BONNARD, Pierre et Marthe 2024, Cécile de France, Vincent Macaigne, Stacy Martin, Anouk Grinberg, André Marcon (biopic)@@.jpg
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Texte (description) : Le peintre français Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l'énigmatique Marthe. En effet, celui que son pays natal surnommait le "peintre du bonheur" a fait le portrait de son épouse, une aristocrate autoproclamée, dans plus d'un tiers de ses tableaux. TELERAMA Une femme autant éclairée que délaissée par son homme : Martin Provost, réalisateur de “Séraphine”, souligne la force de vie qui a fait naître la formidable peinture des Bonnard. Un élan admiratif traverse ce film qui s’ouvre, en 1893, sur les premiers traits de crayon graciles qu’inspire au (1867-1947) une inconnue rencontrée dans la rue qui deviendra sa femme, Marthe Bonnard (1869-1942). De l’immobilité de la séance de pose, jaillit un mouvement qui rapproche les corps, les lance dans une course vers le plaisir, la joie, la beauté. Et les fait entrer dans la ronde de la vie d’artiste, à cette époque miraculeuse où, depuis Giverny, Claude Monet pouvait descendre la Seine en barque jusqu’à Vernon pour déjeuner sous les arbres, chez les Bonnard. Dans de très belles lumières du chef-opérateur Guillaume Schiffman et avec un duo Cécile de France-Vincent Macaigne qui s’empare passionnément de ce couple célèbre, le réalisateur de (2008) recrée un enchantement amoureux et pictural. Au lieu de se plier à l’exercice d’une traditionnelle biographie filmée, il nous invite à entrer dans la force de vie qui a fait naître une des œuvres les plus impressionnantes de l’histoire de la peinture. En cherchant cette vérité, c’est l’ombre que trouve Martin Provost. Le mystère d’un couple où la femme fut tout autant éclairée qu’éclipsée par un homme qui ne cessa jamais de l’aimer mais refusa de lui être fidèle, de lui donner un enfant et, pendant longtemps, de l’épouser. Aux côtés de Pierre Bonnard, Marthe ne trouva de place qu’en acceptant d’en changer sans cesse. Elle fut la muse, l’idole, l’amante délaissée, l’intendante préposée aux préoccupations pratiques, l’âme sœur aussi, lorsqu’elle osa peindre ses propres tableaux et s’affirmer sur le terrain du maître.
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