arpoma (edition)
        vendredi 05 juin 2026 - 00h38
menu / actu

liste / rep

atlas / rech
LE PASSE



LE PASSE
(edit IPTC)
(taille reelle)
LE PASSÉ , Ashgar Farhadi 2013, Berenice Bejo (conte moral iran)@@ ()

Après quatre années de séparation, Ahmad arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie, son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d'Ahmad pour tenter d'améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

TELERAMA
Un Iranien vient en France pour signer les papiers d’un divorce… Asghar Farhadi explore avec brio les tourments intérieurs de personnages en détresse. Magnifique.

Venu d’Iran, Ahmad débarque à Sevran pour divorcer de la femme avec laquelle il a vécu, en France, des années auparavant. Elle veut refaire sa vie avec un homme qu’elle croit, qu’elle sait être le bon, cette fois. Même s’il est toujours marié à une autre, plongée dans le coma à la suite d’une tentative de suicide… Un revenant et une éternelle absente. Un confident et un fantôme. C’est entre ces deux témoins opposés, étrangers l’un à l’autre, que le drame se noue, se joue.

La femme dans le coma se contente de peser, de loin, sur des vies que son geste a dévastées. Lui, au contraire, écoute les confessions des désemparés qu’il croise. Comme le héros de la célèbre pièce de Luigi Pirandello, Chacun sa vérité, il recueille des avis, des récits aussi confus qu’embrouillés et tente d’y voir clair. Est-il un juste, comme il le croit ? Ou, comme le lui hurle son épouse (Bérénice Bejo) lors de leur affrontement, un hypocrite autosatisfait, se plaisant à humilier tous ceux qu’il imagine indignes de sa morale et de sa philosophie ?… On est dans le cinéma du doute, de l’« inquiétude morale », chère à un réalisateur qu’Asghar Farhadi admire : Krzysztof Kieslowski (Le Décalogue).

Régulièrement, entre deux accès de fureur, Asghar Farhadi filme des silences. Des pauses où tout semble en suspens. Il y a la scène des cadeaux, où deux gamins deviennent les jouets de tensions adultes qui les dépassent. Celle du pardon entre la mère et sa fille : deux silhouettes allongées dans un même lit, visages presque jumeaux tout droit sortis d’une icône. Et celle où, sur le quai du métro, le petit garçon aux yeux tristes et sombres pose à son père les questions les plus dangereuses, puisque sans réponse…


(edit IPTC) Aucune donnée reçue. Renommer un Fichier

Renommer un Fichier

data/cinema/FILMS/classer2/LE%20PASSE.jpg