SPARTACUS, Stanley Kubrick 1960, Kirk Douglas, Peter Ustinov, Tony Curtis (peplum)@
Rome, 69 avant Jésus-Christ. Une révolte de gladiateurs éclate. À sa tête, Spartacus, esclave et gladiateur, mène ses troupes contre l'armée romaine. Sur le chemin de la liberté, il doit affronter une armée surpuissante commandée par Crassus, dont le pouvoir est absolu à Rome. Symbolisant la lutte éternelle de l'homme pour sa liberté, Spartacus mêle réalité historique, grand spectacle et passion. Un grand classique !
TELERAMA
Une œuvre monumentale, emportée par le souffle d’une épopée progressiste et pathétique. Le film le moins personnel de Kubrick, mais pas le moins flamboyant.
L‘an 73 avant Jésus-Christ. Deux gladiateurs vont s’affronter. Or ils sont amis… Sous ses allures de péplum traditionnel, avec jupettes tout cuir et profusion de figurants, Spartacus est un véritable manifeste antimaccarthyste.
C’est Kirk Douglas qui s’est entiché du roman de Howard Fast : une interprétation collectiviste de la célèbre révolte d’esclaves de l’Antiquité. L’écrivain a, en son temps, comparu devant l’impitoyable commission des activités antiaméricaines. C’est Kirk Douglas, encore, qui demande à Dalton Trumbo, autre victime expiatoire de la chasse aux sorcières, de signer l’adaptation. C’est Kirk Douglas, enfin, qui congédie Anthony Mann au profit de Stanley Kubrick.
Aux mains d’une telle équipe, les damnés de la terre se lancent dans une formidable épopée. À Trumbo les envolées vengeresses Ou idéalistes ; à Kubrick le fracas d’un récit puissant, mais froidement maîtrisé. L’homosexualité, très présente dans le roman, sera gommée de cette parabole virile sur la lutte des classes : la seule scène équivoque fut censurée.