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CITOYEN D HONNEUR, Mohamed Hamidi 2022, Kad Merad, Jamel Debouzze (comique)@@@

Samir Amin est un écrivain comblé, Prix Nobel de littérature, qui vit à Paris, loin de son pays natal, l'Algérie. Il refuse systématiquement toutes les invitations qui lui sont faites. Or, un jour, il décide d'accepter d'être fait citoyen d'honneur de Sidi Mimoun, la petite ville où il est né. Est-ce vraiment une bonne idée que de revoir les habitants de cette ville, qui sont devenus, d'année en année, les personnages de ses différents romans ?

TELERAMA
Célébré par son village natal, l’écrivain Samir Amin revient en Algérie, qu’il a quittée il y a vingt ans. Une comédie attachante aux accents sociaux.

Samir Amin, écrivain français si reconnu qu’il vient de recevoir le prix Nobel de littérature, n’a jamais remis les pieds en Algérie, qu’il a quittée à l’adolescence. Quand son village natal l’invite pour en faire son citoyen d’honneur, le romancier accepte : pourquoi ne pas revenir aux sources, alors qu’il peine à trouver l’inspiration pour son prochain roman ?

Mohamed Hamidi, réalisateur des très sympathiques La Vache et Jusqu’ici tout va bien, transpose en Algérie le film argentin El ciudadano ilustre, de Gaston Duprat et Mariano Cohn, en estompant le caractère snob et méprisant du personnage d’origine – comme s’il était impossible de faire incarner à Kad Merad un héros antipathique. Même sans le cynisme de l’orignal, cette version fait pourtant mouche, avec son mélange parfaitement dosé d’humour attendrissant et de réalisme social et politique. Comment, soudain, devenir la fierté nationale d’un pays qu’on a raconté de (trop ?) loin ?

Un humanisme noble et solaire
Le héros se trimballe d’obligations protocolaires fantaisistes en confrontations plus tendues et violentes que prévues, avec son pote Miloud, ancien petit voisin devenu un quinquagénaire plus que serviable - facétieux Fatsah Bouyahmed, auquel Kad Merad laisse la vedette avec le sourire. Et, grâce à la lumineuse Oulaya Amamra, révélation de Divines (2016), un éternel Printemps arabe s’incarne, qui dit le refus de l’exil pour résister sur place... Une comédie populaire d’un humanisme noble et solaire.