YES MAN, Peyton Reed 2008, Jim Carrey, Zooey Deschanel, Rhys Darby (comique)@@
La vie de Carl Allen le déprime : il est divorcé, occupe un poste rébarbatif dans une banque et passe son temps libre à regarder des DVD. Par hasard, il rencontre un ancien camarade qui le convainc de participer à un programme de développement personnel, "Yes Man", dirigé par le gourou Terrence Bundley. Le principe est de dire oui à toute nouvelle situation. Carl se méprend toutefois sur le concept et dit oui à tout. Sa vie professionnelle et sentimentale change alors radicalement : promotion inattendue, nouvelle petite amie. Mais il découvre rapidement que sa nouvelle attitude lui apporte aussi son lot d'inconvénients...
TELERAMA
Les retrouvailles avec Jim Carrey, le type le plus drôle de tout Hollywood, dans un film dont il est le moteur, ça ne se refuse jamais. Yes Man démarre pourtant au fond du trou : Carl Allen, alias notre Jim préféré, s'encroûte dans son petit appartement et dans sa petite vie, refusant systématiquement tout ce qui pourrait l'en sortir. Mais nous sommes tout de même dans une comédie américaine et Carl, donc, est appelé à guérir. C'est l'art et la manière d'y parvenir qui font ici la différence, grâce à un « pitch » original. Carl, après avoir rencontré une sorte de gourou (Terence Stamp, hilarant), devient un « yes man ». Comprenez un gars qui dit oui à tout : prêter son téléphone à un SDF, apprendre le coréen, la guitare, le pilotage d'avion, accepter n'importe quelle invitation, y compris celle d'une vieille voisine libidineuse...
La ribambelle de situations offertes par cette lubie, satire désopilante de la « pensée positive », offre à Jim Carrey l'occasion de déployer son extraordinaire vis comica. Le temps a même bonifié ce talent burlesque unique, y ajoutant maîtrise et émotion. Mais les prouesses de la star, son parfait sens du timing ne vampirisent pas pour autant ses partenaires. Le film bichonne ses personnages secondaires, du charme piquant de Zooey Deschanel à la loufoquerie façon Peter Sellers de John Michael Higgins. Dites oui !