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AMERICAN GANGSTER, Ridley Scott 2007, Russell Crowe, Denzel Washington (thriller)@@
En 1970, dans le quartier de Harlem à New York, Frank Lucas décide de prendre la relève du trafic de drogue, suite à la mort du caïd local dont il était le chauffeur et confident depuis quinze ans. Jeune, ambitieux et intelligent, il ne veut dépendre de personne et met son propre réseau sur pied. Utilisant les avions de l'armée américaine, il importe des quantités massives d'héroïne et amasse rapidement une fortune colossale.

TELERAMA
À partir de l’extraordinaire histoire du “parrain noir de Harlem”, Ridley Scott réinvente, plutôt bien, le film de gangster seventies. Dommage qu’il arrive après Scorsese et Coppola…

L'unique raison qui empêche American Gangster d’atteindre le niveau des fameux modèles qui l’ont inspiré, c’est précisément le fait d’arriver après. Après Scorsese. Après Coppola. Le scénario est pourtant 100 % inédit et s’inspire de la vie de Frank Lucas, trafiquant de drogue d’un nouveau genre, qui régna sur Harlem de 1968 à 1972, distribuant à ses « frères » aussi bien des dindes pour Thanksgiving que des sachets d’héroïne pure en provenance du Vietnam. La Cosa Nostra ne voit pas l’arrivée de ce concurrent — qui plus est, noir — d’un bon œil. La police, ultra corrompue, a du mal à cerner ce businessman de la poudre, – mari fidèle et fils affectueux.


Le seul à comprendre Frank Lucas, c’est Richie Roberts, un flic incorruptible méprisé par ses collègues ripoux. Les deux héros ont en commun le sens de la morale et le goût du travail bien fait. Un peu comme Ridley Scott. Décomplexé par son scénario vintage, il s’applique à copier aussi le style des films de l’époque jusque dans la BO, avec un clin d’œil à la Blaxploitation (la chanson de Meurtres dans la 110ᵉ Rue). Après avoir dépoussiéré le péplum (Gladiator) et le film médiéval (Kingdom of Heaven), Scott ressuscite le polar seventies. Vous n’aimez pas les madeleines ?