arpoma.com - connaitre pour mieux comprendre - histoire arts culture actualite la culture en quelques clics
page precedente     retour menu     actualiser     rechercher
peinture / litterature / musique 1 - 2 / cinema / photographie / lieux / histoire / documentation /
roman / policier / historique / recit / essai / aventure / jeunesse / poesie / theatre / rire / epopee / la Bible /

◀◀     aleatoire     ►► 
page unique / kaleidoscope / liste
Milos TSERNIANSKI - Migrations

Milos TSERNIANSKI - Migrations

Au XVIIIe siècle, pour fuir la domination des Turcs, des milliers de Serbes émigraient dans l'empire voisin, l'Autriche. Ils devenaient militaires ou commerçants. Mais beaucoup d'entre eux rêvaient d'une terre plus lointaine, une terre slave et orthodoxe comme la leur, où ils pourraient refaire leur vie: la Russie.
Migrations est le roman de cette diaspora. Au-delà de l'anecdote historique, entremêlée de drames et de comédies, un sentiment de profonde mélancolie parcourt le livre. Du malheur de notre condition, Tsernianski ne conclut pas au silence ou à l'absence des dieux. Au contraire, une divinité perfide - qu'il nomme «le hasard comédien » - semble toujours se jouer cyniquement du sort des individus et des peuples.
1953 epopee
Chretien de TROYES - Perceval le Gallois ou le conte du Graal

Chretien de TROYES - Perceval le Gallois ou le conte du Graal

« Seigneurs, me direz-vous où il est un pont ou un gué?»
Le pêcheur lui répond :
« Non, frère, vingt lieues en aval ou amont il n'est ni gué, ni pont, ni barque plus grande que celle-ci qui ne porterait pas cinq hommes. On ne peut passer un cheval. Il n'est ni bac, ni pont, ni gué.
- Par le nom de Dieu, dites-moi où je trouverai un logis pour cette nuit.
- Vous en aurez besoin, c'est vrai. De logis comme d'autre chose. C'est moi qui vous hébergerai pour cette nuit. Montez par cette brèche que vous voyez là dans la roche. Quand vous serez dessus le haut, vous apercevrez un vallon et une maison où j'habite près de la rivière et des bois. »

Perceval ou le Conte du Graal est le cinquième roman de Chrétien de Troyes, resté inachevé. Écrit vers 1181, il est dédié au protecteur de Chrétien, le comte de Flandre Philippe et raconte l'histoire de Perceval, jeune homme devenu depuis peu un chevalier redoutable, ayant pour but la "quête" (recherche) du Graal.
Chrétien affirme avoir travaillé d’après une source fournie par Philippe. Le "conte", "roman" ou "poème" relate les aventures et les épreuves sans cesse croissantes du jeune chevalier Perceval, croisées avec celles de messire Gauvain, et il se termine abruptement après seulement 9000 vers. L'œuvre nous est connue par quinze manuscrits ou fragments1. Par la suite, d'autres auteurs en ont rajouté jusqu'à 54 000 (voir ci-dessous, "Continuations"). Perceval est le premier texte où il est fait mention du Saint Graal.
1100 epopee
leon TOLSTOI - Guerre et Paix

leon TOLSTOI - Guerre et Paix

La Guerre et la Paix ou Guerre et Paix, publié entre 1865 et 1869 dans Russkii Vestnik, un périodique de l’époque, ce livre evoque l’histoire de la Russie à l’époque de Napoléon Ier (notamment la campagne de Russie en 1812). La richesse et le réalisme des détails ainsi que les nombreuses descriptions psychologiques font qu’il est souvent considéré comme un roman majeur de l’histoire de la littérature.
Tolstoï y développe une théorie fataliste de l’histoire, où le libre arbitre n’a qu’une importance mineure et où tous les événements n’obéissent qu’à un déterminisme historique inéluctable.
La Guerre et la Paix a engendré un nouveau genre de fiction. Bien qu’aujourd’hui considéré comme un roman, cette œuvre a cassé de si nombreux codes du roman de son époque que de nombreux critiques ne le considérèrent pas comme tel. Tolstoï considérait lui-même Anna Karénine (1878) comme sa première tentative de roman, au sens où les Européens l’entendaient.
La Guerre et la Paix fut à l’époque de sa publication un immense succès, bien que Tolstoï ne s’y attendît pas. Tolstoï confia à son ami Afanassi Fet qu’il s’attendait à ce que cette œuvre passât inaperçue2. Le roman est cité par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai Ten Novels and Their Authors parmi les dix plus grands romans.
1868 epopee
Joao Guimaraes ROSA - Diadorim

Joao Guimaraes ROSA - Diadorim

À travers amours et guerres, envoûté par l'énigmatique Diadorim, évoquant toutes les aventures qui firent de lui un preux jagunço, un gardien de troupeaux, Riobaldo raconte les journées encore brûlantes passées de bataille en bataille, les longues chevauchées à méditer sur la vie et la mort, dans le décor aride du sertão, lieu de l'épreuve, de la révélation et de la confrontation à l'infini. Unique roman et chef-d'oeuvre du plus grand écrivain brésilien du XXe siècle, Diadorim apparaît d'ores et déjà, au même titre que Don Quichotte, La Chanson de Roland ou Faust pour la tradition européenne, comme une oeuvre mythique de dimension universelle.

« Un véritable tour de force sur le plan de la langue. Une des oeuvres formellement les plus abouties du siècle. »
Mario Vargas Llosa

« Une oeuvre d'une dimension rare en littérature... L'un des plus grands livres qu'on ait jamais écrits. Brutal, tendre, cordial, sauvage, vaste comme le Brésil lui-même. »
Jorge Amado
1956 epopee
le RAMAYANA

le RAMAYANA

Le Rāmāyana (qui signifie en sanskrit « le parcours de Rāma ») est la plus courte des épopées mythologiques de langue sanskrite composées entre le iiie siècle av. J.‑C. et le iiie siècle de notre ère. Constitué de sept livres et de 24 000 vers, le Râmâyana est, avec le Mahābhārata, l'un des écrits fondamentaux de l'hindouisme et de la mythologie hindoue.

Le Rāmāyana commence bien après la naissance de Rāma par la plainte de la Terre dévastée qui, sous la forme d'une vache, s'adresse à Vishnou et le met en face de sa responsabilité.
Le Rāmāyana raconte la naissance et l'éducation du prince Rāma qui est le septième avatar du dieu Vishnou, la conquête de Sîtâ et son union avec elle. L'œuvre raconte également l'exil de Rāma, l'enlèvement de Sîtâ, sa délivrance et le retour de Rāma sur le trône.
Quand il est écarté du trône de son père (alors qu'il en est l'héritier légitime), Rāma s'exile d'Ayodhya, accompagné par Sîtâ et son frère Lakshmana. Puis Sîtâ est enlevée par le démon Râvana et emprisonnée à Lankâ (qu'on identifie généralement à l'île de Sri Lanka, mais que certains auteurs comme Louis Frédéric placent plutôt sur l'une du groupe des sept îles - peut-être la Heptanesia de Ptolémée - qui sont à l'origine de la ville de Mumbai). Après une longue et pénible recherche, Rāma la délivre avec l'aide d'Hanuman, général de l'armée des singes. Râvana est tué par Rāma qui récupère ensuite son trône et gouverne son royaume avec une grande sagesse.
Dans la partie qui constitue probablement un ajout écrit à une époque ultérieure, Sîtâ est accusée par la rumeur publique d'avoir commis un adultère au cours de sa captivité. Bien qu'elle soit innocente, elle quitte Rāma en emmenant ses fils avec elle et est recueillie par l'ermite Valmiki (on pense qu'il s'agirait du véritable auteur du Rāmāyana[réf. nécessaire]). Après plusieurs années, cette injustice étant réparée, Sîtâ retourne avec Rāma.

1100 epopee
Francois RABELAIS - Gargantua

Francois RABELAIS - Gargantua

Grandgousier estoit bon raillard en son temps, aymant à boyre net autant que homme qui pour lors fust au monde, et mangeoit voluntiers salé.
A ceste fin, avoit ordinairement bonne munition de jambons de Magence et de Baionne,
force langues de beuf fumées, abondance de andouilles en la saison et beuf sallé à la moustarde, renfort de boutargues , provision de saulcisses, non de Bouloigne (car il craignoit ly boucon de Lombard), mais de Bigorre, de Lonquaulnay, de la Brene et de Rouargue .

En son eage virile, espousa Gargamelle, fille du roy des Parpaillos, belle gouge et de bonne troigne, et faisoient eux deux souvent ensemble la beste à deux doz, joyeusement se frotans leur lard, tant qu'elle engroissa d'un beau filz et le porta jusques à l'unziesme moys.

Car autant, voire dadvantage, peuvent les femmes ventre porter, mesmement quand c'est quelque chef d'oeuvre et personnage que doibve en son temps faire grandes prouesses, comme dict Homere que l'enfant duquel Neptune engroissa la nymphe nasquit l'an après revolu : ce fut le douziesme moys. Car (comme dit A. Gelle, lib iij), ce long temps convenoit à la majesté de Neptune, affin qu'en icelluy l'enfant feust formé à perfection. A pareille raison, Jupiter feist durer xlviij heures la nuyct qu'il coucha avecques Alcmene, car en moins de temps n'eust il peu forger Hercules qui nettoia le monde de monstres et tyrans.

Grandgousier, le père de Gargantua, adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua qu’elle porte pendant onze mois. Gargamelle, enceinte de Gargantua, fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille gauche de sa mère et réclame aussitôt à boire.
Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua.

La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, ou plus simplement Gargantua, est le deuxième roman de François Rabelais. D’une structure comparable à celle de Pantagruel, mais d’une écriture plus complexe, il conte les années d’apprentissage et les exploits guerriers du géant Gargantua. Plaidoyer pour une culture humaniste contre les lourdeurs d’un enseignement sorbonnard figé, Gargantua est aussi un roman plein de verve, d’une grande richesse lexicale, et d’une écriture souvent crue, volontiers scatologique. Immédiatement le nouveau-né est mort de soif et réclame «à boyre». Surpris et amusé par une telle soif, Grandgousier, son père, s’exclame : «Que grand (gosier) tu as», ce qui vaudra à l’enfant d’être appelé Gargantua.
Rabelais a publié Gargantua sous le même pseudonyme que Pantagruel : Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais) Abstracteur de Quinte Essence.
1534 epopee
Marcel PROUST - A la recherche du temps perdu

Marcel PROUST - A la recherche du temps perdu

« …le moment où il faudrait me mettre au lit, loin de ma mère et de ma grand-mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. »
Pendant longtemps, il ne se souvint que de cet épisode de ses séjours dans la maison de sa grand-tante. Et puis, un jour, sa mère lui proposa une tasse de thé et des madeleines, qu’il refusa dans un premier temps puis finit par accepter. C’est alors que, des années après son enfance, le thé et les miettes du gâteau firent remonter toute la partie de sa vie passée à Combray : « … et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé. »

Plutôt que le récit d'une séquence déterminée d'événements, cette œuvre s'intéresse non pas à la mémoire du narrateur mais à une réflexion sur la littérature.
La démarche de Proust est paradoxale : dans la recherche, l'étude de sa vie personnelle dans ses moindres détails, dans un milieu très spécifique (la haute bourgeoisie et l'aristocratie française du début du xxe siècle) il accède à l'universel.

Ce style particulier traduit une volonté de saisir la réalité dans toutes ses dimensions, dans toutes ses perceptions possibles, dans toutes les facettes du prisme des différents intervenants. On rejoint les préoccupations des impressionnistes : la réalité n'a de sens qu'à travers la perception, réelle ou imaginaire, qu'en a le sujet.

L'œuvre ne se limite pas à cette dimension psychologique et introspective, mais analyse aussi, d'une manière souvent impitoyable, la société de son temps : opposition entre la sphère aristocratique des Guermantes et la bourgeoisie parvenue des Verdurin, auxquelles il faut ajouter le monde des domestiques représenté par Françoise. Au fil des tomes, l'œuvre reflète l'histoire de son temps, depuis les controverses de l'affaire Dreyfus jusqu'à la guerre de 1914-1918.
1922 epopee
Margaret MITCHELL - Autant en emporte le vent

Margaret MITCHELL - Autant en emporte le vent

prix Pulitzer 1937

Autant en emporte le vent (titre original en anglais Gone with the Wind) est LE roman écrit par Margaret Mitchell au début du xxe siècle. Il est paru en 1936.

Avec la guerre, les privations, le siège d'Atlanta, les Yankees, les bombardements, des liens étroits se tissent entre tous ces personnages. Autour d'eux, vivent les planteurs de coton la société d'Atlanta, qui ne veulent rien changer à leur mode de vie malgré tous ces bouleversements. Qu'ils soient de la ville ou de la campagne, ces gens voient leur ancienne vie s'écrouler, leur civilisation se faire emporter. Ils sont ruinés financièrement et politiquement, et à la fin de la guerre ils voient les Yankees et les Noirs prendre le pouvoir en Géorgie, leur État si chèrement défendu. Et ce cauchemar qui suit la guerre est finalement pire que tout. La misère, la famine et la peur rôdent à la porte de tous les Confédérés. Les Yankees veulent écraser le Sud, en particulier la Géorgie qui passe pour un état rebelle et tous les moyens sont bons: fraude politique, spéculation financière, répression… La vie ne peut reprendre son cours car on voit des hommes pendus ou emprisonnés pour rien, des femmes agressées et violées sans que personne ne cherche à punir le coupable.
Dans ce chaos, les Sudistes ne se laissent pas faire. Et petit à petit, ils remonteront tous la pente. Mais certains ne prendront pas la même route que les autres…
Ce que l'on peut rajouter sur ce roman, c'est que les descriptions – que certains pourront trouver trop longues – permettent de se plonger réellement dans la vie de la Géorgie et de tous ces personnages. On finit presque par croire que l'on a existé avec eux.
1936 epopee
Gabriel Garcia MARQUEZ - Cent ans de solitude

Gabriel Garcia MARQUEZ - Cent ans de solitude

Par une étouffante matinée du début des années 1930, dans la région tropicale de la côte nord colombienne, une jeune femme regardait les bananeraies défiler par la fenêtre du train de la United Fruit Company. Des rangées de bananiers, miroitant entre soleil et ombre. Elle avait pris de nuit le vapeur à Barranquilla, un port sur la mer des Caraïbes, pour traverser la Ciénaga, l?immense marais infesté de moustiques, et elle gagnait maintenant sa destination, le village d?Aracataca, dans l?intérieur des terres. C?est là que, plusieurs années auparavant, elle avait laissé à ses parents vieillissants son pre¬mier-né, Gabriel, encore bébé à l?époque.

Gabriel Garcia MARQUEZ, Cent ans de solitude, Prologue

Cent ans de solitude (titre original : Cien años de soledad) est un roman de langue espagnole, écrit par le romancier, nouvelliste et journaliste colombien Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature en 1982. L'ouvrage a été rédigé en 1965 au Mexique et publié deux ans plus tard, en mai 1967, à Buenos Aires, en Argentine, par Editorial Sudamericana à huit mille exemplaires1. Il est considéré comme une œuvre maîtresse de la littérature hispano-américaine en particulier et de la littérature universelle de manière générale. C'est un des romans les plus lus et les plus traduits actuellement, en espagnol comme dans d'autres langues. Il est souvent cité comme le texte le plus représentatif du réalisme magique, faisant cohabiter plusieurs genres littéraires et juxtaposant un cadre historique avéré et des références culturelles vraisemblables à des éléments surnaturels ou irrationnels. Il narre le parcours de la famille Buendia sur six générations, habitant le village imaginaire de Macondo et acculée à vivre cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquíades. Elle va ainsi traverser les guerres et les conflits propres à l'histoire colombienne.
À ce jour, à peu près 30 millions d'exemplaires de l'ouvrage ont été vendus dans le monde depuis sa première parution. Il a été traduit dans 35 langues.
1967 epopee
le MAHABHARATA

le MAHABHARATA

Louange à toi, Seigneur des dieux, louange à toi, tueur de Bala et de Namuci, louange à toi, époux de Shacî, dieu ocellé.

Par ton eau, sauve les serpents que le soleil brûle. Tu es notre recours suprême, ô meilleur des immortels.

Tu as en effet le pouvoir de répandre l'eau en abondance, ô destructeur de cités ! Tu es nuage, tu es vent, tu es feu, et éclair dans le ciel.

Tu sèmes en foule les nuages, on t'appelle aussi Nuée. Tu es l'éclair sans pareil, terrible, tu es l'orage retentissant.

Tu es le créateur des mondes, et leur inexorable destructeur. Tu es la lumière de tous les êtres, tu es le soleil, fils d'Aditi.

Tu es la merveille des merveilles, tu es roi, tu es seigneur des dieux, tu es Vishnu, tu es le dieu ocellé, tu es le refuge ultime.

Tu es l'immortalité entière, dieu, tu es la liqueur sacrificielle, tant vénérée. Tu es le jour, tu es l'heure, tu es la minute, et la seconde encore.

Tu es la demi-lunaison claire, et l'obscure, tu es la minute et la seconde lunaire. Tu es l'année, et la saison, et le mois, et la nuit, et le jour.

Tu es la terre excellente, ses forêts et ses montagnes.
Tu es le firmament limpide, éclairé de ses astres.
Tu es l'océan immense, à la houle puissante,
Où se cachent baleines, monstres, crocodiles et poissons.

Mahâbhârata, Livre I, Le Livre des Commencements

Le Mahabharata (sanskrit: littéralement « La Grande Inde ») est une épopée sanskrite de la mythologie hindoue comportant quatre-vingt-dix milles strophes réparties en dix-huit livres (parvan). Il est considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte pas moins de 250 000 vers — quinze fois plus que l'Iliade.
Le Mahabharata est un livre sacré de l'Inde, qui relate la « Grande Geste » des Bhârata, grand poème épique datant des derniers siècles avant l'ère commune. C'est une saga mythico-historique, contant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l'ère chrétienne, entre deux branches d'une famille royale : les Pândava et leurs cousins, les Kaurava, pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange. C'est l'un des deux grands poèmes épiques de l'Inde, fondateur de l'Hindouisme avec le Ramayana. On peut penser que la date de l'épopée primitive du Mahabharata est bien antérieure à celle du Rāmāyana, comme les faits eux-mêmes qui sont la matière de l'un et de l'autre poème.
epopee