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LES SECRETS DE LA PRINCESSE DE CADIGNAN, Arielle Dombasle 2023, Arielle Dombasle, Julie Depardieu (romance)@@
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La princesse de Cadignan ne compte plus ses amants. Son train de vie est si somptuaire qu'elle est obligée de se déclarer en faillite en 1830 alors qu'éclate la Révolution de Juillet. Contrainte de vivre bien plus modestement, elle conserve son pouvoir de séduction. Cependant, même si elle a connu les plaisirs les plus vifs, elle ignore encore ce qu'est la passion amoureuse. Elle ne le découvrira que quand elle croira avoir perdu l'espoir de le connaître.

LE MONDE
On n’a jamais vraiment su de quelle planète venait Arielle Dombasle et ce n’est sans doute pas son œuvre cinématographique qui risque de nous aiguiller. Après un ovni expérimental proche de la série Z (Alien Crystal Palace, 2018), voilà que la diva touche-à-tout s’attaque à une étude de femme signée Balzac, Les Secrets de la princesse de Cadignan (1839). Vivant recluse dans sa demeure à l’âge vénérable de 37 ans, cette Don Juan au féminin campée par Dombasle a, dans son passé, croqué les amants et bien des fortunes.

Dans le secret d’un salon, la scandaleuse se remémore ses conquêtes auprès de sa confidente, la marquise d’Espard (Julie Depardieu). Au fil des souvenirs, les deux amies s’avouent n’avoir jamais rencontré l’amour : la marquise propose alors à la princesse de faire la rencontre de Daniel d’Arthez (Cédric Kahn), un baron vaguement écrivain qui parviendra à atteindre le cœur de cette femme.

Sympathique désastre
Il n’y a, dans ce petit mélo historique, rien qui puisse prétendre à une fiction en bonne et due forme : les séquences donnent le sentiment de crouler les unes sur les autres, suite de petits clips foutraques (des plans réalisés au drone ici, de l’électro par là) où Dombasle – centre de tous les regards et de tous les plans –, cabotine, pousse la chansonnette, nous démontre ses talents de cavalière et parade dans de somptueux costumes.

Ce sympathique désastre donne l’étrange sentiment d’être à la fois complètement fauché et bien trop cher pour un ego trip collectionnant les pointures – Jacques Fieschi au scénario, Eric Gautier à la photographie, et quelques acteurs égarés dans ce marasme (Stanislas Merhar et Cédric Kahn). Les caprices font rarement de bons films, au mieux de bonnes soirées déguisées.
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