PERMIS DE CONSTRUIRE, Eric Fraticelli 2020, Didier Bourdon,Anne Consigny (comique corse)@.jpg
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Texte (description) : Dentiste à Paris, Romain vient de perdre son père qu'il n'a pas vu depuis des années. À sa grande surprise, ce dernier lui a laissé un terrain en héritage, ainsi qu'une dernière volonté : y faire construire la maison où il aurait aimé finir ses jours. Mais il y a un problème : ce terrain se situe en Corse. TELERAMA Un “continental” hérite d’un terrain en Corse et décide d’y faire bâtir une maison, à ses risques et périls… Une sorte de sous “Bienvenue chez les Ch’tis” qu’il vaut mieux laisser béton. Comment réconcilier des Parisiens évidemment prétentieux-magouilleurs-énervés-pas sympas et des Corses forcément plastiqueurs-mafieux-flemmards-pas sympas ? Ce divertissement poussif use d’une intrigue prétexte : un dentiste francilien (Didier Bourdon) hérite d’un superbe terrain sur l’île de Beauté et tente d’y faire bâtir une maison... Permis de construire creuse paresseusement son sillon comico-régionaliste, allant jusqu’à reproduire la séquence où le protagoniste s’initie à la langue corse sous forme d’onomatopées grimaçantes. Tout le reste est à l’avenant, nul et non avenu, au point qu’on se pince souvent pour y croire, entre Simon Abkarian en architecte allemand façon Karl Lagerfeld à éventail, exigeant des robinets en cristal de Baccarat pour équiper sa maison-tournesol, le plan de cadastre volé par un chien, la chèvre neurasthénique qui a besoin qu’on lui parle, le maçon allergique à la poussière, et les syndicats paysans à la fois menaçants et braves... Ce film vient d’un espace-temps où les meilleurs ennemis s’accordent sur « l’essentiel » : c’est quand même pas des gendarmes qui vont empêcher des hommes libres et ronds comme des queues de pelle de conduire leur 4 × 4. À fuir...
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