![]() | FAME, Alan Parker 1980, Maureen Teefy, Gene Anthony Ray (musical)@@Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), auditionne sans pitié ses futures recrues. TELERAMA Au-delà des chorégraphies kitsch de l’ère pré-aérobique, cette chronique de trois années d’études au sein d’une école d’élite impitoyablement exigeante est une immersion durement réaliste avec des thèmes toujours brûlants. Plusieurs histoires se chevauchent et s'interpénètrent dans ce scénario, qui décrit l'apprentissage et les efforts terribles d'une promotion de candidats acteurs-danseurs-chanteurs. Cela se passe dans une école spécialisée de New York. La sélection est sévère. La ténacité, l'arrivisme, le talent, le découragement, le dépassement de soi, le trac sont autant de qualités et de défauts qui feront les excellentes vedettes de demain. Le mythe du grand spectacle est au cœur de ce film, qui est lui-même un grand spectacle. On y suit alternativement et presque simultanément l'itinéraire de très jeunes candidats - et candidates - vers la gloire. C'est, comme on dit, un « univers impitoyable ». L'entraînement est dur. Les sentiments existent, mais il est préférable de les refréner. L'alternance de cruauté et de tendresse, d'eau de rose et de vitriol fait de ce film musical une vraie « comédie dramatique » (expression qui n'a pas grand sens dans son acception habituelle). La mise en scène est musclée, le scénario à incidences multiples, remarquablement tricoté, les jeunes interprètes, surdoués. Ce divertissement de qualité dépasse la notion de divertissement. Il évoque, allégoriquement, l'apprentissage de la vie. | FAME, Alan Parker 1980, Maureen Teefy, Gene Anthony Ray (musical)@@ (E) Comme chaque année, la New York City High School for the Performing Arts, prestigieux lycée public qui, au cœur de Manhattan, prépare aux métiers de la scène (musique, danse et théâtre), ... |
![]() | Screenshot | (E) Screenshot ... |
![]() | LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicider. Sa mère l'en empêche. Elle part donc seule pour la Côte d'Azur. Elle y séduit un nommé Bliss, le jour de ses fiançailles, et le pousse du haut d'un balcon. Plus tard, Coral, un célibataire minable, est assassiné dans une ville de province. Julie raye un nom de plus sur la liste des cinq hommes dont elle veut se venger. Vient alors le tour de Morane, un industriel ambitieux, que Julie enferme dans un réduit dont elle bouche les aérations... TELERAMA Veuve le jour de ses noces, elle fomente une implacable vengeance. Tour à tour séductrice et ange de la mort. Un grand Truffaut avec Michel Bouquet, parfait également. Le réalisateur de la Nouvelle Vague vient de publier son Hitchcock/Truffaut lorsqu’il commence à tourner ce film. C’est celui où les correspondances avec le maître du suspense sont les plus évidentes, jusque dans la musique, signée Bernard Herrmann, le compositeur fétiche du poussah britannique. À partir d’un polar de William Irish, écrivain américain qu’il vénérait et qu’il adaptera une deuxième fois pour La Sirène du Mississippi l’année suivante, Truffaut met en scène le singulier itinéraire d’une mariée meurtrie, animée d’un désir de vengeance. Cette folle amoureuse cache son identité et ne la divulgue qu’au moment fatal, en éliminant, un à un, plusieurs hommes à l’origine de son malheur. Grave, impériale dans ses costumes dessinés par Pierre Cardin, Jeanne Moreau compose une vamp morbide, aussi attirante que vénéneuse, qui parvient à soutirer des confidences, une forme d’abandon. La domination de cette héroïne s’exerce sur des hommes différents, penaud ou confit de vanité, magouilleur ou artiste cavaleur (Charles Denner, dans un rôle qui préfigure L’Homme qui aimait les femmes). Le film offre un festival de prestations remarquables, avec une mention à Michel Bouquet et Michael Lonsdale, tous deux parfaits dans l’humiliation et l’effroi. À noter aussi la séquence originale du début, où Jean-Claude Brialy débarque au matin chez Claude Rich et le réveille. Celui-ci lui ouvre la porte en pyjama, va tranquillement prendre son bain, s’habille et quitte l’appartement avec son ami, sans qu’à aucun moment le fil de leur conversation de machos invétérés ne soit brisé. Une démonstration ludique de mise en scène. | LA MARIEE ETAIT EN NOIR, François Truffaut 1968, Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy (thriller)@@ (E) Sur le parvis d'une église, un couple s'avance. Ils viennent de se marier et sont heureux. Soudain l'homme s'effondre, touché à mort par une balle venue d'on ne sait où. Julie, la jeune veuve, tente de se suicide ... |
![]() | LE PROCES, Orson Welles 1962, Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Romy Schneider (histoire)@@@Joseph K. est un petit fonctionnaire anodin. Vaniteux et sûr de son bon droit, il poursuit une existence toute tracée dans un service où il a de bons espoirs de promotion. Un matin, cette tranquillité vire au cauchemar : des individus pénètrent dans sa chambre, lui posent des questions, le harcèlent. TELERAMA Pas sûr que Kafka aurait aimé. Orson Welles devait le savoir et s’en fichait, malgré sa sincère admiration pour l’auteur tchèque. Mis à part le début, assez conforme à l’absurde kafkaïen angoissant, où Joseph K. est tiré de son lit par deux individus sardoniques qui l’interrogent, le film s’éloigne du livre par sa démesure baroque. Welles en fait surtout une fantasmagorie où il peut déployer son catalogue de morceaux de bravoure. Grâce à un producteur français qui l’a extirpé de son pétrin (départ forcé de Hollywood, films amputés…) et au décor de la gare d’Orsay (alors désaffectée, avant qu’elle ne devienne musée), l’ogre maudit exploite à merveille poutrelles, escaliers, halls, verrière, pour en faire le théâtre labyrinthique, mental et physique, d’une persécution hétérogène. Où Joseph K. n’est pas l’unique victime du pouvoir tentaculaire — il croise une foule hagarde de déportés et d’autres accusés qui rappellent les bêtes noires du maccarthysme. Mais il semble le seul qui essaie de comprendre, en étant lui-même poursuivi par un sentiment de culpabilité. Parmi les séquences marquantes : les montagnes de dossiers et de paperasse qui envahissent les galeries, l’armée de sténodactylos tapant sur leurs claviers dans un espace digne d’une cathédrale, la horde de gamins en furie qui talonnent Joseph K. On est à la limite d’un certain pompiérisme, parfois. Difficile néanmoins de ne pas être ébloui par les effets visuels, les jeux d’ombre et de lumière, l’orchestration démente des déplacements. À noter, la présence frénétique de Romy Schneider, formidable en jeune femme tentatrice. Quant à Anthony Perkins, à peine sorti de Psychose, il donne à l’affolement de multiples facettes. | LE PROCES, Orson Welles 1962, Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Romy Schneider (histoire)@@@ (E) Joseph K. est un petit fonctionnaire anodin. Vaniteux et sûr de son bon droit, il poursuit une existence toute tracée dans un service où il a de bons espoirs de promotion. Un matin, cette tranquillité vire au cauc ... |
![]() | Screenshot | (E) Screenshot ... |
![]() | ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses activités malhonnêtes. Bambino est très intéressé par les chevaux du major Harriman, qui possède le plus grand ranch de la région. Le major est en fait une belle canaille qui souhaite chasser la paisible colonie de mormons qui s'est installée, avec ses troupeaux, sur les terres les plus fertiles de la vallée voisine. Devant la mesquinerie de Harriman, Trinita décide de prendre fait et cause pour les mormons... | ON L APPELLE TRINITA, Enzo Barboni 1870, Terence Hill, Bud Spencer (western)@ (E) Au cours d'un vagabondage nonchalant, Trinita a la surprise de retrouver son frère, Bambino, qu'il croyait en prison. En fait, celui-ci est devenu shérif d'une petite localité, ce qui ne l'empêche pas de poursuivr ... |
![]() | SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sabre de grande valeur que Sakagushi souhaitait offrir au président des Etats-Unis en signe d'amitié. L'ambassadeur a une semaine devant lui pour retrouver le sabre, sans quoi il se verra contraint de se faire seppuku, pour avoir failli à sa tâche. Il charge Kuroda, un valeureux samouraï, de mettre la main sur le précieux objet. Un des lieutenants de Gosh, abandonné par ses compagnons au cours de l'opération, va l'aider dans ses recherches... TELERAMA Réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond. Des stars venues de tous les horizons. En 1871, le premier ambassadeur du Japon se rend à Washington par le train. Celui-ci est attaqué par une bande de hors-la-loi... Soleil rouge a été réalisé en Espagne par le père cinématographique de James Bond, et mis en images par le plus grand chef opérateur français (Henri Alekan). Des stars venues de tous horizons se partagent la vedette et font juste ce qu'on leur demande. À l'arrivée, un film d'aventures comme tant d'autres, puisant dans les clichés du western (plutôt spaghetti) et la tradition du film de samouraïs. | SOLEIL ROUGE, Terence Young 1971, Charles Bronson, Ursula Andress (western)@ (E) En 1870, en Arizona, Sakagushi, l'ambassadeur du Japon, se rend en train à Washington pour prendre ses fonctions. Menée par un certain Gosh, une bande de hors-la-loi attaque le train et s'empare d'une cargaison d'or et d'un sa ... |