A sa sortie de prison, après une longue peine effectuée à Fresnes pour trafic de stupéfiants, Sam se retrouve face à son passé lorsqu'il tombe sur un ancien commanditaire qu'il tue lors d'un combat. N'ayant d'autre choix, il s'enfuit en Thaïlande où il fonde une famille. Cinq ans plus tard, il travaille à l'aéroport avec l'espoir d'acheter un terrain et de construire une maison pour sa femme et leur fille. Mais alors qu'il touche son rêve du doigt, il doit se résoudre à travailler pour la mafia locale. Lorsqu'il envisage d'arrêter définitivement, Narong, le parrain du coin, s'attaque aux siens, obligeant Sam à tout faire pour les défendre...
TELERAMA
Le réalisateur revient à ses premières amours : un cinéma brut, hanté, énervé et sans merci. On devine que certaines envies de mise en scène précèdent le scénario, mais tout cela reste assez impressionnant.
Oublié Budapest (décor d’une piteuse comédie sur les enterrements de vie de garçon, en 2018), le réalisateur Xavier Gens se balade à Bangkok. Il revient ainsi à ses premières amours : un cinéma brut, hanté, épris de chairs maltraitées. Sam (Nassim Lyes, à mi-chemin entre John Wick et un mannequin de défilé), loubard francilien réfugié en Thaïlande, tente d’y construire une famille. Jusqu’à un faux pas criminel qui le rappelle à son ancienne vie et met en branle un redoutable engrenage de vengeance… On devine que certaines envies de mise en scène précèdent le scénario qui les relie, mais Farang reste nerveux et prenant ; d’autant plus réussi au regard de la moyenne du polar français (voir Olivier Marchal et consorts). Un Olivier Gourmet sinistre, qui s’en donne à cœur joie en tycoon mafieux et proxénète, achève de nous convaincre.