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    gerard - JulietteRecamier1805, Paris, musee Carnavalet

    gerard - JulietteRecamier1805, Paris, musee Carnavalet
    Francois GERARD - Portrait de Juliette Récamier assise () Francois GERARD - Portrait de Juliette Récamier assise ()

    Bien connues parce que nombreuses et appréciées, ses peintures de portraits peuvent être admirées pour leur virtuosité, grâce à l’étonnante galerie de réductions (appelées « esquisses ») gardées dans l’atelier à Versailles. Sens de la nature, symbole de la silhouette bien détachée dans l’espace, lumière légèrement vaporeuse, ces qualités évoquent Prud’hon et l’école anglaise
    Sous l’Empire il devint le portraitiste de la cour : Madame de Visconti, comtesse Regnaud de Saint-Jean d'Angély (Laure de Bonneuil). Il a le goût de la matière brillante, de la lumière claire et des glacis : dans son tableau Madame Récamier (1805) que l’on peut comparer au tableau de David de 1800, sobre, sur fond uni et avec tenue simple sur un divan à l’antique. Ici la robe est plus élaborée avec une évocation en fond de paysage, masqué par une tenture.
    En 1808, il réalise un portrait de l’Empereur, tableau très célèbre.







    Le bruissement de la soie sur ma peau
    Et ce désir qui monte en murmurant ton nom
    Un désir infini bien au delà des mots
    Un désir insensé au-delà des raisons

    Il envahit mon corps et brûle dans mes veines
    Il coule entre mes cuisses en lentes traînées de feu
    Il me coupe le souffle et je respire à peine
    Et j'entrouvre la bouche et je ferme les yeux

    Le désir est puissant et j'en ai presque mal
    Je veux tes mains sur moi, ta peau contre ma peau,
    Je veux sentir en toi un désir animal
    Aussi fort que le mien, aussi grand, aussi beau

    Je suis très émue de vous dire que j’ai
    - bien compris l’autre soir que vous aviez
    toujours une envie folle de me faire
    - danser. Je garde le souvenir de votre
    baiser et je voudrais que ce soit
    - là une preuve que je puisse être aimée
    par vous. Je suis prête à vous montrer mon
    - affection toute désintéressée et sans cal-
    cul, et si vous voulez me voir aussi
    - vous dévoiler sans artifices mon âme
    toute nue, venez me faire une visite.
    - Nous causerons en amis, franchement.
    Je vous prouverai que je suis la femme
    - sincère, capable de vous offrir l’affection
    la plus profonde comme la plus étroite
    - amitié, en un mot la meilleure preuve
    que vous puissiez rêver, puisque votre
    - âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha-
    bite est bien longue, bien dure et souvent
    - difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
    grosse. Accourrez donc vite et venez me la
    - faire oublier par l’amour où je veux me
    mettre.

    Georges Sand



    Mon corps s'est réveillé au goût de tes caresses
    Et le temps s'est figé au miel de nos baisers,
    Le monde entier s'est tu à nos mots murmurés.
    A l'éclat de tes yeux, je me suis crue déesse.

    Mais je sais qu'au-delà des murs de cette pièce
    La vie reprend ses droits t'emportant loin de moi
    Et me livre à l'oubli, compagnon triste et froid.
    Je sombre amèrement au puits de ma détresse.

    Voici qu'au soir tombé mon amant tu reviens
    Drapé des souvenirs et des élans du jour
    Tu effleures mon grain d'un stylo plein d'amour.
    Je m'abandonne alors à toi, mon écrivain.



    Bien connues parce que nombreuses et appréciées, ses peintures de portraits peuvent être admirées pour leur virtuosité, grâce à l’étonnante galerie de réductions (appelées « esquisses ») gardées dans l’atelier à Versailles. Sens de la nature, symbole de la silhouette bien détachée dans l’espace, lumière légèrement vaporeuse, ces qualités évoquent Prud’hon et l’école anglaise
    Sous l’Empire il devint le portraitiste de la cour : Madame de Visconti, comtesse Regnaud de Saint-Jean d'Angély (Laure de Bonneuil). Il a le goût de la matière brillante, de la lumière claire et des glacis : dans son tableau Madame Récamier (1805) que l’on peut comparer au tableau de David de 1800, sobre, sur fond uni et avec tenue simple sur un divan à l’antique. Ici la robe est plus élaborée avec une évocation en fond de paysage, masqué par une tenture.
    En 1808, il réalise un portrait de l’Empereur, tableau très célèbre.