arpoma.com - connaitre pour mieux comprendre - histoire arts culture actualite la culture en quelques clics
page precedente     retour menu     actualiser     rechercher
peinture / litterature / musique 1 - 2 / cinema / photographie / lieux / histoire / documentation /
roman / policier / historique / recit / essai / aventure / jeunesse / poesie / theatre / rire / epopee / la Bible /

◀◀       aleatoire     ►► 
page unique / kaleidoscope / liste
Patrick RAMBAUD - La Bataille

Patrick RAMBAUD - La Bataille

Prix Goncourt 1997

Après avoir débuté comme critique de cinéma sur France Inter, Patrick Rambaud se spécialise dans la presse écrite : d'abord pigiste pour Positif, il cofonde en 1970 le mensuel satirique Actuel dans lequel il parodie de nombreuses personnalités littéraires et universitaires. Un travail qui devient même sa spécialité et le fait connaître du grand public. Il réussit cependant à 'décoller' cette étiquette en publiant 'La Bataille', récit de la défaite napoléonienne d'Essling, oeuvre récompensée à la fois par le prix Goncourt et celui de l'Académie française en 1997. Par ailleurs, Patrick Rambaud rédige 'Le Journalisme sans peine', relevant ainsi les clichés, les poncifs et les lieux communs des écrits journalistiques. Il a également travaillé à l'écriture de scénarios pour Jean-Pierre Mocky... Il publie 'La Grammaire en s'amusant' puis 'Chronique du règne de Nicolas Ier', une histoire romancée et caustique de la présidence de Nicolas Sarkozy, dont paraît un tome par an. Un énorme succès en librairie et une belle consécration pour Patrick Rambaud, qui a longtemps joué le rôle de 'nègre' dans l'édition.
1997 roman
Graciliano RAMOS - Memoires de prison

Graciliano RAMOS - Memoires de prison

En 1936, Graciliano Ramos est directeur de l’Instruction publique de l’État d’Alagoas, dans le Nordeste brésilien. C’est aussi un écrivain connu. Il vient de publier São Bernardo, il achève Angoisse. Ce qu’il écrit, ce qu’il pense composent de lui la figure d’un homme libre. Il n’en faut pas davantage alors pour devenir suspect : le climat politique est tendu, Getúlio Vargas prépare le coup d’État qui installera la dictature de l’Estado Novo. Les prisons se remplissent. Les communistes sont visés, mais aussi tout ce qui peut faire obstacle aux desseins de l’homme fort du Brésil : la gauche, les libéraux, les intellectuels, les étrangers.

Un jour de mars de cette année agitée, Graciliano Ramos est arrêté, sans motif, sans explication. Pendant onze mois ce seront la même opacité, la même angoissante absurdité. Le fond de l’horreur est atteint au bagne d’Ilha Grande, colonie pénitentiaire sous les tropiques. Là sont parqués « politiques » et prisonniers de droit commun.

Lorsqu’il quitte la colonie, Graciliano Ramos, à quarante-quatre ans, est un vieillard épuisé.

Dix ans plus tard, il entreprend la rédaction de ses Mémoires de prison. Un projet longuement médité, longtemps ajourné. Il y consacrera les dernières années de sa vie. Livre de la mémoire, cet ouvrage ne sera pas un pamphlet politique. Graciliano Ramos se garde aussi de tout exhibitionnisme. Ce qu’il veut, c’est communiquer le plus aigu des sensations, des situations, des sentiments. Cette recherche au fond de soi et des autres était indissociable d’une réflexion sur la véracité du récit : une entreprise de rigueur.

Témoignage de Graciliano Ramos, écrivain brésilien incarcéré pour subversion par le régime de Getulio Vargas en 1936-1937. Selon les traducteurs, il s’agit de l’oeuvre majeure de G. Ramos, entré au Parti communiste en 1945.

Critique de la librairie Compagnie
1953 memoires
Rudolf Erich RASPE - les aventures du baron de Munchausen

Rudolf Erich RASPE - les aventures du baron de Munchausen

Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen (ou Münchausen avec un seul « h » selon une graphie répandue1) est un officier allemand, mercenaire à la solde de l'armée russe né le 11 mai 1720 et mort le 22 février 1797. Le récit romancé de ses exploits en a fait un des héros les plus populaires de la littérature allemande.
En 1785, l'écrivain allemand Rudolf Erich Raspe recueille, ordonne et publie ces récits (du vivant du baron de Münchhausen) en anglais, sous le titre Baron Münchhausen's Narrative of his Marvellous Travels and Campaigns in Russia.
Un an plus tard, les Aventures sont traduites en allemand par Gottfried August Bürger (1747-1794), professeur à l'université de Göttingen, sous le titre Abenteuer des berühmten Freiherrn von Münchhausen. Plus qu’une traduction, il remanie les histoires et fournit une version plus poétique et satirique que le livre de Raspe.
Le livre sera traduit de l'allemand en français par Théophile Gautier (fils), avec des illustrations de Gustave Doré. Cette traduction est très agréable, bien qu'amputée de certains passages jugés trop « politiquement incorrects » pour ses contemporains.
1785 memoires
Pauline REAGE - Histoire d'O

Pauline REAGE - Histoire d'O

Une jeune femme libre et indépendante (libre sexuellement aussi, pour les années 1950) est emmenée par son amant dans un château, situé à Roissy, où l'on « dresse » les femmes. Elle y devient esclave, de son plein gré. Elle y souffre (elle doit s'accoutumer au fouet) et n'y connaît au fond que peu de plaisirs si ce n'est celui d'appartenir à quelqu'un. C'est dans le donjon de Samois qu'elle est marquée au fer rouge aux initiales de son maître et son sexe percé de deux anneaux dont l'un supporte le poids d'un lourd disque de métal décoré d'un triskell niellé d'or et où est gravé le nom de son propriétaire.
Le roman comporte une part de réalisme oublié aujourd'hui, puisqu'à Roissy on pratique un enfermement qui était celui imposé aux pensionnaires des maisons closes, avant leur fermeture en 1946 à la suite des campagnes de Marthe Richard.
Pris au premier degré et compris avec une grille de lecture des années 2000 (aujourd'hui le sado-masochisme est un type de pratiques sexuelles institutionnalisé), il ne s'agit que d'un roman érotique, mais Histoire d'O est aussi un cri, celui d'une personne qui veut appartenir à une autre. Si la référence au sado-masochisme est donc bien présente, ce n'est pas aux pratiques visant à pimenter la vie d'un couple, mais à celles qui sont une quête d'absolu, le don de soi. Son écriture, froide et concise, en fait un objet d'autant plus fascinant.

Histoire d'O est un roman français signé par Pauline Réage (pseudonyme de Dominique Aury, née Anne Desclos) publié en 1954 chez l'éditeur Jean-Jacques Pauvert et ayant reçu le Prix des Deux Magots l'année suivante.
1954 roman
Jules RENARD - Poil de carotte

Jules RENARD - Poil de carotte

Poil de carotte est un enfant très mal aimé, qui, pour lutter contre les humiliations quotidiennes et la haine maternelle, n'a que la ruse, cette arme des faibles. Sans doute est-ce dans cette enfance malheureuse qu'il faut chercher les sources du scepticisme et de l'ironie de Jules Renard (1864-1910), son art de la litote, son style dense et précis, sa cruauté d'observation. Le récit se présente comme une suite de courts croquis formant des chapitres.
François Lepic, surnommé « Poil de carotte » à cause de ses cheveux roux et ses taches de rousseur, est montré comme victime des humiliations et de l'indifférence de ses parents, de son frère Félix et de sa sœur, Ernestine. Il est lui-même bourreau, lorsqu'il massacre de petits animaux...

Poil de carotte est une longue nouvelle ou un roman autobiographique de Jules Renard publiée en 1894, qui raconte l'enfance et les déboires d'un enfant roux mal aimé.
1894 conte jeunesse
Jules RENARD - journal 1887-1910

Jules RENARD - journal 1887-1910


journal
Arturo Perez REVERTE - les aventures du capitaine Alatriste

Arturo Perez REVERTE - les aventures du capitaine Alatriste

Dans une œuvre à mi-chemin entre policier et roman historique, à la fois enlevée et très érudite, Arturo Perez-Reverte documente le lecteur aussi bien sur la restauration des peintures du Moyen Âge ou les subtilités du jeu d'échecs (Le Tableau du maître flamand) que sur la genèse des romans de Alexandre Dumas (Club Dumas). Nombre de ses titres figurent parmi les ventes à succès des librairies et il est actuellement traduit en 34 langues.
Fin 1996, paraît la série des "Aventures du Capitaine Alatriste" qui devient aussitôt une des séries littéraires les plus populaires, avec des tirages très importants. Le héros est un personnage comparable à Sherlock Holmes, Philip Marlowe ou Hercule Poirot[réf. nécessaire].
Alatriste incarne un capitaine espagnol des Tercios de Flandres. Une figure humaine, avec ses grandes vertus et ses nombreux défauts, minutieusement située dans le temps (17e) et dans l'espace, entourée de personnages historiques et protagoniste des plus grands exploits de son époque.
Arturo Pérez-Reverte se souviendra d'ailleurs de son héros lors de son discours d'intronisation à l'Académie Royale Espagnole intitulé "La parole d'un brave du 17e"
L'auteur a également reçu le Prix Jean Monnet de littérature européenne du département de Charente en 1997 pour La peau du tambour
1996 recit
Yasmina REZA - le dieu du carnage

Yasmina REZA - le dieu du carnage

A l'école, Ferdinand attaque Bruno à coups de bâton. Les parents, des quadragénaires bourgeois, se rencontrent pour régler le litige dans l'appartement du blessé. Urbains et conciliants, ils tentent de tenir un discours de tolérance et d'excuse mais leurs relations vont peu à peu s'envenimer.
Avec cette pièce drôle et efficace, dans laquelle la mécanique du conflit mélange les registres, Yasmina Reza propose une comédie grinçante très actuelle et proche des lecteurs, où pointe nue satire de notre société d'apparences. La dispute des enfants et le retentissement de cet incident sur les parents est au coeur de ce huis clos qui, respectant la règle des trois unités, part de l'intime et du quotidien pour évoquer des thèmes universels.

Le Dieu du carnage est une pièce de théâtre de Yasmina Reza, créée le 25 janvier 2008, au Théâtre Antoine à Paris. La pièce (publiée en janvier 2007 aux éditions Albin Michel) avait été créée en janvier 2007 par Jürgen Gosch à la Schauspielhaus de Zurich et reprise ensuite au Berliner Ensemble.
theatre
Paul RICOEUR - la metaphore vive

Paul RICOEUR - la metaphore vive

Dans La métaphore vive (1975), Ricœur étudie la fonction poétique de la langue et plus précisément le concept de trope qui est analysé sous l'angle linguistique, poétique et philosophique. Car la figure de style, et plus précisément la métaphore, est pour Ricœur un procédé cognitif original et avec sa propre valeur.
« La fonction de transfiguration du réel que nous reconnaissons à la fiction poétique implique que nous cessions d'identifier réalité et réalité empirique ou, en d'autres termes, que nous cessions d'identifier expérience et expérience empirique. Le langage poétique tire son prestige de sa capacité à exprimer des aspects de ce que Husserl appelait Lebenswelt et Heidegger In-der-Welt-sein. De la sorte il exige que nous critiquions notre concept conventionnel de la vérité, c'est-à-dire que nous cessions de le limiter à la cohérence logique et à la vérification empirique, de façon à prendre en compte la prétention de vérité liée à l'action transfigurante de la fiction. »
Il écrit même :
« La métaphore, c'est la capacité de produire un sens nouveau, au point de l'étincelle de sens où une incompatibilité sémantique s'effondre dans la confrontation de plusieurs niveaux de signification, pour produire une signification nouvelle qui n'existe que sur la ligne de fracture des champs sémantiques. Dans le cas du narratif, je m'étais risqué à dire que ce que j'appelle la synthèse de l'hétérogène ne crée pas moins de nouveauté que la métaphore, mais cette fois dans la composition, dans la configuration d'une temporalité racontée, d'une temporalité narrative. »
Cette découverte de la fonction cognitive de la métaphore repose sur le dépassement du traitement habituel de la métaphore qui voit en elle un simple phénomène linguistique de « transport de sens ». Pour comprendre cela, Ricœur propose de voir que la métaphore ne prend tout son sens que restituée dans le texte dans son ensemble.



1975 essai philosophique
Rainer Maria RILKE - les carnets de Malte Laurids Brigge

Rainer Maria RILKE - les carnets de Malte Laurids Brigge

C'est ridicule. Me voilà dans ma petite chambre, moi âgé de vingt-huit ans, que personne ne connaît. Je suis assis ici et je ne suis rien. Et pourtant ce rien se met à réfléchir ; il réfléchit dans son cinquième étage, par un maussade après-midi parisien, et voici ce qu'il pense : est-il possible, pense-t-il, qu'on n'ait encore rien vu, rien su, rien dit qui soit réel et important ? Est-il possible qu'on ait eu des millénaires pour regarder, pour réfléchir, pour enregistrer et qu'on ait laissé passer ces millénaires comme une récréation dans une école, pendant laquelle on mange sa tartine et une pomme ? Oui, c'est possible.
1910 essai