arpoma (edition)
        vendredi 05 juin 2026 - 19h49
menu / actu

liste / rep

atlas / rech
(48 sur 50)   (liste)
◀◀         (48 sur 50)         ►►


























(grand format)   (taille reelle) (loupe: alt+cmd+8)
(edit IPTC)
UN FLIC, Jean-Pierre Melville 1972, Alain Delon, Catherine Deneuve, Richard Crenna (policier)@@

Un hold-up a lieu dans une banque. L'un des gangsters est blessé. L'argent est enterré dans un champ, le blessé amené dans une clinique. De son côté, Edouard Coleman, jeune commissaire, enquête dans le milieu. Il y retrouve son ami Simon, propriétaire d'une boîte de nuit, et sa compagne Cathy.

TELERAMA
La quintessence du style de Melville : le flic improbable jazzy, l’amitié trahie, le sort dérisoire de l’être humain. Son film le plus épuré…

Un bord de mer fouetté par la pluie. Une ville fantôme. Et des gangsters sanctifiés. L’ouverture du dernier film de Melville est un modèle d’intensité plastique et d’incongruité. Dans ce désert urbain, on s’attend à tout sauf à voir une banque ouverte qui attend sagement d’être dévalisée. La vraisemblance, Melville le maniériste s’en moque. Même chose pour l’intrigue, minimale. Ce qui est affiné et exacerbé, ce sont les codes du polar… On est hypnotisé par le déroulement minutieux du casse dans le train. On glisse dans un monde désaffecté, peu loquace mais très sonore. Tout se passe comme si Delon, Deneuve et les autres, statufiés dans leur mutisme, adressaient au spectateur les derniers signes d’une vie possible à l’écran.