arpoma.com - connaitre pour mieux comprendre - histoire arts culture actualite la culture en quelques clics
page precedente     retour menu     actualiser     rechercher
peinture / litterature / musique 1 - 2 / cinema / photographie / lieux / histoire / documentation /
◀◀     aleatoire     ►► 
page unique / kaleidoscope / liste /

André GLUCKSMANN


C'est l'idée du despotisme qui nous donne l'idée de la démocratie

Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.
france
André GLUCKSMANN ()

Jean ZAY


Les écoles doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas.

Les hommes qui ne rêvent point la nuit perdent un tiers de leur existence.

Malheur à celui sur lequel se referme la porte d'une prison et qui n'a point de vie intérieure, qui ne saura s'en créer !

Malgré l'épaisseur de ses murs, la prison est une maison de verre. Il n'y a personne pour vous parler, mais tout le monde pour vous voir.

« Pour Jean Zay, la République repose avant tout sur le civisme et l'intelligence des citoyens, c'est-à-dire sur leur éducation intellectuelle et morale. […] Contre la conservation sociale mais aussi contre les utopies révolutionnaires, la politique est ce mouvement par lequel l'humanité s'approfondit et devient en quelque sorte plus digne d'elle-même. ».
Jean Zay est un avocat et homme politique français, né à Orléans le 6 août 19041, et mort assassiné par la Milice à Molles (Allier), le 20 juin 1944 (à 39 ans) au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Au cours de sa vie, Jean Zay assure les fonctions de sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil, ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts, député du Loiret et conseiller général.

Il entre au Panthéon le 27 mai 2015.

Jean ZAY ()

Muhammad YUNUS (1940- )


Tous les êtres humains ont les capacités nécessaires pour changer le cours de leur vie

Il est connu pour avoir fondé la première institution de microcrédit, la Grameen Bank, ce qui lui valut le prix Nobel de la paix en 2006. Il est surnommé le « banquier des pauvres ».
Muhamad Yunus, né le 28 juin 1940 à Chittagong au Bangladesh, est un économiste et entrepreneur bangladais
Elevé sous influence anglaise au milieu de ses treize frères et soeurs par un père négociant en or, il apprend les principes d'humilité et de réserve que recommande l'Islam. Muhammad Yunus fait de nombreux voyages, si bien qu'à 21 ans, il s'est rendu aux quatre coins du monde, en 1977, le programme 'Grameen' est mis en oeuvre. Il s'agit de faire confiance aux plus démunis en leur accordant l'accès au crédit. La Grameen devient un établissement bancaire en 1983, et quelques années plus tard son modèle commence à s'exporter à l'étranger. En hommage à son altruisme et aux milliers de personnes auxquelles il a permis de se sortir de la misère, Muhammad Yunus reçoit le 13 octobre 2006 le Prix Nobel de la paix.
bengla-desh
Muhammad YUNUS (1940- ) ()

Elie WIESEL


Tous les fleuves vont à la mer ......... et la mer n'est pas remplie

....Et si je porte en moi une detresse et une illusion sans nom, un désespoir sans fond,
c'est parce que, en cette nuit là, j'ai vu des enfants juifs sages et recueillis, porteurs de paroles et de rêves muets,
se diriger vers les ténèbres avant de se consummer dans les flammes ........

....ce qui me reste de cette nuit à nulle autre pareille ? Une sensation irrémediable de perte, de rupture ....

...J'ai seize ans quand mon père meurt. Mon père est mort et je n'ai plus mal. Je ne sens plus rien : quelqu'un est mort en moi, et c'est moi.

(Tous les fleuves vont à la mer/ ténèbres/)

usa
Elie WIESEL ()

Simone WEIL


Il faut connaître le mal que l'on veut combattre

«L’avenir ne nous apporte rien, ne nous donne rien ; c’est nous qui, pour le construire, devons tout lui donner, lui donner notre vie elle-même.»

Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.

«L'enfer c'est de s'apercevoir qu'on n'existe pas et de ne pas y consentir.»

«Entre deux hommes qui n'ont pas l'expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près.»

«Le chrétien est un mauvais païen, converti par un mauvais juif.»

« Toutes les tragédies que l’on peut imaginer reviennent à une seule et unique tragédie : l’écoulement du temps. »

Simone Weil est née en 1909 dans une famille d'origine juive, mais agnostique. Elle a trois ans de moins que son frère André. En 1924-1925, elle suit les cours du philosophe René Le Senne au lycée Victor-Duruy, à Paris, et obtient, au mois de juin 1925, le baccalauréat de philosophie
Juive, lucide sur ce qui se passe en Europe, elle est sans illusion sur ce qui les menace, elle et sa famille, dès le début de la guerre. Lorsque Paris est déclarée « ville ouverte », le 13 juin 1940, elle et sa famille se réfugient à Marseille. C'est à cette époque qu'elle commence la rédaction de ses Cahiers. Les études qu'elle rédige sur la Grèce, sur la philosophie grecque, en particulier sur Platon, seront rassemblées après la guerre dans deux volumes : La Source grecque et les Intuitions pré-chrétiennes. Elle travaille également sur la physique contemporaine, et écrit sur la théorie des quanta. Elle entre en contact avec les Cahiers du Sud, la revue littéraire la plus importante de la France libre, et participe à la Résistance en distribuant les Cahiers du Témoignage Chrétien
Toujours en quête d'absolu, Simone Weil connaît sa première révélation mystique à l'abbaye de Solesmes, elle veut comprendre la volonté de Dieu et l'articuler intellectuellement avec ses propres expériences religieuses. Elle donne dans 'Pensées sans ordre concernant l'amour de Dieu' une interprétation mystique de la religion chrétienne, pleine de son désir de sacrifice. En 1942, forcée de se réfugier aux Etats-Unis, Simone Weil refuse de quitter ses compatriotes et revient aider les Forces françaises libres en Angleterre. Atteinte de tuberculose, elle s'éteint à 34 ans dans un sanatorium anglais.
france
Simone WEIL ()

Lech WALESA


C'est nous qui modérons les gens. C'est grâce à nous qu'on ne tire pas sur le pouvoir, si le pouvoir n'a pas encore été rejeté... Sans nous il y aurait déjà la révolte populaire.

Lech Walesa, né le 29 septembre 1943 à Popowo (Pologne), est un syndicaliste et homme d'État polonais.
Électricien de formation, il est président-fondateur du mouvement Solidarnosc cofondé avec Anna Walentynowicz, et devient ainsi une figure emblématique de la Pologne s'affranchissant de l'influence de l'URSS à partir de la fin des années 1970. À ce titre, il est récompensé par le prix Nobel de la paix en 1983.
Engagé en politique, il est élu 5e président de la République polonaise en 1990. Cinq ans plus tard, briguant un second mandat présidentiel, il n'est pas réélu au second tour face à Aleksander KwaÅ›niewski. Il bénéficie encore aujourd'hui d'une importante aura internationale.
pologne
Lech WALESA ()

VOLTAIRE (1694-1778)


Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Figure emblématique de la France des Lumières, chef de file du parti philosophique, son nom reste attaché à son combat contre « l’Infâme », nom qu’il donne au fanatisme religieux, et pour la tolérance et la liberté de penser. Déiste en dehors des religions constituées, son objectif politique est celui d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes ». Intellectuel engagé au service de la vérité et de la justice, il prend, seul et en se servant de son immense notoriété, la défense des victimes de l’intolérance religieuse et de l’arbitraire dans des affaires qu’il a rendues célèbres (Calas, Sirven, chevalier de La Barre, comte de Lally).
François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il est mort le 30 mai 1778, est un écrivain et philosophe qui a marqué le xviiie siècle et qui occupe une place particulière dans la mémoire collective française et internationale.
france
VOLTAIRE (1694-1778) ()

Simone VEIL


Rien ne s'efface : les convois, le travail, l'enfermement, les baraques, la maladie, le froid, le manque de sommeil, la faim, les humiliations, l'avilissement, les coups, les cris... rien ne peut ni ne doit être oublié.

Simone Veil, née Jacob le 13 juillet 1927 à Nice (Alpes-Maritimes), est une femme politique française.
Rescapée de la Shoah, elle entre dans la magistrature comme haut fonctionnaire jusqu'à sa nomination comme ministre de la Santé, en mai 1974. À ce poste, elle fait notamment adopter la « loi Veil », promulguée le 17 janvier 1975, qui dépénalise2 le recours par une femme à l'interruption volontaire de grossesse.
De 1979 à 1982, elle est la première présidente du Parlement européen, nouvellement élu au suffrage universel. Elle est Ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement Édouard Balladur, puis siège au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007. Élue à l'Académie française le 20 novembre 2008, elle est reçue sous la Coupole le 18 mars 2010.
france
Simone VEIL ()

Germaine TILLON


Si j'ai survécu, je le dois d'abord et à coup sûr au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin, à une coalition de l'amitié, car j'avais perdu le désir viscéral de vivre.

Notre patrie ne nous est chère qu'à la condition de ne pas devoir lui sacrifier la vérité.

L'asservissement ne dégrade pas seulement l'être qui en est victime, mais celui qui en bénéficie.

Germaine Tillion considère que chacun doit rester vigilant face au mal qui peut revenir : « Au terme de mon parcours je me rends compte combien l'homme est fragile et malléable. Rien n'est jamais acquis. Notre devoir de vigilance doit être absolu. Le mal peut revenir à tout moment, il couve partout et nous devons agir au moment où il est encore temps d'empêcher le pire27. » Pour elle le nazisme est l'incarnation du mal27.
Germaine Tillion pense que la haine entre deux communautés provient d'un manque d'espace, et que le défi du xxie siècle est la survie d'une humanité sans cesse grandissante sur une planète aux ressources limitées, ce dont l'homme vient à peine de prendre conscience
Germaine Tillion (30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) - 19 avril 2008 à Saint-Mandé1 (Val-de-Marne) est une résistante et une ethnologue française.
Elle a reçu le prix Pulitzer en 1947, pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale et fut la deuxième femme à devenir Grand-croix de la Légion d'honneur après Geneviève Anthonioz-de Gaulle. Un hommage de la Nation lui est rendu au Panthéon2 le 27 mai 2015 (en même temps que Jean Zay, Pierre Brossolette et Geneviève de Gaulle-Anthonioz).

Germaine TILLON ()

Teng TSIAO PING (1904-1997)


Peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu'il attrape les souris.

Deng Xiaoping ou Teng Hiao-Ping (22 août 1904 - 19 février 1997) a été le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) de 1956 à 1967 et plus tard le dirigeant de facto de la République populaire de Chine de 1978 à 1992. Bien que retiré ensuite des affaires, il demeura un référent pour le régime jusqu'à son décès.
Deng Xiaoping est généralement considéré comme étant à l'origine du développement économique de la Chine actuelle.
chine
Teng TSIAO PING (1904-1997) ()

Soeur Emmanuelle (1908-2008)


Partout et toujours, cherche sans te lasser le remède qui soulage, sème l'espoir : ça vivifie et ton amour peut faire des miracles.

Sœur Emmanuelle, née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France), souvent surnommée la « petite sœur des chiffonniers » ou « petite sœur des pauvres », est une enseignante, religieuse et écrivain.
Elle est connue pour ses œuvres caritatives en Égypte auprès des enfants et des plus démunis et est un symbole, dans l'opinion française, de la cause des déshérités.
belgique
Soeur Emmanuelle (1908-2008) ()

SOCRATE (-470 à -399)


Si un âne te donne un coup de pied, ne lui rends pas

Un homme qui a faim n'examine pas la sauce

Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien

Connais-toi toi meme

Socrate est un philosophe de la Grèce antique (-470 à -399), considéré comme l’un des inventeurs de la philosophie morale et politique. Il n’a laissé aucune œuvre écrite ; sa philosophie s’est transmise par l’intermédiaire de témoignages indirects (en particulier par les écrits de ses disciples Platon et Xénophon).
grece
SOCRATE (-470 à -399) ()

Leopold Sedar SENGHOR (1906-2001)


Assimiler sans être assimilé.

Le poème n'est accompli que s'il se fait chant, parole et musique en même temps.

Léopold Sédar Senghor, né le 9 octobre 1906 à Joal, au Sénégal, et mort le 20 décembre 2001 à Verson, en France, est un poète, écrivain, homme politique sénégalais et premier président de la République du Sénégal (1960-1980) et il fut aussi le premier Africain à siéger à l'Académie française. Il a également été ministre en France avant l'indépendance de son pays.
Il est le symbole de la coopération entre la France et ses anciennes colonies pour ses partisans ou du néo-colonialisme français en Afrique pour ses détracteurs.
Sa poésie essentiellement symboliste, fondée sur le chant de la parole incantatoire, est construite sur l'espoir de créer une Civilisation de l'Universel, fédérant les traditions par-delà leurs différences. Par ailleurs, il approfondit le concept de négritude, notion introduite par Aimé Césaire, en la définissant ainsi : « La Négritude est la simple reconnaissance du fait d’être noir, et l’acceptation de ce fait, de notre destin de Noir, de notre histoire et de notre culture ».
senegal
Leopold Sedar SENGHOR (1906-2001) ()

Albert SCHWEITZER (1875-1965)


Que chacun s'efforce dans le milieu où il se trouve de témoigner à d'autres une véritable humanité. C'est de cela que dépend l'avenir du monde.

N'aies pas peur de regarder l'autre dans les yeux, tu finiras par t'y voir toi-meme
(proverbe Fang)

Celui à qui la souffrance est épargnée doit se sentir appelé à soulager celle des autres.
Le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage.

L'idéal est pour nous ce qu'est une étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide.

La seule possibilité de donner un sens à son existence, c'est d'élever sa relation naturelle avec le monde à la hauteur d'une relation spirituelle.

La force qui ne connaît que la révolte s'y use
Le nationalisme, c'est un patriotisme qui a perdu sa noblesse
Les gouvernements s'entendent lorsque les peuples les obligent à s'entendre

Albert Schweitzer (Kaysersberg, 14 janvier 1875 - Lambaréné, 4 septembre 1965), était un théologien protestant, musicien organiste, philosophe et médecin alsacien, né citoyen d’Alsace-Lorraine (ressortissant allemand).
Connu pour son éthique du « respect de la vie », inspiré (comme il en témoigne1) des religions de l'Inde, dont notamment le principe d’ahimsâ (« non-violence ») issu du jaïnisme, de l’hindouisme et du bouddhisme, mais aussi célèbre pour la fondation en 1913 de son hôpital de Lambaréné, au Gabon, ainsi que pour ses travaux sur Bach et ses interprétations à l’orgue, caractéristiques du mouvement de la réforme alsacienne, Albert Schweitzer fut lauréat du prix Goethe en 1928 et du prix Nobel de la paix en 1952.
france
Albert SCHWEITZER (1875-1965) ()

Eduard SCHUTLE - le denonceur des crimes nazis


Eduard Schulte né le 4 janvier 1891 à Düsseldorf et mort le 6 janvier 1966 à Zurich) était un industriel allemand important qui fut l'un des premiers à alerter les Alliés sur et à dire au monde l'existence de l'Holocauste et de l'extermination systématique des Juifs dans l'Allemagne nazie et dans l'Europe occupée.
Dès 1916, durant la Première Guerre mondiale, Schulte dirigeait le département pour la production de saponification sous la tutelle du ministère de la Guerre. Sa carrière de dirigeant se poursuivant, des années 1920 aux années 1940, il fut amené à avoir de fréquents contacts avec le haut gouvernement allemand et les responsables militaires, aussi bien qu'avec d'autres industriels qui avaient accès à des informations sensibles.
Ses relations d'affaires donnèrent à Schulte l'opportunité de voyager principalement entre Breslau en Silesia et Zurich en Suisse, où il avait des contacts avec Allen Dulles, avec le consul allemand dissident Hans Bernd Gisevius, et avec les Renseignements puis la Résistance polonaise et française.
En 1942, Eduard Schulte apprend le concept et la mise en œuvre de la Solution finale, et en juillet de la même année, il la décrit à Gerhart Riegner, le représentant suisse du congrès juif mondial. En août 1942, le télégramme Riegner le notifia aux Alliés, mais ils ignorèrent cette information qui estimait entre 3,5 et 4 millions le nombre des Juifs, et le plan d'utilisation du cyanure d'hydrogène.
En 1943, la Gestapo identifia ses activités, et Schulte dut définitivement émigrer vers la Suisse avec sa femme, alors que ses enfants devaient se battre dans la Wehrmacht.
Après la Guerre, Schulte resta silencieux. Gerhart Riegner, le représentant Suisse du Congrès juif mondial, refusa systématiquement d'indiquer celui qui lui avait communiqué les informations et ce fut la « seule requête qu'il m'eût jamais demandée ».
Le 5 septembre 1988, Yad Vashem a reconnu Eduard Schulte en tant que Juste parmi les nations

Eduard SCHUTLE - le denonceur des crimes nazis ()

Victor SCHOELCHER (1841-1893)


« Tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière. »

Représentant du peuple (député) élu en Guadeloupe et en Martinique entre 1848 et 1851 au suffrage universel masculin, puis en Martinique en 1871, Victor Schoelcher devint sénateur inamovible en 1875. Il se consacrait alors à la construction, en France, d’un régime républicain tout en demeurant une référence dans l’élaboration de la politique d’expansion et de gestion coloniales du dernier quart du XIXe siècle.

Il n’en porta pas moins un regard très critique sur l’évolution des colonies où le Gouvernement provisoire de 1848 avait selon lui, en abolissant l’esclavage, remédié à un « crime de lèse-humanité ».
Dès 1848, le nom de Schoelcher, élu dans les colonies où l’esclavage venait d’être aboli sans qu’il y fût lui-même présent, symbolisait la liberté, donnant ainsi naissance à un mythe qui masqua une réalité historique particulièrement complexe. Le mythe schoelcherien prit une ampleur qui traversa le temps pour parvenir jusqu’au seuil du XXIe siècle.
Victor Schœlcher est un homme d'État français, né à Paris le 22 juillet 1804 et mort à Houilles le 25 décembre 1893. Il est connu pour avoir agi en faveur de l'abolition définitive de l'esclavage en France, via le décret d'abolition de l'esclavage du 27 avril 1848, signé par le gouvernement provisoire de la deuxième République2 le 27 avril 1848.
gualdeloupe
Victor SCHOELCHER (1841-1893) ()

Jean-Paul SARTRE


Etre libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut

L'existence précède l'essence

L'intellectuel est quelqu'un qui se mêle de ce qui ne le regarde pas

Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres
france
Jean-Paul SARTRE ()

Andrei SAKHAROV (1921-1989)


Le monde est un mélange tragique d'infortune, d'ignorance, d'espoir et d'intelligence.

Nous devons faire appel à la raison et créer une vie digne de nous-mêmes.

Andreï Dmitrievitch Sakharov, né à Moscou le 21 mai 1921 et mort à Moscou le 14 décembre 1989, est un physicien nucléaire russe, pere de la bombe H, militant pour les droits de l'Homme, les libertés civiles et la réforme de l'Union soviétique. Il a obtenu le Prix Nobel de la paix en 1975.
russie
Andrei SAKHAROV (1921-1989) ()

Anouar El SADATE (1918-1981)


Dans le pouvoir de se changer soi-même existe le pouvoir de changer le monde autour de vous.

Anouar el-Sadate est un homme d'État égyptien né le 25 décembre 1918 et mort le 6 octobre 1981.
Il est président de la République arabe d'Égypte de 1970 à son assassinat en 1981.
Il reçoit le prix Nobel de la paix en 1978, conjointement avec le Premier ministre israélien Menahem Begin, pour les accords de Camp David, au cours desquels il a pris une imposante place.

egypte
Anouar El SADATE (1918-1981) ()

Jean-Jacques ROUSSEAU


Il faut avoir déjà beaucoup appris de choses pour savoir demander ce qu’on ne sait pas

Je suis esclave par mes vices et libre par mes remords

Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 (à 66 ans) à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois francophone.
La vie de Jean-Jacques Rousseau est une vie d'indépendance et d'instabilité. Il quitte d'abord Genève à seize ans pour la Savoie où il reçoit un complément d'éducation et une initiation à l'amour par Mme de Warens avant de gagner Paris en 1742 pensant faire carrière dans la musique. Il mène alors une existence difficile, cherchant divers protecteurs et vivant avec Thérèse Levasseur qui lui donnera cinq enfants, tous confiés à l'Assistance publique. Dans le même temps il rencontre Diderot et écrit des articles sur la musique pour l'Encyclopédie.
Son œuvre (« structurée et décidée » disait Raymond Trousson) participe à l'esprit des Lumières par son rejet des régimes autocratiques, mais il s'en distingue notamment quant à l'idée que le siècle serait un heureux siècle de fer et de progrès comme chez Voltaire : « Tout sert au luxe, au plaisir de ce monde. Oh ! le bon temps que ce siècle de fer ! » Voltaire, Le Mondain (1726).
Entretenant de façon générale des relations interpersonnelles difficiles, il se réfugie plusieurs fois dans la solitude séjournant de nouveau en Suisse en 1762 après la condamnation de ses ouvrages par le Parlement de Paris. Il entreprend alors d'écrire son autobiographie pour se justifier et multiplie les lieux de résidence pour finalement retourner à Paris en 1770 et vivre en copiant de la musique. Il meurt à 66 ans en 1778 et sa dépouille sera transférée au Panthéon par la Convention au moment de la Révolution française en 1794.
Rousseau entre dans l'histoire des idées avec ses brefs essais : Discours sur les sciences et les arts (1750) et Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755), en opposant l'état de nature qui faisait le bonheur de l'humanité, à l'état social, source des insatisfactions générales. Ayant pris le contrepied de la philosophie de Hobbes, il sait néanmoins un retour à l'origine impossible et il poursuit une réflexion sur le fonctionnement d'une société démocratique basée sur le Contrat social (1762) dans lequel le peuple souverain organise la vie collective. Rousseau propose aussi, avec Émile, ou De l'éducation (1762), une réflexion sur l'éducation qu'il affirme devoir s'appuyer sur la préservation des qualités naturelles de l'enfant et assurer plutôt des savoir-faire concrets que des savoirs livresques.
Dans le domaine littéraire, l'apport de Jean-Jacques Rousseau est également déterminant avec Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), roman par lettres sur le modèle anglais du Paméla ou la Vertu récompensée de Samuel Richardson, qui sera un des plus gros tirages du siècle en séduisant par sa peinture préromantique du sentiment amoureux et de la nature. Les Confessions (rédigées entre 1765 et 1770, avec publication posthume en 1782 et 1789) et Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites en 1776-1778, publiées en 1782) fondent l’autobiographie ; l'auteur s'y livre à une observation approfondie de ses sentiments intimes.
Ainsi, l'influence de Jean-Jacques Rousseau est-elle majeure aussi bien dans le domaine de la philosophie politique en nourrissant la réflexion sur la démocratie que dans le domaine de la littérature, et, au-delà, dans les comportements, avec la place nouvelle faite à la sensibilité qui s'épanouira au début du siècle suivant avec le romantisme.
france
Jean-Jacques ROUSSEAU ()