LA NUIT NOUS APPARTIENT, James Gray 2007, Sam mendes (thriller social)@@@.jpg
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Texte (description) : En 1988, la police de New York mène la guerre contre la drogue, et les coupables comme les innocents en font les frais. Bobby Green, le directeur d'un club qui est souvent fréquenté par des bandits tente de rester neutre, mais il cache un lourd secret. Son frère et son père sont policiers. TELERAMA Un flic éminent (Robert Duvall) et ses deux fils (Joaquin Phoenix, le mauvais garçon, et Mark Wahlberg, le gentil) se trouvent pris dans un piège infernal dans le New York des années 1980. Après Little Odessa (1994) et The Yards (2000), ce fut le troisième diamant noir de James Gray. Une histoire de famille focalisée sur un père et ses deux fils. En haut trône le père, Burt, qui incarne la loi, chef de famille (l’épouse n’est plus là) et flic éminent. Il est fier de son fils aîné, Joseph, policier comme lui. Rien à voir avec l’autre fils, l’imprévisible Bobby, gérant d’une immense boîte de nuit qui fait fureur, où la came circule allègrement. La nuit nous appartient retrace un enchaînement fatal de circonstances au cours desquelles l’autorité familiale ne cesse de se déplacer. Le brio du film est d’avoir transposé l’aspect shakespearien de cette histoire de rivalité et de loyauté dans le New York de la fin des années 1980. Décors, costumes, musique, rien ne manque au tableau et tout sonne juste. En termes d’analyse psychologique, on retrouve cette richesse. Les trois hommes et la femme sacrifiée sont poignants, car contraints à un renoncement cruel. Chaque personnage est une histoire à lui seul. D’où le côté oppressant et palpitant à la fois. D’abord torride – l’histoire s’ouvre sur une scène érotique –, le film se liquéfie, s’emplit de larmes. Jusqu’au déluge, lors d’une course-poursuite d’anthologie.
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