arpoma mardi 03 février 2026 - 19h48 menu / rep

atlas / rech

(786 sur 1078)   (liste)
◀◀         (786 sur 1078)         ►►


























(grand format)   (taille reelle) (loupe: alt+cmd+8)
ORGUEIL ET PRJUGES Joe Wright 2005, Keira Knightley, Matthew Macfadyen (saga)@@

La campagne anglaise à la fin du XVIIIe siècle. Mrs. Bennet et son mari sont ravis d'apprendre qu'un jeune homme fortuné - et célibataire - vient de s'installer dans le manoir voisin. Désargentés, les Bennet se font fort de marier l'une de leurs cinq filles au nouvel arrivant... Ce dernier ne tarde pas à s'éprendre de la belle Jane, l'aînée de la famille, lors d'un bal de campagne.

TELERAMA
Du chef-d’œuvre d’Austen, Joe Wright signe une adaptation poétique, dans laquelle Keira Knightley trouve l’un de ses meilleurs rôles.

Porte-parole de Jane Austen, l’espiègle mais douce Elizabeth (Keira Knightley), a un message universel : la morgue, la cupidité, les malentendus, les faux-semblants... sont des obstacles à l’amour. Reçu ?! StudioCanal

Ceux qui adaptent une œuvre littéraire bien-aimée se confrontent à un double défi : satisfaire les amoureux du roman d’origine et ne pas s’aliéner les profanes. Ceux qui adaptent Orgueil et préjugés en ont un troisième : survivre à la comparaison avec la légendaire minisérie de la BBC.

Quand le film de Joe Wright est sorti en 2005, dix ans à peine après la « darcymania » provoquée par Colin Firth et sa chemise mouillée, on pouvait s’interroger sur la pertinence de cette nouvelle version. Mais avec sa cinématographie lumineuse, son Angleterre moins proprette qu’à la télé et son romantisme fébrile, le premier long métrage de l’Anglais offre un merveilleux écrin à l’histoire d’Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy.

Dans le rôle de la première, une sémillante Keira Knightley, libérée des affectations qui alourdissent souvent son jeu. Dans celui du second, Matthew Macfadyen, qui deviendra célèbre en obséquieux Rastignac dans la série Succession. Sous ses traits, le héros austenien se révèle plus timide qu’arrogant. Le reste du casting est tout aussi réjouissant — que ce soit Donald Sutherland en flegmatique Mr Bennet ou Jena Malone, insupportable à souhait dans le rôle de l’écervelée de la famille, Lydia. La satire sociale du roman pointe ici et là le bout de son nez, mais c’est quand il filme la romance — une scène de bal suspendue dans le temps, une déclaration d’amour confuse et pluvieuse — que Joe Wright transcende le matériau d’origine et prouve qu’il y a encore bien des manières de porter Jane Austen à l’écran.