Darling est une femme lancée dans le broyeur de la vie, qui semble toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre d'une vie qui ne l'épargne jamais vraiment. Pourtant elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours et son histoire témoignent d'une rage de vivre. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais Darling avance, toujours et encore, proche de la rupture, avec une énergie incroyable.
TELERAMA
Elle a choisi son surnom, Darling, mais pas sa vie : une suite d’horreurs dont elle émerge invaincue. Histoire vraie, filmée avec tendresse, et un humour féroce.
D'abord, on n’y croit pas. On ne peut pas. On ne veut pas. Ce village cerné par le brouillard et les camions, ces paysans fermés, opaques, terrifiants de rancœur et de méchanceté, cette fille confiante, victime née, qui épouse l’homme de ses rêves et se retrouve tordue, broyée, brisée de partout… Pourtant, tout est vrai. Christine Carrière filme son héroïne avec un style à elle : mélange de rigueur et d’émotion, que l’on avait aimé dès Rosine, en 1994… Elle additionne les coups que Darling prend en pleine gueule. Et suggère leurs effets sur ceux qui croisent sa route. Aux côtés de Guillaume Canet, impeccable en petit con à qui on n’en veut même pas tant il l’est — con —, Marina Foïs interprète cette sœur française de la Ladybird de Ken Loach. Quand la vraie Darling s’était confiée à l’écrivain Jean Teulé, elle lui avait demandé de la rendre belle, car elle ne l’avait jamais été et qu’elle aurait bien aimé « voir comment ça fait ». Darling était belle, même si elle ne voulait pas l’admettre. Désormais, grâce à Marina Foïs, elle le sait.