en amitié par Tom Doniphon. Ce dernier lui enseigna la seule loi qui prévaut dans la région : celle des colts.

TELERAMA
La photo est un écrin noir et blanc pour une distribution éblouissante. L’un des meilleurs westerns de John Ford.

Ce John Ford est accessoirement connu pour la fameuse sentence : « Quand la légende prime les faits, on imprime la légende. » C’est par le vieux sénateur que la légende a glorifié que nous apprendrons les faits. Mais ce faux suspense vient seulement enfoncer le clou. L’essentiel tient dans la confrontation de deux types d’hommes de l’Ouest. Ransom Stoddard (James Stewart) est un jeune juriste fébrile qui ne cesse d’agiter, tel un chiffon blanc, la vertu des lois. Tom Doniphon (John Wayne) incarne, lui, la force tranquille, taciturne, efficace. Ford prend un malin plaisir à féminiser le premier, réduit, en attendant son heure, à faire la plonge en tablier dans le restau du coin. Wayne est, comme d’habitude, blindé de virilité. C’est pourtant lui qui va craquer en voyant la rivalité amoureuse qui se noue autour de la belle Hallie tourner à son désavantage.

Chez Ford, rien n’est jamais aussi simple qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil. L’opposition des deux figures, de leur gestuelle, de leur langage, suffirait à faire le film. S’y ajoutent un noir et blanc au piqué superbe et une galerie de seconds rôles gratinée, Lee Marvin en tête, qui joue Liberty Valance avec délectation, aussi brutal et sans merci que son nom est élégant.
L HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE, John Ford 1962, John Wayne, James Stewart (western)@@ (edit IPTC) (E)
Le sénateur Ransom Stoddard a fait le déplacement pour assister à l'enterrement de Tom Doniphon. Interrogé par les journalistes sur les raisons de sa présence à la cérémonie, il racont ...

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LA FILLE DU RER, André Téchiné 2009, Emilie Dequenne, Catherine Deneuve (thriller social)@@


Veuve, Louise vit avec sa fille Jeanne dans un petit pavillon de banlieue, situé à deux pas d'une station de RER. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne cherche mollement un emploi. Un jour, Louise pense avoir trouvé sur Internet un travail idéal pour sa fille : un poste de secrétaire chez un avocat renommé, Samuel Bernstein. Jeanne ne montre aucun enthousiasme. Le nom de cet avocat lui donne alors une idée des plus étranges. Dans le RER, la jeune fille invente en effet une singulière histoire d'agression. Bientôt, les médias s'emballent et tout le monde prend fait et cause pour Jeanne. Très vite, Louise redoute que sa fille n'ait un terrible mensonge à se reprocher...

TELERAMA
Que se passe-t-il dans la tête d’une femme qui invente une agression antisémite ? Inspiré par le fait divers de 2004, Téchiné sonde avec style et vivacité une société française à la fois bloquée et disloquée, où le mensonge est la seule issue.

Un fait divers marquant, survenu en 2004, est à l’origine du scénario : une jeune femme avait mystifié la police en prétendant avoir été victime d’une agression antisémite sur la ligne D du RER. À l’écran, la regrettée Émilie Dequenne prête à cette banlieusarde une vivacité et une fêlure étrange dans le regard, comme annonciatrice de l’imposture.

Aux antipodes du film-dossier, André Téchiné ne déroule aucune chaîne causale pour expliquer le mensonge. Le délit est sans mobile ou presque (« J’ai fait ça pour qu’on m’aime », balbutiera l’intéressée), mais pas sans conséquences absurdes — alimenter indirectement l’antisémitisme, entre autres. Des mots et des faits qui ne coïncident pas, une crise du sens et du lien : voilà de quoi le film rend compte, selon une esthétique de la brisure, entre les riches et les autres, entre les jeunes et les vieux, entre les Juifs et les goys.

Cinéaste inquiet mais humaniste Téchiné a souvent acheminé, envers et contre tout, ses personnages vers un monde à habiter ensemble. Dans La Fille du RER, il se résigne, au contraire, à renvoyer chacun à sa solitude. Une scène superbe, inutile pour l’intrigue, montre une Catherine Deneuve (la mère) qui se cache de Michel Blanc (l’avocat), à quelques mètres du lieu fixé pour leurs retrouvailles d’anciens amants, trente ans après. Le rendez-vous n’aura pas lieu, chacun rentrera chez soi.
YNOPSIS
LA FILLE DU RER, André Téchiné 2009, Emilie Dequenne, Catherine Deneuve (thriller social)@@ (edit IPTC) (E)
Veuve, Louise vit avec sa fille Jeanne dans un petit pavillon de banlieue, situé à deux pas d'une station de RER. Louise gagne sa vie en gardant des enfants. Jeanne cherche mollement un emploi. Un jour, Louise pense avoir trou ...

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LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo)


Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, Matthias, Cédric, Joël et consorts embarquent à bord d'un avion en direction du Japon. Malheureusement, le voyage subit un imprévu qui les force à séjourner dans une zone reculée de Russie, où l'homosexualité est vue d'un très mauvais oeil par des locaux pour le moins rustres. En attendant de rejoindre sa destination, le groupe fait contre mauvaise fortune bon coeur et se plie aux dérangeantes coutumes et traditions locales...

TELERAMA
L’équipe de water-polo 100 % gay (ou presque) est bloquée en terrain homophobe. Un deuxième volet un peu plus fin, mais sans idée de mise en scène.

Dans les premières Crevettes pailletées (2019), un nageur vaguement homophobe était condamné à entraîner une équipe de water-polo entièrement constituée de jeunes gays. Ici, la troupe doit accueillir un homo qui ne s’assume pas, faire face aux mensonges des uns et des autres, survivre à une escale dans un hôtel de Russie, où il vaut mieux être hétéro. Au-delà du vertige lié au fait que le tournage a eu lieu en Ukraine il y a quelques mois, ce nouveau volet présente l’intérêt de complexifier le propos, avec un scénario centré sur l’homophobie et la difficulté d’être soi-même. C’est plus intéressant, assez drôle, mais il reste deux écueils : les brusques virages vers le drame sont mal négociés, et surtout, il y a trop peu d’idées visuelles.
LA REVANCHE DES CREVETTES PAILLETEES, Cédric Le Gallo et Maxime Govare 2021, Nicolas Gob, Michaël Abiteboul (moeurs homo) (edit IPTC) (E)
Alors que les "Gay Games" de Tokyo approchent à grands pas, les Crevettes pailletées préparent activement leur participation aux compétitions de water-polo. Après des heures d'entraînement, ...

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LE JEU DE LA VERITE, François Desagnat 2013, Philippe Lellouche, Vanessa Demouy (societe)@


Depuis le lycée, Fabrice, chef de cabinet ministériel constamment débordé, Pascal, sur le point de divorcer, et Jules, comédien dilletante et éternel célibataire, ne se sont jamais quittés. Ils ne rateraient pour rien au monde leur sacro-saint dîner hebdomadaire. Mais l'arrivée d'un quatrième invité pourrait bien mettre à mal leur belle amitié de trente ans. Margaux, la fille la plus jolie et populaire de leur lycée, a refait surface et doit arriver dans quelques minutes. Tous étaient fous amoureux d'elle. Commence alors une bataille de chiffonniers afin de ravir le coeur de la belle. Or celle-ci leur réserve une drôle de surprise...

ALLOCINE
J'y suis allez un peu à reculons, car les critiques n'étaient pas forcément très positives. Et aussi c'est une pièce de théâtre de plus mise à l'écran. Une déception à venir comme Le Prénom? ou un futur succès comme l'inoubliable Dîner de Con? Et bien, c'est entre les deux je trouve, on est ici face à un bon film. L'introduction pose bien les choses et après les acteurs, l'humour s'occupent du reste. Je nuance juste sur la fin ou ...
LE JEU DE LA VERITE, François Desagnat 2013, Philippe Lellouche, Vanessa Demouy (societe)@ (edit IPTC) (E)
Depuis le lycée, Fabrice, chef de cabinet ministériel constamment débordé, Pascal, sur le point de divorcer, et Jules, comédien dilletante et éternel célibataire, ne se sont jamais quitt&eacu ...

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LES CADORS, Julien Guetta 2022, Michel Blanc, Jean-Paul Rouve (comique)@@


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Après le décès de leur père, deux frères qui mènent des vies aux antipodes l’une de l’autre se retrouvent pour le pire, mais aussi pour le meilleur. Un film qui repose avant tout sur ses acteurs, et Michel Blanc en tête.


Bien

Grégoire Ludig, Jean-Paul Rouve et Michel Blanc. Marie-Camille Orlando / Marie-Camille Orlando/Nolita Cinema

Par Guillemette Odicino

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Publié le 21 juillet 2026 à 18h08

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Deux frères que tout oppose, des bateaux, des trafics, des embrouilles et des souvenirs d’enfance qui remontent à la surface... Voilà une comédie dramatique attendrissante, même si le réalisateur en rajoute, hélas, dans les flash-back tire-larmes.


Dans cette ode aux perdants sur fond de beau décor portuaire, le charme repose avant tout sur les acteurs. Grégoire Ludig, pour une fois, joue les types ancrés dans le réel, Michel Blanc s’amuse ouvertement dans un rôle de vraie ordure, et Jean-Paul Rouve, également coscénariste, étonne : en vieux mecton tatoué, comme sorti d’une chanson de Renaud, épais comme un sandwich SNCF, bière à la main, et rêves avortés en bandoullière, il prouve son talent de composition entre comique et totale mélancolie.

BANDE-ANNONCE

PLUS D'INFOS

Titre

Les Cadors

Genre

Comédie dramatique

Réalisateur

Julien Guetta

Sortie

2023

Durée

1h25

Musique

Alex Beaupain

Scénaristes

Julien Guetta, Lionel Dutemple, Jean-Paul Rouve

Pays

France

SYNOPSIS
Conducteur de bateaux à Cherbourg, Antoine profite d'une existence a priori paisible auprès de sa femme et de ses enfants. Un jour, il apprend que son père vient de décéder et, lors des funérailles, voit débarquer son frère Christian, qui mène une vie totalement aux antipodes de la sienne. Sans emploi, célibataire et impliqué dans tous les mauvais coups, Christian passe pour le vilain petit canard de la famille, situation dont il s'accommode très bien. Pour Antoine, les mauvaises nouvelles s'enchaînent, puisqu'il apprend qu'il est impliqué, contre son gré, dans une affaire douteuse, et que Christian s'installe à Cherbourg...
LES CADORS, Julien Guetta 2022, Michel Blanc, Jean-Paul Rouve (comique)@@ (edit IPTC) (E)
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MAKING OF, Cédric Kahn 2023, Denis Podalydès, Jonathan Cohen (drame social)@@


Réalisateur expérimenté, Simon se lance dans un nouveau projet : un film qui met en scène des ouvriers qui se battent pour empêcher la délocalisation de leur usine. Mais, alors que le tournage ne fait que commencer, Simon apprend une nouvelle qui le place dans une situation fort délicate. En effet, surpris de constater des modifications de dernière minute dans le scénario, deux des producteurs déclarent qu'ils retireront leurs fonds du projet si ces adaptations ne sont pas supprimées. Faute de voir leur demande satisfaite, la menace est vite mise à exécution. Sur le plateau, les conflits se multiplient. La vie privée de Simon n'est guère plus apaisée...

TELERAMA
Un réalisateur commence à peine à tourner son film, et l’affaire prend l’eau. Servie par un casting hors compétition, la comédie de l’auteur du “Procès Goldman” réussit aussi à émouvoir.

Il y eut Steven Spielberg enchaînant la même année (2018) deux films aussi radicalement différents que Pentagon Papers et Ready Player One, et il y a aujourd’hui Cédric Kahn qui, juste après son époustouflant Procès Goldman, propose une comédie sur le cinéma. Ou plutôt, vertigineuse gigogne, un film sur un film dans le film… dans le film.

Un réalisateur (Denis Podalydès, délicieusement dépassé par les événements) apprend, dès le premier jour de tournage de sa « tragédie » sur le combat perdu d’avance des ouvriers d’une usine délocalisée face au « grand capital », que le gros studio qui le finance retire ses billes du projet. Ses représentants, deux jeunes loups, qui balancent avec cynisme que le public ne veut pas voir sur un écran les problèmes qu’il vit au quotidien, pensaient avoir investi, certes, dans un film social, mais avec un happy end. La faute au producteur de toujours du réalisateur incarné par… le réalisateur Xavier Beauvois, absolument formidable en vieux de la vieille un peu escroc, et très pirate dans sa manière de faire coûte que coûte du cinéma, cette « drogue dure ».

Caprices et ego versus drames sociaux
Pendant que ce dernier fait mine de chercher d’autres financements, le tournage continue vaille que vaille dans le froid et les décors d’une usine réellement désaffectée où les vrais ouvriers font office de figurants et de conseillers. L’acteur principal « bankable » pique des crises narcissiques, déguisées en réflexion sur le « bien du film », pour évincer sa partenaire : Jonathan Cohen, parfaitement insupportable et finalement attachant face à la lumineuse Souheila Yacoub. Et la directrice de production (Emmanuelle Bercot, décidément une de nos grandes comédiennes quand elle ne filme pas elle-même) essaie de tenir l’équipe à bout de bras. Pour alléger le budget, il faudrait faire des coupes sombres dans le scénario mais le réalisateur ne s’y résout pas. Il faudrait réduire le nombre de techniciens mais les chefs de poste refusent de sacrifier les salaires de leurs équipiers…

Première mise en abyme donc : l’histoire, savoureusement scénarisée, d’un capitaine de navire qui prend l’eau en filmant une usine qui coule, avec un sens du détail, très authentique et souvent comique, sur les dessous d’un tournage. Si celui-ci devient la métaphore du sujet qu’il aborde, avec des séquences à la mise en scène fluide et gracieuse qui rendent perméables les frontières entre les deux combats, Cédric Kahn en profite, aussi, pour poser en douce une question épineuse, morale : en quoi le cinéma, monde d’argent, de caprices et d’ego, peut-il rendre compte avec une absolue vérité des drames sociaux ?

Un vaisseau qui surnage
La deuxième mise en abyme, elle, est inscrite dans le titre. Persuadé que le jeune type engagé pour réaliser le making of de son film l’a été par piston (« C’est le fils de qui ? »), le réalisateur le remplace par Joseph, un pizzaïolo du coin se rêvant metteur en scène, et lui demande un journal de bord filmé sans filtre, y compris quand il tente de reconquérir son épouse (Valérie Donzelli). Ou comment s’invitent dans le film du film d’autres images, intimes, sur les affres d’un cinéaste. Et là, Cédric Kahn émeut avec les souvenirs de ses débuts, ou révèle ses propres névroses ! Et c’est bien ce Joseph, incarné par le remarquable Stefan Crepon, talent montant, qui est le cœur, battant, confiant, de cette Nuit américaine en plein jour où un film n’est pas un train qui avance dans la nuit, mais un vaisseau qui surnage. Parce que Joseph est la relève. Un futur ouvrier du cinéma, qui ne fermera jamais.
MAKING OF, Cédric Kahn 2023, Denis Podalydès, Jonathan Cohen (drame social)@@ (edit IPTC) (E)
Réalisateur expérimenté, Simon se lance dans un nouveau projet : un film qui met en scène des ouvriers qui se battent pour empêcher la délocalisation de leur usine. Mais, alors que le tournage ne fai ...

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ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@


Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités malhonnêtes. Bambino est très intéressé par les chevaux du major Harriman, qui possède le plus grand ranch de la région. Le major est en fait une belle canaille qui souhaite chasser la paisible colonie de mormons qui s'est installée, avec ses troupeaux, sur les terres les plus fertiles de la vallée voisine. Devant la mesquinerie de Harriman, Trinita décide de prendre fait et cause pour les mormons...
ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@ (edit IPTC) (E)
Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivr ...

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RUPTURE POUR TOUS, Eric Capitaine 2016n Benjamin Lavernhe, Elisa Erka (comique)@


Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, préfèrent s'éviter cette tâche bien souvent pénible et délicate. Mathias assume parfaitement son métier et effectue chaque mission avec un grand sens du professionnalisme, jusqu'au jour où maman décide de quitter papa.
RUPTURE POUR TOUS, Eric Capitaine 2016n Benjamin Lavernhe, Elisa Erka (comique)@ (edit IPTC) (E)
Mathias Lonisse, créateur de la société Love is dead, est un artisan de la séparation amoureuse. Il est mandaté pour rompre à la place de celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, pré ...

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SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@


En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sabre de grande valeur que Sakagushi souhaitait offrir au président des Etats-Unis en signe d'amitié. L'ambassadeur a une semaine devant lui pour retrouver le sabre, sans quoi il se verra contraint de se faire seppuku, pour avoir failli à sa tâche. Il charge Kuroda, un valeureux samouraï, de mettre la main sur le précieux objet. Un des lieutenants de Gosh, abandonné par ses compagnons au cours de l'opération, va l'aider dans ses recherches...

TELERAMA
Réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond. Des stars venues de tous les horizons.

En 1871, le premier ambassadeur du Japon se rend à Washington par le train. Celui-ci est attaqué par une bande de hors-la-loi... Soleil rouge a été réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond, et mis en images par le plus grand chef opérateur français (Henri Alekan). Des stars venues de tous horizons se partagent la vedette et font juste ce qu'on leur demande. À l'arrivée, un film d'aventures comme tant d'autres, puisant dans les clichés du western (plutôt spaghetti) et la tradition du film de samouraïs.
SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@ (edit IPTC) (E)
En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sa ...

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SPIRIT OF THE BLOOD, Carly May Borgstrom 2023, Summer H. Howell, Sarah-Maxine Racicot


Revenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amitié avec la rebelle Delilah, qui vit avec sa mère, brisée et alcoolique, dans un mobile-home. Quand une autre adolescente est retrouvée morte, les deux inséparables entreprennent de lutter contre les mauvais esprits qui, selon elles, l'auraient tuée, en explorant leur propre part sombre pour mieux l'éliminer. Mais alors qu'elles se livrent secrètement à des rituels en forêt, le mal rôde. Intuitions et imaginaire...

SENS CRITIQUE
Il ne se passe pas grand chose malheureusement. L'auteure essaie de dresser un parallèle symbolique entre le monstre/la bête et ces jeunes filles qui se découvrent. C'est pas idiot mais c'est pas très bien géré et on se retrouve souvent avec des pertes de rythme ; de plus l'auteure ajoute quelques sous thèmes (le père instable) pas assez exploités. Le final est sympa mais semble déconnecté du reste.
SPIRIT OF THE BLOOD, Carly May Borgstrom 2023, Summer H. Howell, Sarah-Maxine Racicot (edit IPTC) (E)
Revenue avec sa famille dans le village natal de son père, la jeune Emmerson y découvre une communauté très pieuse, gouvernée par l'omniprésent pasteur Carl. Au lycée, elle se lie d'amiti&eac ...