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MOLIERE - le misanthrope

MOLIERE - le misanthrope

« Sur quelque préférence, une estime se fonde,
Et c’est n’estimer rien, qu’estimer tout le monde. »
(Alceste, acte I, scène I, vers 57-58)

Alceste hait l'humanité tout entière, y dénonce l'hypocrisie, la couardise et la compromission. Mais il aime pourtant Célimène, coquette et médisante. Le vertueux se lance ainsi dans des combats perdus d'avance qui l'acculent à la fuite… Molière y critique les mœurs de la cour, l'hypocrisie qui règne dans cette société du paraître, où les comportements frisent la parodie.
Le Misanthrope ou l’Atrabilaire amoureux est une comédie de Molière en cinq actes (comportant respectivement 3, 6, 5, 4 et 4 scènes) et en vers (1808 alexandrins) jouée pour la première fois le 4 juin 1666 au Théâtre du Palais-Royal. Elle est inspirée du Dyscolos de Ménandre.
1666 theatre
MOLIERE - Tartuffe ou l’Imposteur

MOLIERE - Tartuffe ou lImposteur

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir. »
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
et cela fait venir de coupables pensées.
(Tartuffe, acte III, scène II, vers 860-862)

Tartuffe, un hypocrite et un faux dévot, réussit à manipuler Orgon, l’archétype du personnage de cour, en singeant la dévotion et en devenant son directeur de conscience.
En écrivant cette pièce, Molière s’attaque à un bastion très influent : les dévots. Parmi eux se trouvent des hommes religieux corrects, sincères et innocents mais aussi des hommes sans aucune morale d'esprit et qui profitent de ce rôle sans pitié. C’est cette seconde catégorie que Molière tente de critiquer.

La pièce est ancrée dans la réalité historique avec l’allusion à la Fronde, qui a déchiré la France une quinzaine d’années auparavant. Le roi y apparaît plein de mansuétude et de sagesse.

la pièce reste révolutionnaire par sa mise en cause d’une religion qui deviendrait dictatoriale. Elle est, avec Dom Juan, une des pièces qui ont soulevé le plus de polémiques et d’oppositions.

Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie en cinq actes et en vers (1962 alexandrins) est représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664.
1664 theatre
henry de MONFREID - les secrets de la Mer Rouge

henry de MONFREID - les secrets de la Mer Rouge

Henry de Monfreid arrive à trente-deux ans à Djibouti où il devient commerçant en cuirs et cafés. Cette existence le lasse vite, et il achète un boutre, engage deux matelots somalis, un mousse et se lance dans l'aventure. La pêche aux perles d'abord, puis surtout le commerce des armes.


Ce ne sont plus que bagarres, poursuites, chassés-croisés entre trafiquants et policiers de la mer, tempêtes, sur cette mer Rouge qui retint Henry de Monfreid sa vie durant et qui fascinera tous les lecteurs de cette extraordinaire épopée.
1932 recit de voyage
Michel de MONTAIGNE - Les Essais

Michel de MONTAIGNE - Les Essais

« Tout homme porte en soi la forme entière de l’humaine condition. »
«J'ai vu en mon temps cent artisans, cent laboureurs, plus sages et plus heureux que des recteurs de l'université.»
«De toutes les vanités, la plus vaine c’est l’homme.»
«Si on cache une région du corps, c'est pour mieux attirer l'attention sur elle.»
«Ce n'est pas la mort que je crains, c'est de mourir.»
«Ne faites donc pas comme l'avare, qui perd beaucoup pour ne vouloir rien perdre.»
«L'une des plus grandes sagesses de l'art militaire, c'est de ne pas pousser son ennemi au désespoir.»
«La pauvreté des biens est facile à guérir, la pauvreté de l'âme, impossible.»
"Verité en deca des Pyrennees, mensonge au delà"

Michel Eyquem de Montaigne1, né le 28 février 1533 et mort le 13 septembre 1592 à Saint-Michel-de-Montaigne (Dordogne), est un écrivain, philosophe, moraliste et homme politique français de la Renaissance, auteur d’un livre qui a influencé toute la culture occidentale : les Essais.
Fondateur de l’introspection, il en vient peu à peu à l’unique projet de faire son propre portrait : « Je n’ai d’autre objet que de me peindre moi-même » Mais il dépeint principalement ses pensées, il veut voir plus clair en lui-même, dans ce qu’il appelle son « arrière-boutique » : « Ce ne sont pas mes actes que je décris, c’est moi, c’est mon essence2. » Un pareil dessein est alors très neuf et personne, même dans l’Antiquité, ne l’a expressément formé3.

Les Essais sont l'œuvre majeure de Michel de Montaigne (1533-1592), à laquelle il travaille de 1572 jusqu'à sa mort. Ils traitent de tous les sujets possibles, sans ordre apparent : médecine, livres, affaires domestiques, chevaux, maladien 1 entre autres, auxquels Montaigne mêle des réflexions sur sa propre vie et sur l'homme, le tout formant « un pêle-mêle où se confondent comme à plaisir les choses importantes et futiles, les côtés vite surannés et l’éternel1. »
Les Essais sont cependant devenus un livre universel, « le seul livre au monde de son espèce », un livre unique qui met sous les yeux du lecteur non pas simplement un homme en train de se décrire, mais une vie en train de se faire. Tout ce à quoi s'intéresse leur auteur se résume en effet en une seule question fondamentale : « qu'est-ce que l'homme ? » ou, plus exactement, « que suis-je, moi, Michel Eyquem de Montaigne ? »
Pour saisir ce qu'est l'homme, Montaigne le décrit aussi bien dans ses misères que dans ce qu'il a de grand : les Essais dressent le portrait d'un être dans la moyenne, divers, ondoyant, et surtout plus riche que tous les modèles idéaux auxquels on s'efforce de l'identifier. Les Essais sont de ce point de vue à l'opposé de tout système philosophique ; si Montaigne cherche la réalité de la condition humaine, c'est à travers l'observation de ce qu'elle a de plus quotidien, de plus banal — chez lui comme chez les autres. À cela s'ajoute la malice de l'auteur à diminuer ce qu'il écrit : « Toute cette fricassée que je barbouille ici n'est qu'un registre des essais de ma vie. » Toutes les choses de la vie, même les plus humbles, sont dignes d'intérêt à ses yeux ; son plaisir est de mettre au jour une humanité nue et crue en scrutant son propre être intérieur, son « arrière-boutique » selon ses propres mots.
Un tel livre ne pouvait évidemment laisser indifférent. Réflexions d'un maître de sagesse et de tolérance pour les uns, ouvrage hérétique pour les autres, toujours imité et toujours inimitable, le sujet des Essais n'est peut-être jamais mieux défini que par ces mots de Stefan Zweig : « Celui qui pense librement pour lui-même honore toute liberté sur terre. »
1580 essai philosophique
Charles Louis Secondat baron de MONTESQUIEU - de l'Esprit des lois

Charles Louis Secondat baron de MONTESQUIEU - de l'Esprit des lois

De l'esprit des lois ou L'Esprit des lois est l'œuvre majeure de Montesquieu. Dans ce traité politique, le philosophe suit une méthode révolutionnaire pour l'époque : il refuse de juger ce qui est par ce qui doit être, et choisit de traiter des faits politiques en dehors du cadre abstrait des théories volontaristes et jusnaturalistes1. Il défend ainsi une théorie originale de la loi : au lieu d'en faire un commandement à suivre2, il en fait un rapport à observer et à ajuster entre des variables. Parmi ces variables, il distingue des causes culturelles (traditions, religion, etc.) et des causes naturelles (climat, géographie, etc.). Il livre à partir de là une étude sociologique des mœurs politiques.
L'Esprit des lois paraît pour la première fois sans nom d'auteur, après vingt ans de travail, à Genève, vers la fin octobre, début novembre 17483. Elle paraît grâce à l'aide de Mme de Tencin, qui achète la plupart des exemplaires pour les donner à ses amis. Elle est également chargée de la publication des Errata de cette première édition très fautive et amputée (500 exemplaires qui devaient être distribués gratuitement avec les volumes non encore vendus), ainsi que de la réédition chez Barrillot et, avec l'aide de de Boze, de celle de l'édition de Paris (1749), chez Huart, revue et corrigée par l'auteur4.
A la parution de l'ouvrage, Montesquieu est l'objet des plus vives critiques de la part de conservateurs5 et d'ecclésiastiques. Des louanges sont émises par les encyclopédistes comme D'Alembert, fils naturel de Mme de Tencin et qui lui écrira un éloge. Certains encyclopédistes lui reprochent toutefois une certaine forme de conservatisme (Montesquieu était favorable à l'aristocratie). On lui reproche aussi son déterminisme dans sa théorie des climats. Montesquieu répondra à toutes ces critiques par Défense de l'esprit des lois, publié en 1750.
Certains lisent dans L'Esprit des lois la promotion d'un système aristocratique très libéral, d'autres une mise en garde envers les monarques et les nobles quant au risque de despotisme (d'un seul ou de tous) s'ils ne se partagent pas le pouvoir. Certains estiment que L'Esprit des lois a inspiré la rédaction de la Constitution française de 1791 (notamment ses pages concernant la séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire) ainsi que la rédaction de la Constitution des États-Unis d'Amérique (principe des checks and balances). Des commentateurs modernes s'inscrivent en faux contre la réduction de Montesquieu à un théoricien de la séparation des pouvoirs, et même du libéralisme politique.
1748 essai philosophique
Henri de MONTHERLANT - Les Jeunes filles

Henri de MONTHERLANT - Les Jeunes filles

En se penchant un peu en arrière, il voyait, derrière le dos de Solange, la jeune femme qui était assise à côté d’elle ; adossée dans son fauteuil, elle écoutait, bouche entrouverte et les yeux clos. Elle n’était pas jolie, mais Costals la désirait:
1° parce qu’il trouvait convenable que, dans la même minute où il caressait pour la première fois une jeune personne, il en désirât une autre ;
2° parce que, donnant l’apparence du sommeil, il était impossible qu’elle ne levât pas en lui la pensée d’abuser de ce sommeil ;
3° parce qu’il lui semblait que, pour éprouver une telle extase d’un phénomène aussi insipide que cette musique, il fallait qu’elle fut détraquée ; or, il n’aimait que les jeunes filles saines et simples, comme Solange, c’est pourquoi cela lui était agréable d’avoir envie d’une femme détraquée.

« Lisez cela. C’est plus qu’un roman. C’est à mon sens ce qui a été dit de plus cruel et de plus vrai sur les jeunes filles. » Romain Rolland
Montherlant propose ici une étude quasi zoologique sur la femme, mais il le fait avec l’élégance et la finesse nécessaires. une satyre sociale et culturelle de son époque ne se limitant pas à la femme. « Une singerie unanime portait les auditeurs à s’imiter les uns les autres dans leurs airs pénétrés, tandis que de la scène la glaire sonore continuait à s’épendre, intarissablement. »
A noter la présence d’un personnage féminin à l’intelligence et à la culture venant apporter un contrepoids au ton du livre et venant rappeler indirectement que Les jeunes filles reste une fiction.
1939 roman
Paul MORAND - Montociel, Rajah aux Grandes Indes

Paul MORAND - Montociel, Rajah aux Grandes Indes

Paul Morand, né le 13 mars 1888 à Paris et mort le 23 juillet 1976 à Paris, est un écrivain, diplomate et académicien français.

Considéré comme un des pères du « style moderne » en littérature, il s'est imposé comme l'un des grands écrivains français du XXe siècle. Son œuvre a eu une large influence sur les Hussards, en particulier Roger Nimier.
1960 roman aventure
Elsa MORANTE - Mensonge et sortilege

Elsa MORANTE - Mensonge et sortilege

Dans la Sicile de toutes les magies, Edoardo Cerentano di Paruta, noble et riche héritier, « le Cousin » à la ténébreuse séduction, domine l'univers ici créé par Elsa Morante. Présent, absent ou mort, cet homme qui n'aura jamais aimé que lui-même hante ses proches et tisse les trames du destin. Dans son royaume fabuleux, trois autres personnages : Francesco De Salvi, dit « le Grêlé », la lumineuse putain Rosaria, et Anna Massia, belle, arrogante, désespérée, tous mus par cette fatale tendance à aimer quand on ne les aime pas et à dédaigner l'amour qu'on leur déclare. Ils recourent alors à la dissimulation et aux masques. Mensonge qui ronge les cœurs pris dans le sortilège des passions. Bien d'autres personnages inoubliables évoluent dans cet univers, telles Cesira, une petite institutrice dévorée par l'ambition, ou Concetta Cerentano, par les prodiges de l'amour.
Un monde d'adorations éperdues et de féroces jalousies que fait revivre la solitaire Elisa De Salvi, toute transpercée par les souvenirs, dernière étoile de « la constellation du Cousin ». Et il lui échoit d'écrire l'épopée intime de ces femmes et de ces hommes glorieux et déchus qui se livrent sans frein aux ruissellements infernaux de l'amour.
1948 roman
Alberto MORAVIA - le Conformiste

Alberto MORAVIA - le Conformiste

Moravia nous montre comment l'absence de Loi sauf celle émanant d'un groupuscule de décérébrés notoires peut conduire au fascisme. Sa thèse est critiquable. Mais ce bouquin n'est pas un essai et mérite d'être réhabilité.
Marcello, issu d'une famille en pleine déliquescence, prend conscience de son "anormalité": jouissance dans la mise à mort, penchants homosexuels... Il a peur et tente de ressembler à ce qu'il pense être l'"homme normal". Il adhère au fascisme, obéit aux ordres, rentre dans les services spéciaux de la police politique, trahit un de ces anciens professeurs de philosophie réfugié à Paris pour organiser la résistance.
Moravia nous offre quelques pages terribles: un garçonnet tiraillé par de sombres pulsions, tueur de lézards et de chat, jouisseur de rien, conscience marécageuse un peu désespérante. L'intérêt du bouquin, c'est de plonger le lecteur dans une conscience noirâtre, verdâtre, "vomiâtre" dont les exhailaisons puantes font étrangement penser aux odeurs souffrées de nos propres aisselles que nous décollons chaque matin dans un grand geste de soulagement. La lâcheté et l'absurdité du conformisme de Marcello résonnent dans les cavités reculées de nos profondeurs pas très catholiques, échos aux désirs diffus d'ordre et de clarté, aux combats contre les petits titillements pulsionnels qui agitent nos cervelles débiles. Le lecteur plonge dans des ténèbres qui peuvent être les siens. Un bouquin où on se purge bien. Attention aux petits gestes "marcelliens": ranger ses chaussons symétriquement dans le prolongement de la table de nuit, elle-même bien calée dans l'angle opposé au petit meuble où l'on range sa brosse à dent...
Quant à Julie , la femme de Marcello, certes détestable sous certains aspects, elle a une poitrine abondante et adore faire l'amour avec fraîcheur.
1951 roman
Alberto MORAVIA - le mepris

Alberto MORAVIA - le mepris


roman