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art copte - portrait funéraire du Fayoum - (image plein ecran)

La nouveauté introduite par les Romains aux traditions funéraires de l'Egypte pharaonique est le portrait appliqué sur la momie. On souhaite en effet sauvegarder l'individualité de chaque défunt en reproduisant les traits de son visage. Ces portraits pouvaient être réalisés par des masques plastrons en stuc aux détails en relief soigneusement peints, ou encore peints sur un linceul en lin qui enveloppe la momie dans ses bandelettes ou encore, comme ici, dans les portraits dits du Fayoum, peint sur une planchette de bois insérée entre les bandelettes de la momie à hauteur de la tête. Ces portraits étaient parfois d'un réalisme saisissant.

Au cours des trois premiers siècles ap. J.-C., la rencontre entre les croyances et pratiques funéraires d'Égypte et le monde romain créa un étonnant mélange d'images pharaoniques et de portraits hellénistiques. Après avoir conquis l'Égypte en 30 av. J.-C., les Romains qui s'y installent en adoptent rapidement les croyances et les coutumes funéraires. Celles-ci étaient fondées sur la conviction que tout individu pouvait accéder à une nouvelle vie après la mort et devenir un nouvel Osiris grâce à la pratique de la momification. Le défunt était accompagné dans ce voyage vers l'immortalité par Anubis, dieu de la momification, et était jugé par Osiris, dieu des morts. De nombreuses techniques étaient utilisées pour fabriquer les parures couvrant la momie et son cocon de bandelettes. Certaines sont de style proche de la tradition pharaonique et utilisent les images héritées de l'Égypte ancienne. D'autres sont réalisées dans un surprenant style naïf.
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