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Christa WOLF - Christa T.

Christa WOLF - Christa T.

Une leucémie, ça ne plaisante pas. Emporte, balaye son sujet, sans fard, sans concession. C'est le cas de l'héroïne de ce roman, qui meurt avant l'heure, avant même l'âge mûr. Avec elle s'éteint une quête de l'idéal, une recherche de la perfection. La mort brutale de cette femme est l'occasion pour la narratrice de brosser le portrait de son amie. Documents, extraits de journaux, témoignages vont enrichir son discours, dans le temps et l'espace, pour donner une forme romanesque originale. Au-delà du portait d'une héroïne, militante pour un monde meilleur, une femme un brin rêveur, c'est toute la déception d'une génération allemande que décrit là Christa Wolf, dans un message désenchanté, triste et renonçant.

Second roman de l'auteur, publié en 1968 en Allemagne de l'Est, Christa T. a valu à Christa Wolf un retentissement international
1968 recit autobiographique
Jules VERNE - le Tour du Monde en 80 jours

Jules VERNE - le Tour du Monde en 80 jours

C'est la course autour du monde d'un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d'y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L'ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage (traditionnel pour Jules Verne) et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman.
Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le xixe siècle et les débuts de la révolution industrielle. L'apparition de nouveaux modes de transport (chemin de fer, marine à vapeur) et l'ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir.

Le Tour du monde en quatre-vingts jours a été écrit en 1872 par Jules Verne et publié en 1873 par Pierre-Jules Hetzel à Paris. Il parut en feuilleton dans Le Temps du 6 novembre au 22 décembre 18721.
1873 recit de voyage
Anton TCHEKOV - la Steppe

Anton TCHEKOV - la Steppe

Première grande oeuvre narrative de Tchekhov, 'La steppe' raconte l'histoire d'un enfant, Iégorouchka, qui se rend à la ville pour y fréquenter l'école, sur une charrette faisant partie d'un convoi qui transporte des balles de coton et se déplace d'une localité à l'autre à travers la steppe. Tout le récit est fondé sur les paysages qui composent la steppe et les sensations qu'ils évoquent à l'enfant.
1888 recit
Harriet Beecher STOWE - la case le l'oncle Tom

Harriet Beecher STOWE - la case le l'oncle Tom


recit jeunesse
Brian SELZNICK - L invention de Hogo Cabret

Brian SELZNICK - L invention de Hogo Cabret

« Parfois , je viens ici la nuit, pas pour entretenir les horloges, juste pour regarder. Je m'imagine que le monde est une machine géante. Tu sais, dans les machines, il n'y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l'univers entier est une machine, il y a bien une raison pour que je sois là. Et toi aussi, tu as une raison d'exister. »

Hugo Cabret est orphelin : son père, qui l’élevait, est mort dans l’incendie du musée où il était employé comme horloger.
Ses seuls compagnons sont un automate trouvé dans les décombres du musée, sur lequel travaillait son père, et son oncle, un poivrot qui l’héberge dans les combles de la gare. Un jour, l’oncle disparaît. Hugo n’a d’autre solution que de se cacher et de poursuivre le travail de l’oncle (régler les horloges) en priant pour qu’on ne le découvre pas. Car il a un but : finir de réparer l’automate de son père.
Hugo est persuadé qu’une fois en état de marche, celui-ci lui délivrera un message important. Pour cela, il dérobe chaque jour un jouet à un vieux vendeur, se constituant ainsi une réserve de rouages, de ressorts... Seulement, un matin, le vieil homme le prend la main dans le sac : il lui confisque son carnet de croquis, indispensable à la réparation de l’automate, et l’oblige à travailler pour lui… Grâce à sa nouvelle amie Isabelle, la fille du vieil homme, Hugo finira par réparer l’automate, qui reconstituera sous ses yeux un dessin de Georges Méliès, le créateur du Voyage dans la Lune.
Et il découvrira que le vieux marchand n’est autre que Méliès que tout le monde croyait disparu.



2011 recit jeunesse
Arturo Perez REVERTE - les aventures du capitaine Alatriste

Arturo Perez REVERTE - les aventures du capitaine Alatriste

Dans une œuvre à mi-chemin entre policier et roman historique, à la fois enlevée et très érudite, Arturo Perez-Reverte documente le lecteur aussi bien sur la restauration des peintures du Moyen Âge ou les subtilités du jeu d'échecs (Le Tableau du maître flamand) que sur la genèse des romans de Alexandre Dumas (Club Dumas). Nombre de ses titres figurent parmi les ventes à succès des librairies et il est actuellement traduit en 34 langues.
Fin 1996, paraît la série des "Aventures du Capitaine Alatriste" qui devient aussitôt une des séries littéraires les plus populaires, avec des tirages très importants. Le héros est un personnage comparable à Sherlock Holmes, Philip Marlowe ou Hercule Poirot[réf. nécessaire].
Alatriste incarne un capitaine espagnol des Tercios de Flandres. Une figure humaine, avec ses grandes vertus et ses nombreux défauts, minutieusement située dans le temps (17e) et dans l'espace, entourée de personnages historiques et protagoniste des plus grands exploits de son époque.
Arturo Pérez-Reverte se souviendra d'ailleurs de son héros lors de son discours d'intronisation à l'Académie Royale Espagnole intitulé "La parole d'un brave du 17e"
L'auteur a également reçu le Prix Jean Monnet de littérature européenne du département de Charente en 1997 pour La peau du tambour
1996 recit
Marco POLO - le Devisement du Monde

Marco POLO - le Devisement du Monde

Le Devisement du monde, que l'on trouve aussi sous d'autres dénominations comme Il Milione ou Le livre des merveilles, retrace les aventures de l’explorateur marchand vénitien Marco Polo qui a vécu à la cour du grand Kubilai Khan. Il est écrit en 1298.
Son œuvre importante est un récit poétique qui témoigne de l’âge des premières explorations géographiques. Il décrit de façon émerveillée, voire emphatique, les richesses et les enchantements des traditions et coutumes asiatiques. Un passage célèbre consacré à la description enchanteresse de la résidence d’été du grand khan à Ciandu (aujourd’hui Shang-tu) est un bon exemple. D'ailleurs ses récits au sujet de la richesse du Cathay (la Chine) sont accueillis avec scepticisme par les Vénitiens, qui par dérision le surnommèrent Il Milione (l'homme aux millions), d'où l'autre titre donné à son œuvre.

Les récits qu'il a faits à Rustichello de Pise, un compagnon de détention durant les guerres opposant Venise à Gènes (1298), permirent à ce dernier de rédiger en français le récit de son voyage qui dura environ 24 ans. Son œuvre connut un vif succès. En effet, elle fut rapidement traduite en plusieurs langues, abondamment recopiée et diffusée dans toute l'Europe. Lue par beaucoup comme une œuvre d'imagination, elle influença deux siècles plus tard les grands découvreurs, comme Christophe Colomb et Vasco de Gama.
Mais si comme tout explorateur, Marco Polo est entré en contact avec de lointaines civilisations, il n'a véritablement rien découvert de plus que ce que d'autres avaient trouvé avant lui (à part le papier monnaie (billet) et le charbon).Néanmoins, son œuvre constitue la première documentation précise sur les pays et les peuples d'Orient au Moyen Âge.
1254 recit de voyage
Gerard de NERVAL - voyage en Orient

Gerard de NERVAL - voyage en Orient

"Je ne regrettai pas de m'être fixé pour quelque temps au Caire et de m'être fait sous tous les rapports un citoyens de cette ville, ce qui est le seul moyen de la comprendre et de l'aimer"

L'Orient de Gérard de Nerval

Le 23 décembre 1842, Nerval quittait Paris pour un périple d'une année en Orient qui devait le conduire successivement en Égypte, au Levant et en Turquie. De ce séjour, de ce voyage entrepris dans la tradition romantique, le poète devait rapporter un récit intitulé Voyage en Orient. Cependant, c'est un tout autre voyage qu'il avait inauguré en 1840 - sa "vita nuova" - et qu'il accomplira avec l'expérience décrite dans Aurélia, en 1854, quelques mois avant sa mort tragique. Il s'agit cette fois de l'Orient au sens métaphysique du terme : que les gnostiques identifient au Yémen. On ne dispose malheureusement que d'un seul terme pour désigner l'Orient géographique et ce "pôle au-dedans de nous-mêmes" qui est l'Orient symbolique.
1851 recit de voyage
henry de MONFREID - les secrets de la Mer Rouge

henry de MONFREID - les secrets de la Mer Rouge

Henry de Monfreid arrive à trente-deux ans à Djibouti où il devient commerçant en cuirs et cafés. Cette existence le lasse vite, et il achète un boutre, engage deux matelots somalis, un mousse et se lance dans l'aventure. La pêche aux perles d'abord, puis surtout le commerce des armes.


Ce ne sont plus que bagarres, poursuites, chassés-croisés entre trafiquants et policiers de la mer, tempêtes, sur cette mer Rouge qui retint Henry de Monfreid sa vie durant et qui fascinera tous les lecteurs de cette extraordinaire épopée.
1932 recit de voyage
Henry MILLER - Tropique du Cancer

Henry MILLER - Tropique du Cancer

Le premier et le plus connu des ouvrages de Henry Miller (1891-1980), Tropique du Cancer, parut à Paris en 1934, grâce à l'aide de la femme de lettres américaine Anaïs Nin. L'auteur avait quarante ans, était marié et père de famille. Il aurait pu appartenir à la génération littéraire de Dos Passos et de Steinbeck si le contenu sexuel du livre n'avait pas différé jusqu'en 1961 sa publication aux États-Unis.

Ce récit personnel retrace avec intensité la vie affective et intellectuelle d'un Américain à Paris. Vu comme une ville lumineuse et sordide, Paris pousse dans son corps comme un cancer et grandit jusqu'à ce qu'elle l'ait dévoré. Cette ville tentaculaire, en rien rassurante, est un berceau de « naissances artificielles », où l'auteur retrouve le reflet de son visage dans les rues aux pavés inégaux, sur les murs constellés d'affiches, et où il lui faut s'affaler sur un banc, le ventre creux. Son désir : « Me promener dans le jardin des Tuileries et bander en regardant les statues muettes. Ou bien errer le long de la Seine, la nuit, errer sans fin, devenir fou de sa beauté. » En infatigable marcheur à l'oreille éveillée, aux narines ouvertes aux relents de choux et de pissotière comme au parfum des fraises sur le marché. Les monuments, les maisons, les parcs ne sont qu'un épiderme urbain surpris en flagrant délit d'osmose.

L'écriture se veut projection de la vie et des rythmes biologiques. Miller abolit toute hiérarchie entre le sexe et l'esprit, les viscères et les sentiments. L'érotisme ouvre à l'amour. La description explicite des rapports sexuels est portée par la conviction que « l'inertie est plus obscène que toute autre chose » : « Ayons un monde d'hommes et de femmes avec des dynamos entre les jambes. » Cette fiction autolibératrice, qui jette « un crachat au visage de l'art », a joui, non sans raisons, d'une réputation sulfureuse, car Tropique du Cancer est aussi un texte de littérature érotique.
1934 recit autobiographique