Arthur Curry est né d'un père humain et d'une mère Atlante, la reine Atlanna qui a dû le laisser pour retrouver les siens. Bien des années plus tard, Arthur parcourt le Sahara avec son amie Mera à la recherche de l'Atlantide. Ils parviennent à leurs fins et découvrent que le destin du royaume des Sept Mers dépend d'Arthur. Une guerre se prépare menée par Orm, le maître des océans et demi-frère d'Arthur et Black Manta. Arthur va devoir prendre ses responsabilités, réclamer son trône et restaurer la paix. Il rechigne pourtant à assumer cette mission périlleuse, mais finit par changer d'avis quand il comprend que la survie de l'humanité et du peuple des mers est à ce prix..
TELERAMA
Le sixième film de superhéros DC n’est pas le plouf insipide attendu. Juste un pas de côté autoparodique et coloré dans lequel on se noie sans déplaisir.
DC Comics voulait s’éloigner des atermoiements neurasthéniques de Batman et Superman. Arthur Curry est le fruit (de mer) d’une union entre un gardien de phare et une princesse aquatique (Kidman, très bien malgré ses accoutrements dignes de L’Étrange Créature du lac noir). Ce jeune homme bienveillant, au look All Black metalleux, a tout pour devenir le roi de l’océan à la place de son méchant frère. Mais Arthur désire-t-il vraiment assumer ces grandes responsabilités — un dilemme de superhéros ?
Le film ne se prend jamais au sérieux. Même s’il n’avait pas besoin de grossir autant le trait pour rendre son héros complètement idiot, on s’en amuse énormément. L’univers aquatique, pop et coloré, est chatoyant, et les scènes de combat s’inspirent joyeusement des jeux vidéo. Le réalisateur James Wan est comme un poisson dans l’eau. Chose rare et appréciable, il privilégie les scènes d’action en continu, en faisant tourbillonner sa caméra autour des personnages au lieu de les hacher menu.
Certes, c’est trop long, mais le spectacle est là, tout comme la morale écolo qui ne fait pas de mal, et les métaphores… salées. Témoin le vigoureux trident d’Aquaman, qui se dresse quand il embrasse sa belle…