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    akhenaton - deuxieme chance (rap) 2006 (france)

    akhenaton - deuxieme chance (rap) 2006 (france)
    AKHENATON - deuxieme chance (2005)
    AKHENATON - deuxieme chance (2005)

    Son maniement des figures de style et de la rime dans la tradition de la poésie arabe, sa grande expérience dans la production instrumentale ainsi que ses talents de scénariste lui valent une reconnaissance artistique qui s'étend au-delà de la scène rap française dans laquelle il est l'un des plus influents.

    Philippe Fragione, dit Akhenaton (à prononcer « Akénatonne »), est un rappeur, producteur de rap français, également réalisateur et animateur de radio sur Le Mouv', né le 17 septembre 1968 à Marseille.
    Membre emblématique du groupe IAM, Akhenaton est, selon RFI, « un des représentants le plus écouté du rap en France3. »

    Sentir les portes se refermer devant soi et se dire :
    Mon instinct s’est évanoui, il ne reviendra pas c’est faux
    J’ai eu ma deuxième chance en même temps
    L’attente a été longue, très longue et stressante
    J’ai brulé mes plus belles années comme ça, mais bon me voilà...

    [Couplet 1]
    Quand j’ai vu passer le premier train
    De ma life, sous mes yeux, j’ai réalisé : il était déjà loin
    J’entends encore la loco' qui sonne
    Il s’est évanoui à l’horizon, évaporé avec tous mes diplômes
    J’avais déjà du mal à assumer l’appart’
    Et les courses, j’aurais bien eu besoin d’une autre carte
    Chance ou hasard, un coup de pouce, pas d’épaule
    Que ma souris et moi on puisse quitter ce trou à rats
    S’entrainer avec nous, trop de regrets dans les pommes
    Tout le monde souhaiterait voir refaire les traits
    Que la destinée a dessiné, décidé à changer
    On attend la deuxième chance comme la pluie au Sahel
    Les jours nous semblent n'être qu’un funeste manège
    Pourtant la vie n’est pas un tribunal
    Tout effacer ne serait pas plus mal
    J’ai les souvenirs qui s’animent au fond de mes yeux
    Quand la nuit me dit que ça n’ira jamais mieux
    Les mains s’ouvrent et se tournent vers les cieux
    Moi aussi j’ai été enfant : j’ai pleuré et j’ai ris
    Quand la malchance a dessiné une drôle de série
    L’air s’est raréfié, j’en ai pris une goulée
    Et m’en suis débattu dans tous les sens pour ne pas couler
    Irascible, caractère inégale, normal
    Si on sombre dans la parano de l’illégal
    Les jours se ressemblent, y’a rien qui dépasse
    Les emmerdes sont de briques, y’a rien qui les cassent
    Et on fredonne ces mots : « Y’a rien qui les effacent »

    [Refrain : x2]
    La belle vie me doit une prochaine danse
    Aller ailleurs pour que mon air change
    Que je souris, que ma colère flanche
    Mon dieu (mon dieu) j’aimerais bien avoir ma deuxième chance

    [Couplet 2]
    A tous mes soss’ qui ont tenu ces murs
    A mes côtés, impassibles, vigilants, quand l'hiver était dur
    Cette ville nous appartient plus qu'à tous ces richards
    Tous ces aigris et ces vieux pleurnichards
    Les rues portent leurs noms, les briques portent les nôtres
    Rien à battre des hipsters et ces lieux qu'ont la côte
    J'étais là où il en faut pour rester en vie
    Equipe de France bitumeuse, brille les yeux dans le gris
    Le temps a fait que mes genoux plient
    En pleine forêt d'ennui j'ai du creuser ma place, facile
    Élu domicile dans l'arbre qui les cachent
    En attendant le second train, le soleil a tapé
    Si fort, qu'on pour ne pas crever, j'ai tracé à pieds
    Glissé une cassette dans mon baladeur Jurassique
    Vers d'autres horizons, le mien était si dur à vivre
    Nan, je n'ai jamais blâmé dieu pour ça
    Toute cette merde sous mes yeux, elle était bien à moi
    Comme un grand, j'ai passé l'éponge
    Je peux le dire maintenant : la gamberge ronge
    Rage au cœur, croiser le fer avec ces démons dans les songes
    Personne ne tient ta main quand de si haut ton corps plonge
    La fidélité elle te crache à la face
    Pour deux billets ou quelques sapes, pour rester à la page
    C'est vrai, je n'avais que peu d'options
    Et cette corde où je marchais menait droit à l’extrême onction
    Même si tous croyaient que la pièce était jouée
    Moi de mon côté, j'me surprenait à chanter

    [Refrain]

    [Outro]
    Tous les matins je me répète :
    « La vie est un miracle, merci mon dieu pour cette grâce
    Deuxième chance, je suis en vie »