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1914, et soudain la guerre, Cedric Gruat, Vincent Lindon(recit)(guerre histoire)@@

Cent dix ans après, retour sur les premiers mois de la Première Guerre mondiale tels qu'ils ont été vécus par les Français. Sidération, mobilisation, séparation, coercition : l'ampleur et la radicalité du bouleversement des premiers mois du conflit pour la population sont évoqués au moyen notamment d'un procédé inédit d'animation et déplacement à l'intérieur des archives. Cette guerre, que l'opinion et les états-majors avaient imaginée courte, s'embourbe dès le mois de décembre 1914 et se fige dans les tranchées. Retour sur les principales étapes du déroulement de cette guerre qui a véritablement fait entrer le monde dans le XXe siècle, sous un orage de plomb et de feu.

TELERAMA
L’été 1914 a vu la France de la Belle Époque basculer dans une guerre mondiale qui l’occupera quatre ans. Ces archives nous racontent la première année, en faisant montre d’une certaine inventivité.

La formule du « grand » documentaire historique tout archives, avec images colorisées, retaillées au format 16/9, grassement bruitées et commentées sur un ton dramatique, est devenue la règle des premières parties de soirées commémoratives de France Télévisions. Au lendemain du 11 novembre, France 2 évoque le deuxième semestre de 1914, qui vit la Belle Époque basculer dans une guerre qui tuera 1,4 million de soldats français, dont trois cent mille cette année-là.

Confié à Cédric Gruat, l’exercice sur lequel d’autres se sont cassé les dents débouche sur une relative réussite, riche en idées de réalisation. Comme lorsque le montage traduit par des images métaphoriques la violence du conflit ou mêle deux archives pour évoquer le transport ferroviaire des premiers mobilisés. Ou encore quand il fait s’élever d’un paysage silencieux les noms de morts d’août 1914, pour en remplir le ciel sur une musique d’accordéon nullement ronflante.

Autant de moments inspirés qui distinguent ce film des productions standardisées habituellement servies pour les anniversaires. Et l’on se prend à imaginer quelle réussite ç’aurait été si Cédric Gruat avait pu se départir des principes inhérents à ce type de programmes, si éloignés de son geste cinématographique.