A BOUT PORTANT, Fred Cavayé 2010, Gilles Lellouche, Roschdy Zem (thriller)@
Dans le métro parisien, Samuel, un aide-soignant, est témoin d'une course-poursuite, qui se termine par un violent accident. Il ranime l'un des deux hommes impliqués dans la bagarre. A son retour chez lui, Samuel est violemment assommé, et sa femme Nadia, enceinte, est enlevée. A son réveil, un coup de fil apprend à Samuel que s'il veut revoir Nadia vivante, il doit à tout prix faire sortir l'homme qu'il a ranimé de l'hôpital dans lequel il est désormais placé. Mais l'individu, un dénommé Sartet, qui était activement recherché par la police, a été placé sous surveillance policière. Samuel va devoir faire vite, très vite...
TELERAMA
Un homme tout ce qu'il y a de commun trouve des ressources extraordinaires pour sauver la femme qu'il aime. C'était le schéma narratif de Pour elle, l'honorable premier film de Fred Cavayé. C'est aussi la ligne directrice d'A bout portant, où un infirmier sympa comme tout fait évader un dangereux criminel de son hôpital et affronte les vilains méchants qui ont eu la lâcheté d'enlever sa chérie enceinte de huit mois trois quarts.
Qu'il saute dans le vide ou coure dans le métro, c'est peu dire que Gilles Lellouche mouille le maillot. Mais à quoi bon… Le petit charme de série B de Pour elle a disparu de ce thriller survitaminé, où la mise en scène épileptique ne parvient pas à faire oublier les énormes invraisemblances du scénario, ni les sourcils froncés d'un Gérard Lanvin plus caricatural que jamais. On sauvera juste la composition « melvillienne » de Roschdy Zem en supertruand aussi mutique qu'efficace.