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HONKYTONK MAN, Clint Eastwood 1982, Clint Eastwood, Verna Bloom (sentimental country)@@

Red Stovall revient chez lui le jour où une tornade s'abat sur la ferme de sa famille, dans l'Oklahoma, détruisant la récolte de coton.

TELERAMA
La filiation de Clint Eastwood avec John Ford, évidente dans ses westerns, se retrouve dans ce tableau plein de charme. Bien avant Sur la route de Madison, Eastwood s’y révèle un peintre sensible des paysages, de ce sol nourricier qui donna justement son nom à la country music, née dans le vieux Sud, du côté de Nashville. L’air, la poussière, la terre (bravo au chef opérateur Bruce Surtees), mais aussi les gueules et les accents rocailleux des paysans, tout cela imprègne l’image. De bastringues en incidents de parcours, l’aventure picaresque dégage un parfum léger de liberté, malgré la maladie qui gagne du terrain et ronge sourdement le corps de Red.

Histoire de don et de transmission d’autant plus touchante qu’elle met face à face le cinéaste avec son propre fils, Honkytonk Man salue, avec une simplicité souveraine, l’élégance secrète de ceux qui préféreront toujours s’enivrer de rêves mortels que calculer leur vie. Éternel marginal, y compris dans sa seule patrie, la musique, Red Stovall n’est pas un héros. Mais sa lutte finale a quelque chose d’héroïque. Et que ce soit Eastwood en personne qui chante, avec classe et sobriété à la fois, faisant résonner son timbre poitrinaire si particulier, ajoute bien sûr de la valeur au tableau.