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    GAUGUIN (Paul), Arearea - BREL (Jacques), les Marquises

    GAUGUIN (Paul), Arearea - BREL (Jacques), les Marquises
    Paul GAUGUIN - Arearea 1892 () Paul GAUGUIN - Arearea 1892 ()

    Paul GAUGUIN - Arearea (joyeusetés) 1892
    En quête des traces d'un mode de vie primitif, Gauguin s'inspire de ce qu'il voit, mais également de contes locaux ou d'anciennes traditions religieuses pour représenter des scènes imaginaires. Arearea est représentative de ces oeuvres où rêve et réalité se côtoient. L'ensemble donne lieu à un univers d'enchantement harmonieux et mélancolique, où les hommes vivent sous la protection des dieux au milieu d'une nature luxuriante, dans une Polynésie archaïque et idéalisée. Gauguin considère Arearea comme l'une de ses meilleures toiles, allant jusqu'à la racheter lui-même en 1895, avant de quitter l'Europe pour toujours.

    Illustr musicale: Jacques BREL: les Marquises
    Les Marquises est une sorte de testament musical puisque Brel, au moment de l'écriture et de l'enregistrement, se sait condamné par la maladie. Le ton de l'album se révèle sombre, le texte particulieremnt expressif

    Ils parlent de la mort Comme tu parles d'un fruit
    Ils regardent la mer Comme tu regardes un puit
    Les femmes sont lascives Au soleil redouté
    Et s'il n'y a pas d'hiver Cela n'est pas l'été

    La pluie est traversière Elle bat de grain en grain
    Quelques vieux chevaux blancs Qui fredonnent Gauguin
    Et par manque de brise Le temps s'immobilise
    Aux Marquises

    Du soir montent des feux Et des points de silence
    Qui vont s'élargissant Et la lune s'avance
    Et la mer se déchire Infiniment brisée
    Par des rochers qui prirent Des prénoms affolés

    Et puis plus loin des chiens Des chants de repentance
    Et quelques pas de deux Et quelques pas de danse
    Et la nuit est soumise Et l'alizé se brise
    Aux Marquises

    Le rire est dans le cœur Le mot dans le regard
    Le cœur est voyageur L'avenir est au hasard
    Et passent des cocotiers Qui écrivent des chants d'amour
    Que les sœurs d'alentour Ignorent d'ignorer

    Les pirogues s'en vont Les pirogues s'en viennent
    Et mes souvenirs deviennent Ce que les vieux en font
    Veux tu que je te dise Gémir n'est pas de mise
    Aux Marquises