Paris, 1907. Jules, étudiant allemand, et Jim, étudiant français, font connaissance. Ils sont bientôt liés par une amitié profonde. Ils partagent les mêmes goûts en matière de femmes. C'est alors qu'ils rencontrent Catherine, dont ils tombent tous les deux amoureux. Mais c'est Jules que Catherine choisit...
TELERAMA
Jules et Jim, l’Allemand et le Français, sont amis. Catherine est la maîtresse, la confidente… Truffaut signe une mise en scène éblouissante et un hymne à Jeanne Moreau, héroïne moderne et poignante.
Dans « Jules et Jim », Jeanne Moreau, Oskar Werner et Henri Serre forment un triangle amoureux. Films du Carrosse
Lorsqu'il cita pour la première fois le roman Jules et Jim dans l'une de ses critiques de la revue Arts, François Truffaut n'avait pas réalisé de film. Il se fit la promesse de commencer sa carrière de cinéaste en adaptant cet extraordinaire livre d'Henri-Pierre Roché, un vieil inconnu de 76 ans.
Même si Truffaut retarda le projet, Jules et Jim fête le passage d'un homme de mots vers un monde d'images : c'est un hymne au plaisir d'« entrer en cinéma ». Tout en gardant un ton très littéraire, il met en scène la rage d'aimer, à travers des scènes purement visuelles. A la lecture du livre, le cinéaste fut « frappé par le caractère scabreux des situations et la pureté de l'ensemble ». Son film réussit le même tour de force. Il évoque la discipline fervente d'une femme libre, décidée à « inventer l'amour ». Jeanne Moreau mord à pleines dents dans ce rôle d'égérie grave et gourmande. Cachée derrière le titre doublement masculin, elle est le pilier central de cet éblouissant chef-d'œuvre.
voir sur GOOGLE MAP